Valérie cuisine et voyage

01 juillet 2013

Sauces protéinées tout en légèreté : 2- Sauce aux graines de tournesol

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  Une seconde recette de sauce protéinée que j'ai proposée lors de l'atelier Bioazur, encore plus rapide à réaliser que la précédente. Je l'avais déjà publiée ici, la voici actualisée.
Toute crue, végétalienne, très saine et hyper rapide, que demander de mieux ?

Pour un bol :

 

50 g de graines de tournesol, que l'on aura fait germer pendant 1 ou 2 jours
50 g de jus de citron 
50 g de tamari
50 g d'huile d'olive

Faire tremper les graines de tournesol une dizaine d'heures ; les rincer et les faire légèrement germer (il ne faut pas attendre qu'il y ait une pousse, simplement un début de germination).

Si l'on possède un Vitamix, on peut mettre le citron entier épluché (même poids qu'en jus).

Mixer le tout au blender.

Excellent avec tomates, salade, pommes de terre, brocoli, etc

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30 juin 2013

Sauces protéinées tout en légèreté : 1- Sauce toute crue au poivron, oléagineux, paprika

 

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  Voici aujourd'hui une des deux recettes proposées lors des ateliers culinaires Bioazur, à Gaillac et Castres.
L'idée était d'apprendre à apprivoiser les protéines végétales, cette fois avec des petites sauces qui changent tout, celles tout en légèreté mais très protéinées, qui transforment un simple plat de crudités, légumes ou céréales en plat végétarien équilibré.

J'adore les sauces, froides ou chaudes ; elles peuvent être extrêmement variées, et rendre un plat absolument irrésistible de gourmandise, sans pour autant être forcément des bombes à calories sans intérêt nutritionnel.

C'est le cas avec cette sauce toute crue aux légumes, dont la base est le poivron. Très protéinée, puis qu'elle contient tournesol (prégermé, ce qui en accroît encore la richesse tout en l'allégeant), cajou, et levure de bière. Et magnifiquement parfumée, grâce à tous les aromates et au paprika, doux et fumé.

Servie pour l'occasion avec orecchiete, dés de poivrons rouges et tofu fumé. Un pur délice, et une recette ultra rapide !

 

Pour environ 40 cl :

200 g de poivron rouge cru
25 g d'oignon ou d'échalote
1 ou 2 gousses d'ail
4 cs de jus de citron
4 cs de tamari
2 cs d'huile d'olive
12 g de levure de bière
30 g de graines de tournesol (légèrement germées)
30 g de noix de cajou
paprika doux et/ou fumé
5 cl d'eau

Faire tremper les graines de tournesol une dizaine d'heures ; les rincer et les faire légèrement germer (il ne faut pas attendre qu'il y ait une pousse, simplement un début de germination).

Faire tremper les noix de cajou afin de réveiller leur force enzymatique (vitamines, sels minéraux, etc) seront ainsi plus disponibles.

Mixer le tout..

Mettre au froid, de préférence au moins deux heures avant dégustation, afin que la sauce ait le temps de s'épaissir.

A déguster avec crudités, légumes cuits, céréales, tofu, même viandes blanches ou poissons pour ceux qui le désirent.

La deuxième sauce dans le prochain billet !

12 juin 2013

Cake de Michel Bras aux bananes, fromage blanc et noix

 

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Un billet un peu spécial aujourd'hui : ma main est téléguidée par Vitali, c'est lui qui est aux commandes !

C'est aujourd'hui l'anniversaire de ma petite sœur ; vu que cela amuse les enfants, j'avais l'intention de leur faire choisir une e-carte et de lui envoyer. Mais Vitali a voulu un envoi beaucoup plus personnalisé : « On fait un gâteau, on écrit joyeux anniversaire, et on lui envoie la photo, ce sera son gâteau d'anniversaire ! Et tant qu'on y est , on le met sur ton blog.»
Alors voilà, c'est chose faite. Mon fils a également choisi le gâteau (le cahier des charges était, comme toujours avec Vitali, très précis, il fallait « du sucre, du beurre, des œufs, de la farine et des bananes »), réalisé avec mon aide.

Vous vous doutez donc que la recette est à la fois rapide à réaliser et facile. Et délicieuse !
En fait, c'est au départ une recette de Michel Bras, que j'ai un peu adaptée, et que je fais depuis de nombreuses années. Il l'a publiée dans Les carnets de Michel Bras, un livre où il évoque ses souvenirs d'enfance, ses moments de partage en famille, entre copains.
Ce n'est pas un dessert destiné à être servi en fin de repas, je ne suis personnellement pas pour servir un bon gros gâteau à ce moment, je trouve que ce n'est pas sa place ; en revanche, au petit déjeuner ou au goûter si vous êtes un peu plus jeune (ou pas!), c'est l'idéal !

Un gâteau très gourmand grâce aux bananes, aux noix, mais pas du tout bourratif grâce à la proportion de fromage blanc ; fromage blanc dans la recette originale, mais cela est tout aussi bon avec du tofu soyeux si vous préférez.

Le petit truc qui change tout : dès qu'il sort du four, vous l'arrosez généreusement de cuillerées de rhum … Le gâteau le boit aussitôt en crépitant avec gourmandise … mmmh ! Il est ainsi encore plus moelleux et parfumé. Vous, vous avez le droit de humer, mais il faut impérativement attendre qu'il soit refroidi avant de le déguster ;-)
Pour être sérieuse deux minutes, évidemment si des enfants sont censés en manger, évitez de les saoûler au rhum : même process, mais avec de l'eau de fleur d'oranger. Délicieux aussi.
Mais si décidément vous ne voulez pas vous priver de rhum, vous faites moitié-moitié entre les deux parfums, en essayant de ne pas vous planter de moitié en servant les gosses ;-)

 

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Ingrédients pour un moule à cake de 25 cm de longueur interne :

110 g de beurre
120 g de sucre
150 g de farine + 6 g de poudre levante + sel
2 œufs
160 g de bananes en purée
100 g de fromage blanc ou tofu soyeux
30 g de noix concassées (ou noisettes, amandes ...)

Ingrédients pour un moule à cake de 28 cm de longueur interne :

165 g de beurre
180 g de sucre
225 g de farine + 9 g de poudre levante + sel
3 œufs
240 g de bananes
150 g de fromage blanc ou tofu soyeux
45 g de noix concassées

Battre le beurre pommade et le sucre, ajouter les œufs à température ambiante (sans la coquille, dixit Bras !), un par un, puis la farine, la levure et le sel préalablement mélangés ensemble. Ajouter les bananes, le fromage blanc et les noix hachées.

Mettre dans le moule beurré ou chemisé de papier cuisson, ou bien un moule en silicone Demarle.

Cuisson :

  • Four traditionnel : Faire cuire dans un four préchauffé 15 mn à 180 ° et 40 mn à 160 °. Retourner à mi-cuisson, et couvrir si le dessus dore trop vite.

  • Four omnicuiseur :

Mettre 2 cs d'eau sous la grille Haut et bas : 15 mn maxi, puis mini ; laisser ensuite 5 mn dans le four éteint. Retourner à mi-cuisson. 65 mn de cuisson, 70 mn au total.

Dès la sortie du four, arroser de rhum (3 ou 4 cuillerées à soupe) ou bien, pour une version sans alcool, d'eau de fleur d'oranger.

Démouler une fois refroidi.

 

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Alors un très joyeux anniversaire Céline, on se régale en pensant à toi;-)

J'ai eu droit à tous les bugs spécialité Canalblog aujourd'hui, un vrai bonheur, cela m'a rappelé des souvenirs !! Vivement mon nouveau blog tout beau-tout neuf, restez connectés, il arrive ;-)

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28 mai 2013

Ce dimanche au Dôme de Montmiral ...

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  Pour montrer à Maryse que je fais toujours des repas au Dôme, voici le menu du dimanche de la fête des mères. Pas de photos, je n'ai pas pris le temps, ce qui est dommage car les assiettes étaient pleines de soleil, visuellement comme par les saveurs !

 

Menu du dimanche 26 mai 2013

 

 « Chips » de pommes (au déshydrateur)
Crackers avoine, algues, graines de sésame et chanvre (au déshydrateur)

zzzzzzzz

 Carottes confites aux jus d'oranges et carottes, ail, cumin, prises en agar-agar
« Escargotine » aux persil et à la sauge (vg)

zzzzzzzz

Curry de légumes et lentilles corail au lait de coco,
Quinoa comme un Basmati

Pain au levain au millet, quinoa, lin, sésame, tournesol / pain au levain au pavot

zzzzzzzz

Clafoutis de fraises à la farine de sarrasin (vg)

Laddou / bouchée banane-crème cacao noisettes (vg)

 

Onze randonneurs qui viennent faire la fête au Dôme ce soir, alors je disparais en cuisine !

A très bientôt, virtuellement ou en vrai ;-)

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22 mai 2013

Salade de carottes cuites à l'orange et au cumin, saveurs marocaines

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Une recette toute rapide et délicieuse, très légère en plus (50 kcal au 100 g), pour mettre un peu de soleil dans votre assiette, à défaut de l'avoir en vrai !!

Les saveurs de cette salade sont marocaines, j'ai fait un mix entre une salade de carottes râpées crues à l'orange, et une salade de carottes cuites à l'ail et au cumin, traditionnelles.

Prenez une huile intéressante en saveur : arachide, argan, colza, huile d'olive même. Grâce aux oranges entières mixées, comme pour un smoothie, la sauce sera très gourmande et nappante, les carottes seront toutes enrobées même avec une seule cuillerée d'huile.

Ingrédients :

500 g de carottes
4 gousses d’ail émincées et coupées en 2
Cumin

Sauce : 1 cs d’huile d’arachide, d'argan ou de colza +  200 g d’orange + sel

 

Procédé :

Faire cuire les carottes avec l’ail à la vapeur, jusqu'à ce qu'elles soient tendres.

Mixer au Vitamix les ingrédients de la sauce.

En arroser les carottes une fois cuites et égouttées, pendant qu’elles sont encore  chaudes. Ajouter le cumin.

La salade de carottes se déguste à température ambiante.

Remarques :

  • Si vous faites rapidement revenir le cumin à sec dans une poêle (en remuant sans cesse), la saveur en sera réhaussée.
  • Si vous ne possédez pas de Vitamix, je pense qu'il vaut mieux presser les oranges, sinon vous sentirez trop les fibres, qui ne seront pas assez finement mixées.

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10 mai 2013

Palmarès des 50 meilleurs restaurants du monde ... oh pardon je vais vomir !

Le pire est que la dernière partie de ma phrase n'est pas seulement à entendre au figuré, mais aussi au sens propre.

 

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Comme tous les ans, le palmarès des soit disant 50 meilleurs restaurants du monde a été annoncé avec un battage médiatique impressionnant ce 29 avril 2013. And the winner is … El Celler de Can Roca !

Alors, qu'est-ce que c'est que ce palmarès, et pourquoi ce billet ?

Ce classement a été imaginé par une revue anglaise, The restaurant magazine, afin de créer du buzz et se mettre en valeur ; pourquoi pas.

- Un premier problème éthique se pose, concernant la manière dont le palmarès est fabriqué ; ce sont des journalistes, des cuisiniers, des restaurateurs, des amateurs « éclairés » (?) qui vont manger dans des restaurants dans l'année, puis votent ; aucune preuve ne leur est demandée certifiant qu'ils y ont effectivement dégusté un repas.
C'est donc la porte ouverte à tous les abus, à tous les copinages et manœuvres de lobbying possibles, les articles à ce propos ne manquent pas (une liste de références en bas de ce billet).

- Le second problème, autrement important à mon avis, concerne le type de cuisine qui est promu.

Intéressons-nous déjà au sponsor : San Pellegrino et Acqua Panna. De l'eau, pure, fraîche, bonne … en fait c'est tout simplement Nestlé, ce géant de la bouffe industrielle. En plus de la marque effective Nestlé, c'est notamment Maggi, Herta, Buitoni, Nesquick, Kit Kat, etc.
La simple lecture de tous les additifs dans ces produits peut suffire à vous rendre malades. Je ne vais pas parler ici de tous leurs méfaits sur la santé ; sachez notamment que la courbe des cancers, allergies, asthme, maladie d'Alzheimer, entre autres joyeusetés, suit la courbe de la progression de l'alimentation industrielle remplie de ces additifs.

C'est sûr, il est meilleur pour l'image du gagnant de dire « Concours sponsorisé par San Pellegrino », que par Herta, cela fait plus crédible, mais en fait c'est la même chose. 

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Alors, quels sont les restaurateurs primés par Herta (oui, tout de suite, ça en jette moins hein !) ? Si je considère les dernières années, nous avons eu El Bulli,en 2002, 2006, 2007, 2008, 2009 , détrôné par  Noma, pendant 3 années consécutives, et cette année ce sont les frères Roca.

Le point commun entre eux ? Faire la même cuisine qu'Herta, Maggi ou Buitoni. Mais avec plus d'artifices bien sûr, afin de pouvoir le faire payer beaucoup plus cher.
Je simplifie, mais pas tant que cela. C'est la fameuse cuisine moléculaire, une « cuisine de bluff », dit Jörg Zipprik, critique gastronomique. Il y quelques années, il a écrit un livre, décrivant les dessous peu ragoûtants de cette cuisine moléculaire, faites d'additifs chimiques tous plus toxiques les uns que les autres.
Exagération, dites-vous ? La meilleure preuve est la quantité incroyable d'intoxications alimentaires des restaurants pratiquant ce type de cuisine ; entre autres El Bulli déjà, à tout seigneur tout honneur, le Fat Duck à Londres (565 cas ...) – qui, bien qu'il ait touché un chèque de 204 043 £ de ses assureurs, a fort élégamment refusé de rembourser les clients concernés, les invitant plutôt à venir revomir et ré-avoir la diarrhée chez eux- et, il y a fort peu de temps, en février 2013, le fameux Noma à Copenhague : 63 cas de personnes touchées par  diarrhées et vomissements quand même ! Bon, Nestlé a marqué le coup, Noma a été rétrogradé en deuxième place ! Ce ne sont que quelques exemples.

Pour ces restaurants, la parade est toute trouvée : la gastro d'un membre du personnel, qui contamine les clients, mais -curieusement- jamais les autres membres du personnel, alors qu'ils mangent ensemble ; je vous donne le mode d'emploi : on attend 2-3 jours avant de déclarer l'intoxication (ou 6 semaines, comme au Fat Duck …) et c'est tout bon, puisque qu'on ne peut plus rien trouver scientifiquement ! En revanche, si vous regardez les effets secondaires des additifs issus de la pétrochimie  employés dans chacun des plats, plus aucun doute : migraines, troubles gastriques, diarrhées, vomissements, etc. Tout ce dont se plaignent un bon nombre des convives.

Ferran Adria le reconnaît à demi mots, puisqu'il affirme sans honte que  « c'est hypocrite de dire que la mission de la gastronomie est de se soucier de la santé ». Sincèrement on marche sur la tête ! Ce n'est même pas une mission, cela est intrinsèque, selon moi !!!

Mais au moins, Ferran Adria assume son cynisme ; il fait du fric avec la pétrochimie et ne s'en cache pas (la restauration ne compte que pour 1/3 de son chiffre d'affaires).

Celui par qui je me suis laissée prendre un temps, c'est René Redzepi de chez Noma qui, en utilisant les mêmes additifs chimiques

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(il a d'ailleurs travaillé chez Adria), cherche à donner l'image d'un retour à la nature.
Mission réussie, grâce à certains pseudo journalistes, ceux qui se contentent de régurgiter le joli emballage qu'on leur donne à voir, sans investigation ni remise en cause. Je me souviens d'un superbe reportage l'année dernière sur Arte, une hagiographie absolue de Redzepi et de sa cuisine (à laquelle je m'étais laissée prendre), ne soulevant aucun des problèmes existants :

- les nombreux additifs bien sûr, un seul exemple, l'IFT, un médicament prescrit normalement à l'hôpital en cas de dysphagie, présent dans tous ses tartares de bœuf.

- je ne parle même pas des fourmis ou de la crevette vivantes données à ingurgiter au client, ou de  l’œuf au plat à cuire soi-même ; au moins c'est naturel, vous allez dire que je ne sais pas ce que je veux ! Mais est-ce de la cuisine ?

- le patron de Redzepi, Claus Meyer, qui fournit les cantines de différentes collectivités, et a un rôle de conseiller alimentaire dans la politique danoise ; il a écrit un manifeste pour la nouvelle cuisine nordique (le « nordysk mad », Noma), programme qui a reçu 5 millions d'euro d'argent public, dont le Noma a apparemment pas mal profité. Ça serait-i-pas un peu du conflit d'intérêt ça ? Meyer a vendu son concept dans différents pays, notamment en Amérique latine, où justement Nestlé va étendre son concours ; de là à imaginer que seront primés les restaurants ayant acheté son produit … on verra en septembre !

 

Malgré tout, on peut trouver une morale à cette histoire : la malbouffe n'est plus seulement distribuée au bon peuple via les supermarchés de l'agro-industrie ; désormais, les nantis branchouilles peuvent eux   aussi s'empoisonner peu à peu (ou même rapidement, cela dépend), qui plus est en payant fort cher !

La prochaine fois, une vraie recette, sans pétrochimie, en attendant mon nouveau blog qui est toujours sur le feu ;-)

Quelques références (non exhaustives!), m'ayant fourni des informations pour écrire ce billet :

- Livres : Les additifs alimentaires danger, de Corinne Gouget /  Les dessous peu appétissants de la cuisine moléculaire, de Jörg Zipprik

- Articles faisant entendre une autre voix sur ce palmarès :

http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Communs/Univers/A-table/Actualite/Chez-Noma-crevettes-et-fourmis-vivantes-au-menu


http://www.lexpress.fr/styles/saveurs/noma-le-restaurant-remboursera-ses-clients-victimes-d-une-gastro-intoxication-alim

http://blogs.lexpress.fr/styles/restaurant/2013/04/29/que-faut-il-penser-du-worlds-50-best-restaurants/

http://www.lexpress.fr/styles/saveurs/faut-il-se-mefier-de-ferran-adria_791120.html

 

http://obsession.nouvelobs.com/gastronomie/20130430.OBS7652/les-dessous-du-world-s-50-best-restaurants.htmlentaire_1230781.html

http://www.toutnestquelitresetratures.com/article-world-s-50-best-restaurants-le-rotaval-la-machine-magique-des-freres-roca-a-vous-dit-quelqu-117487982.html

http://ideesliquidesetsolides.blogspot.fr/2013/04/world-50-best-restaurants-le-detail-qui.html

 

 

07 mai 2013

Atelier culinaire : tout sur le tofu!

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 J'ai animé deux ateliers culinaires chez Bioazur, à Gaillac et Castres : au menu, DU TOFU !

C'est light, c'est hyper protéiné ... mais c'est fade !! En fait, ce n'est pas fade, c'est neutre, ce qui est un avantage, car du coup les préparations sont vraiment multiples, en salé comme en sucré.

Pour cet atelier, j'ai choisi deux recettes salées, l'une utilisant du tofu soyeux, l'autre du tofu ferme ; deux recettes minutes, très faciles et délicieuses. Des recettes qui transforment un plat de légumes en plat végétarien équilibré, nutritif et protéiné :

- "Mayonnaise" au tofu soyeux, où les calories sont remplacées par les protéines

- Dip au tahin et au tofu

 

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C'est cette dernière recette que je vous propose ici.

Que ceux qui disent ne pas aimer le tofu goûtent ce dip ! ;-) Je n’ai encore jamais rencontré personne qui ne soit séduit, y compris des personnes ne mangeant habituellement pas ces « produits bizarres » !

C’est une recette délicieuse, extrêmement rapide à faire et très pratique à transporter, par exemple pour un pique-nique ; mais si, mais si ... le printemps va bien finir par arriver ...

Pourquoi ce nom anglais ? Non point par snobisme, mais parce que j’ai fait pour la première fois cette préparation alors que j’étais à Londres, il y a déjà quelques années. Je découvrais le yoga, au centre Sivananda, j’avais du temps libre, et ils cherchaient des aides pour la cuisine. Vous allez être étonnés, je me suis proposée ;-)

Le tahin, le citron, l’ail, le cumin que j’ajoute souvent, vous font plonger dans les parfums envoûtants du Moyen-Orient, notamment l'houmous par exemple ; c’est pourquoi j’adore y mettre de la coriandre, mais une autre herbe aromatique, des graines germées ou même des algues sont excellentes également. Et, en plus d’être très gourmande, cette recette est extrêmement facile et rapide à faire ;

Une dernière précision : je multiplie en principe les proportions par deux, voire trois si je prévois beaucoup de gourmands. Ce dip est excellent tout simplement avec du bon pain complet au levain, ou bien avec des bâtonnets de carottes ; le sucré de ce légume se marie parfaitement avec la très légère amertume du tahin, et le croquant juteux de la carotte est enrobé par la texture toute crémeuse du dip.

Avantage supplémentaire, ce tahin et tofu dip est très riche en protéines et calcium notamment, mais tout léger, puisqu’il ne compte que 165 kcal au 100 g.

Allez, en cuisine !

Ingrédients :

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225 g de tofu ferme
80 g de tahin blanc
1 cuillère à soupe d'huile de sésame grillé
0.75 jus de citron 2 gousses d'ail pressées
Coriandre, persil, basilic, algues ou graines germées
Un peu de petit lait résultant de la fabrication du tofu, ou un peu de lait végétal (amandes, noisettes, avoine, riz …)
Sel de l'Himalaya, poivre, cumin

Couper le tofu en gros carrés, le recouvrir d’eau froide, porter à ébullition et laisser frémir pendant 5 mn. Egoutter et laisser un peu refroidir (cette opération rend la texture du tofu plus ronde, plus ferme et plus élastique mais, si vous êtes pressé, vous pouvez omettre cette étape).

Mixer le tofu, le tahin, l'ail pressé, un peu de jus de citron, l'huile, le lait, le sel.

Ajouter le poivre et les herbes coupées aux ciseaux, ajuster l'assaisonnement (sel, poivre, citron) et rallonger éventuellement un peu de lait végétal selon la consistance désirée ; la crème ne doit pas être trop compacte ; pour être savoureuse, il est important qu’elle soit onctueuse. Le dip épaissira forcément en se reposant ; je vous conseille donc de le faire un tout petit peu plus détendu que ce que vous désirez..

Faire la préparation un peu à l'avance pour que les parfums se mélangent et réserver au frigo.

Remarques :

- J’insiste, ce dip est bien meilleur avec de la purée de sésame blanche, plutôt que complète ; ce sera également plus digeste d’ailleurs.

- D’autre part, les purées d’oléagineux gonflent naturellement, donc, si vous faites le mélange la veille par exemple (ce qui est préférable), prévoyez de l’allonger un peu, avec un lait végétal, le lendemain. Et n’incorporez l’herbe choisie que peu avant la dégustation.

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02 mai 2013

Amaretti amandes, noisettes et fève tonka (sans gluten)

 

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Comme je vous le décrivais dans le précédent billet"du soleil, de la chaleur, un grand terrain, un étang plein de têtards et de grenouilles, des amis, un buffet, un anniversaire … des amaretti que j'ai apportés … et qui disparaissent en un clin d’œil !"

Les recettes d’amaretti courent les blogs, mais les miens sont un peu particuliers à cause des ingrédients qui les composent. Attention danger, une fois goûtés, vous y serez accro ! Tous ceux qui les goûtent me demandent la recette, alors la voici ! Chadi, tu peux te servir ;-)

Leur saveur est vraiment intense, car je n’utilise pas uniquement de la poudre d’amandes blanche, mais aussi de la poudre de noisettes complète. Et je renforce encore l’arôme par l’ajout de fève tonka fraîchement moulue, qui apporte un parfum incomparable, très différent de l'arôme artificiel obtenu par l'extrait d'amande amère (qui n'a aucun lien avec l'amande, mais est issu de la pétrochimie).
J’incorpore également du sucre de canne blond, qui apporte son parfum, tout en gardant une proportion de sucre glace, pour la texture. En ce qui concerne le sucre glace, le mieux est de réduire en « glace » du sucre de canne blond, mais vous aurez aussi un bon résultat en utilisant du sucre glace traditionnel (regardez les ingrédients, certaines marques ne contiennent pas que du sucre).
La proportion de blancs d’œufs est assez importante, afin que ces amaretti soient tout moelleux. Le mieux pour les blancs est de les congeler dans de petits sacs ou films, chaque fois que vous utilisez des jaunes uniquement. Ils se dégèlent parfaitement, le résultat est parfait, même si –ce qui n’est pas le cas dans cette recette- vous devez les monter en neige.

Alors allons-y pour cette recette minute  : vous mettrez moins de temps pour la réaliser que vous n’en avez pris pour lire ce billet !

 

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 Amaretti :

150 g de poudre d’amandes blanche
150 g de poudre de noisettes (complète)
125 g de sucre blond et 125 g de sucre glace
100 g de blancs (3 environ, mais il est impératif de peser pour un bon résultat)
1 pincée de sel de l'Himalaya
2 cc de fève tonka râpée

Mélanger le tout, à la main ou au Kitchenaid avec la feuille, afin de bien homogénéiser l'ensemble. Faire de petites boules, que l’on dispose sur une feuille de silicone, en les aplatissant très légèrement. Faire cuire 20 mn dans un four préchauffé à 150°.

 

Si vous ne les mangez pas tous le jour même, deux options :
- vous les conservez dans un bocal hermétique ; ils vont un peu rassir, même s'ils resteront bons.
- autre possibilité, qui a ma préférence, vous les congelez, et sortez au fur et à mesure ceux que vous souhaitez déguster ; ils mettent fort peu de temps à dégeler et, si vous les faites très légèrement tiédir au four à basse température (100°, 120°), vous aurez l'impression qu'ils viennent d'être réalisés !

Comme je vous l’annonçais dans le précédent billet, c’est un renouveau pour mon blog ; j’ai quantité de nouvelles recettes à vous proposer, que je vous présenterai sur un nouveau site, en construction en ce moment. Je vous prépare également un e-book, suite au prochain numéro ;-)

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 Des amaretti qui ne vous laisseront pas indifférents, et que vous referez souvent !

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30 avril 2013

Valérie cuisine et voyage se réveille ... pour de nouvelles aventures !

 

nov 10 116Eh oui, tout arrive, après un si long silence, voici que je poste de nouveau sur ce blog;-)

C'est comme de retourner dans une maison un peu ancienne, à la campagne, que l'on n'a pas visitée depuis dix ans ; elle ne nous est plus aussi familière, il faut enlever les toiles d'araignées, on constate que quelques tuiles sont à changer … Puis on reprend peu à peu ses marques, on se sent davantage chez soi, on retrouve des souvenirs, on sourit.

Je vous ai quittés en pleine aventure «Dômesque» ; après notre intermède lyonnais, nous avions décidé de changer de lieu et de vie, en construisant notre maison, différente, autour de ma passion culinaire, au milieu des vignes et des collines, dans le Tarn. Mais ce n'était pas tout ; nous avons voulu adopter aussi : ce serait notre fils Vitali, notre petit Tzigane d'Ukraine, accompagné de  Marie, notre «bébé maison» surprise. Une année très rock'n roll, avec le séjour en Ukraine, de multiples déménagements, l'auto-construction du Dôme, la naissance de Marie … qui se terminait par notre premier coup dur, un accident de voiture assez sérieux pour moi. Une nouvelle activité professionnelle à lancer -un peu comme un autre bébé!- des difficultés, des joies… et un accident très grave pour Raymond. C'est difficile, mais la vie continue, le Dôme de Montmiral devient plus connu, apprécié, les enfants grandissent. Nous reprenons notre souffle après les bourrasques que nous avons connues, la vie est belle, nous commençons à en reprendre conscience.

Une très violente douleur à une jambe, nous consultons aux urgences ; rien de bien grave, nous dit-on, quelques antalgiques suffiront, nous pouvons rentrer.

Le lendemain matin, Raymond meurt brutalement devant nous trois, pompiers et Samu n'y pourront rien changer. Marie a 3 ans, Vitali 5, et nous savons immédiatement tous les trois -oui, même Marie- qu'il ne s'agit pas d'un cauchemar, que cette mort est irrémédiable, que plus rien ne sera jamais comme avant.

Comment renaître après une telle fracture ? Ce n'est pas simple, tout est très long, la blessure est toujours là bien sûr, mais on se

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dit que peut-être, on peut renouer avec la vie, entrer de nouveau dans la danse, même s'il faut faire semblant au début.

C'est le printemps, la vie renaît, mon blog aussi, avec de grands changements pour lui aussi, je vous en dirai bientôt davantage d'ailleurs, restez connectés, vous aurez des surprises ;-)

Ce premier billet est délicat à écrire, mais il s'est imposé à moi en fait ; je ne pouvais pas embrayer sur une recette en faisant comme si de rien n'était. La cuisine c'est la vie, les épreuves, aussi terribles soient-elles, en font partie.

Alors, sans transition aucune, pour ne pas rester sur une note désespérée : du soleil, de la chaleur, un grand terrain, un étang plein de têtards et de grenouilles, des amis, un buffet, un anniversaire … des amaretti que j'ai apportés … et qui disparaissent en un clin d’œil ! Afin que tous puissent en refaire, car ce serait trop dommage de s'en priver, la recette actualisée dès demain;-)

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19 avril 2011

Bonbons improbables au lin, curcuma, poivre long et poudre d’amandes

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Ne vous sauvez pas tout de suite, je sais, les ingrédients sont beaucoup trop sains pour être honnêtes !
En effet, ces bonbons sont irréprochables : ils sont tout crus, végétaliens, sans gluten, alcalinisants si vous choisissez l’amande, et sont exclusivement à base d’ingrédients magiques et très très tendance.
Autrement dit, tout pour faire fuir le gourmand de base !! Dont je suis ! Et pourtant, ne vous fiez pas à votre première impression, c’est une grande réussite gustative ; déroutante et surprenante, mais excellente.
Je dois avouer que j’étais un peu dubitative au départ, déjà quand j’ai fait mes tests toute seule, et ensuite, une fois la recette mise au point, lorsque je l’ai proposé comme petit four aux clients du Dôme de Montmiral. Je guettais en coin les premières réactions, et jusqu’à présent toutes ont été enthousiastes ; à mon grand étonnement, même Vitali (bientôt 5 ans) a adoré, et pourtant, je ne trouve pas que la palette d’arômes soit enfantine ; d’ailleurs Marie, deux ans de moins, n’a pas aimé, elle a même tout craché sur son pyjama, si vous voulez tout savoir ! C’est donc un bonbon délicieux, mais plutôt pour les « un peu » grands !

Très très rapidement :
-     les graines de lin sont précieuses pour leurs oméga 3 (qui participent au maintien d’un taux de cholestérol et d’une pression artérielle normaux), pour leurs lignanes (des phyto-œstrogènes) qui ont notamment des propriétés antioxydantes, et pour leurs fibres.
-    Je parle des merveilleuses propriétés des amandes ici.
-    Le curcuma : ce rhizome appartient à la même famille que le gingembre, la cardamome, le galanga … la médecine ayurvédique lui reconnaît de puissantes propriétés antiseptiques, il résout les problèmes intestinaux, aide à la cicatrisation …
Les dernières recherches scientifiques lui ont trouvé des effets dans le traitement de la maladie d’Alzheimer, du psoriasis, du cancer. Et la pipérine permettrait d’améliorer la bio-disponibilité de la curcumine, d’où son association traditionnelle avec le poivre.
Le curcuma est présent dans tous les curries, que ce soit en Asie, dans le sous-continent indien, dans les pays du Maghreb … vous pouvez en user et en abuser pour le plus grand bonheur de votre santé et de vos papilles.
Le plus magique est de trouver du curcuma bio frais ; lorsque cela m’arrive, je saute dessus ! Mais j’utilise une marque de curcuma séché et moulu bio, Ethnoscience, qui est excellent. Surtout, oubliez celui vendu en supermarché, qui n’a de curcuma que le nom, c’est un produit irradié donc mort, qui se contente de piquer sans avoir aucun parfum.

J’ai trouvé l’idée de ces bonbons chez Garance Leureux, Curcuma en cuisine, qui donne plein de bonnes idées, surtout en sucré ; mais ici elle n’indique pas les poids, et préconise le seul usage de graines de lin, sans oléagineux dans la préparation, ce qui est tout de même un peu hard, c’est pourquoi j’ai changé ce point.

Alors dégustez cette gourmandise en toute bonne conscience ; en plus, c’est une recette minute !

Pour une douzaine de bonbons :mars_2011_088___Copie

50 g de graines de lin
80 g de sirop d’agave
20 g de poudre d’amandes ou de noisettes, ou de poudre de noix de coco
2,5 cc de curcuma
Poivre long
Poudre d’amandes ou de noisettes, ou poudre de noix de coco (la même que celle choisie dans la pâte) pour paner

Moudre finement les graines de lin dans un petit moulin à café.
Mélanger tous les ingrédients sauf la panure. Réserver un peu au froid, filmé.
Faire des petites boules de 12 g.
Les paner une première fois ; les réserver au frais.
Au moment de servir, paner une deuxième fois, très généreusement, en saupoudrant même un peu par-dessus.

Remarque :
Le mieux est le sirop d’agave, car le résultat avec le miel (ce qui ne donne plus une recette végétalienne) ou le sirop de riz est trop pâteux. La pâte se raffermit au froid après un temps d’attente.

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Avec un thé Bollywood flush des Jardins de Gaïa, c'est un pur instant de bonheur !

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