Valérie cuisine et voyage

Partage de recettes de cuisine bio végétariennes, créatives et gastronomiques, et anecdotes liées aux voyages.

30 septembre 2006

Vue de ma fenêtre

Copie_de_blog_Val_rie_100

  Bon d'accord, j'ai un peu zoomé ! Mais il n'était pas précisé qu'on ne devait pas le faire ! Elle est pas belle , ma rose ? Tenez, je vous en propose une deuxième pour le même prix :

Copie_de_blog_Val_rie_96

En plus, elles ont une histoire : ces deux rosiers miniatures nous ont été offerts lors de notre mariage, il y a maintenant... neuf ans ! Et transplantés dans notre petit carrounnet de jardin devant la terrasse, en plus par ma maman !
Bon, vous voulez quand même la vraie vue ? Z'êtes pénibles, hein ! Je vous préviens, ça va être moins glamour :

Copie_de_DSC03800

Copie_de_DSC03801

Copie_de_DSC03803

Ah ben, j'vous l'avais dit : c'est un "petit carrounnet" de jardin ; au milieu d'une grande cour intérieure, très calme, mais quand même au centre d'un carré d'immeubles.
Nous sommes en appartement, mais ce rez-de-jardin change tout : nous profitons amplement de la terrasse pour y dîner, voire y petit-déjeuner, dès que le temps nous le permet ( oui, je sais, on est en France, c'est pas tous les jours ! ). Et ce mini espace naturel a fait la joie d'Iris, qui n'arrêtait pas de se sauver d'ailleurs ( elle allait notamment quémander des merguez chez les voisins ! Pas drôle tous les jours d'être un chien de végétariens !! ), et fait maintenant la joie de Parvati,

Copie_de_blog_Val_rie_032

qui y chasse abondamment : des lézards, des souris, des araignées ( Erk ! ), des oiseaux aussi je dois bien l'avouer ; c'est une vraie sauvage, quand elle n'est pas vautrée sur le lit !

En attendant une prochaine fenêtre, pour bientôt j'espère, qui sera, celle-ci, beaucoup plus originale !

Posté par cuisinetvoyage à 03:50 - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 septembre 2006

Pain d'épices de la joie, au cidre et courge spaghetti

Copie__Pain_d_ep_121

  Mmmmh ! Cette odeur d'épices dans la maison pendant qu'il cuit ! Cela me remplit le coeur d'allégresse, ce parfum est celui de l'automne, mais du "bon" automne ; demain matin, avec un thé prune-cannelle     ( Jardins de Gaïa ), ce sera divin... C'est un vrai gros gâteau bien chaleureux, qui embaume la maison et réjouit le coeur. La recette est issue d'un livre que j'adore, Beyond carrot cake and pumpkin pie ( d'E. Schafer et J. Miller ), dont le titre est parlant puisqu'il propose des recettes de Desserts de légumes différents, plus originaux que les basiques que tout le monde connaît et ose. Ces desserts peuvent être allégés en matière grasse à cause du moelleux que la présence des légumes apporte. Mais si vous ne vous en vantez pas, personne ne pourra le deviner, vos cobayes tomberont tout simplement sous le charme !

  J'ai changé un peu les épices et la farine : la terminologie "épices de la joie" n'est pas la mienne, mais celle d'Hildegarde de Bingen, une bonne femme incroyable qui a vécu au douzième siècle, abbesse du monastère de Disi Bodenberg en Rhénanie, et qui donne l'impression de connaître tout sur tout ; elle s'est employée à soulager les souffrances tant physiques que morales : par les plantes, par la musique - elle a écrit une somme considérable d'oeuvres liturgiques - elle est  à la fois scientifique, mystique, intellectuelle, musicienne, personnalité politique, religieuse, visionnaire...
Bref, ses fameuses épices de la joie, qui selon elle sont précieuses pour la santé - et tellement bonnes - sont la cannelle, la muscade, le clou de girofle et le poivre, qu'elle associe à la farine de petit épeautre. Dès que je fais un gâteau aux épices, j'utilise ce mélange.

Copie_de_Pain_d__pices_de_la_joie_123

Pour un plat à gratin de 17 par 27  cm :

Ingrédients secs :
500 g de farine d'épeautre blanche
1 cuillère à café de sel
2 sachets de poudre levante
60 g de graines de courge ou de tournesol
cannelle en poudre ( si l'on n'utilise pas d'HE ), poivre, girofle, muscade ( en mettre pas mal, c'est un gros gâteau ! )

Ingrédients humides :
60 g de beurre + 4 gouttes d'huile essentielle de cannelle que l'on met dessus
60 g de miel
60 g de compote de pommes
250 g de sucre roux ( ce n'est pas humide, mais c'est sa place ! )
3 oeufs
300 g de courge spaghetti
12,5 cl de cidre

Exceptionnellement pour cette recette, il faut couper, enlever les graines et éplucher la courge spaghetti avant de la faire cuire, dans le cidre à feu doux à couvert, jusqu'à ce qu'elle se défasse facilement, en spaghetti justement.
Mélanger tous les ingrédients secs.
Battre au fouet les ingrédients humides en les ajoutant un par un, dans l'ordre, c'est important ; terminer par la courge spaghetti.
Ajouter le mélange à base de farine.
Mettre à cuire à 180° puis 160° éventuellement, en couvrant si besoin en cours de cuisson ; environ une heure.
Infrarouge :
haut : 10 mn maxi, puis mini, puis couvrir
bas : 15 mn maxi, puis mini ; arrêter 5 mn avant la fin.
1 h 20, plus 5 mn dans le four éteint

Un gâteau fait pour une ribambelle d'enfants ou plein d'amis, ou bien encore plein de collègues !

Posté par cuisinetvoyage à 07:26 - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 septembre 2006

"J'aime pas la cuisine billo" !

Copie_de_blog_Val_rie_091Copie_de_blog_Val_rie_023
Copie_de_blog_Val_rie_090Copie_de_blog_Val_rie_066

Rouleaux de printemps tout crus ( bientôt sur le blog ), Iskender Kebab, tarte aux quetches.

  En voilà une phrase qui m'énerve !!! Et combien de fois l'ai-je lue ou entendue, de la part de personnes d'origines très diverses d'ailleurs ! Elle m'énerve déjà parce qu'elle ne veut rien dire, et qu'elle montre à quel point ceux qui la prononcent critiquent quelque chose qu'ils ne connaissent absolument pas. "Billo" est en général prononcé pour "bio" ; "bio" est l'abréviation de "biologique", donc aucun rapport avec le billot du condamné à mort ! On ne dit pas une "autobillographie" ou un "antibillotique" !!! Bon, ça, c'était  pour mon côté prof de français...

  Passons maintenant au fond. Est-ce que quelqu'un aurait l'idée de dire : "je n'aime pas la cuisine de tel marché" ou "je n'aime pas la cuisine de tel magasin" ? "Biologique" est ici synonyme d'"écologique", cela désigne des aliments produits sans pesticides, engrais de synthèse, antibiotiques ( ce mot signifie "contraire à la vie", les antibiotiques tuent tout, c'est bien le problème justement ), bref désigne des aliments élaborés dans un respect de la vie. On ne peut donc décemment dire qu'on est contre ! De plus, comme je viens de le rappeler, "biologique" ne désigne que les aliments, pas la manière de les préparer.

Copie_de_blog_Val_rie_100

"Bios", "la vie" en grec.
( C'est un rosier miniature que l'on nous a offert lors de notre mariage, il y a déjà neuf ans ! )

"Oui mais justement, c'est les aliments qu'on n'aime pas !" Lesquels ? Les fruits, légumes, laitages, ou même bières, tiens ! juste trois fois plus savoureux que leurs homologues trafiqués ? La palette des saveurs est autrement plus riche et plus présente. Faites le test avec une simple malheureuse carotte ! Je n'ai même pas envie de parler de leurs avantages sur la santé : la progression de la consommation des conservateurs, produits chimiques variés présents dans les aliments industriels suit une courbe parallèle avec celle de la progression de l'obésité, de l'augmentation des allergies, de l'asthme, des cancers, de la maladie d'Alzheimer... Des quantités d'études médicales et scientifiques existent à ce sujet.
"Oui mais c'est les autres produits qui sont bizarres !" Encore une fois lesquels ? Il se peut qu'on n'en aime pas certains, mais encore faut-il, pour le savoir, les avoir goûtés. Un palais s'éduque. Je suis atterrée par le manque de curiosité de certaines personnes, qui n'osent rien tester de nouveau ; Raymond et moi le constatons à chaque voyage que nous faisons, lorsque nous voyons l'attitude de certains touristes.

Copie_de_CHINE_juillet_2006_028

Copie_de_CHINE_juillet_2006_403

Un marché, cet été à Zhongdian au Tibet.

Comment dire que l'on n'aime pas le tofu - ah ! le tofu artisanal que les Indonésiennes viennent vendre sur les marchés à Java ! J'en rêve tous les jours ou presque ! - le tempeh, le seitan ( je vous recommande mon fabuleux civet de seitan ! ), le quinoa, le fonio, le gruau d'avoine, les lentilles corail, le tartare d'algues, la purée de noix de cajou, le potimarron Kabocha ( même Parvati, ma chatte pas du tout végétarienne, pousse des miaulements éperdus pour réclamer la peau, lorsque j'en cuisine ! ), les sweet-dumplings, les Jacks-be-little, le cerfeuil tubéreux, le fabuleux lait de riz thaï........ comment dire que l'on n'aime pas cela donc, si l'on ne s'en est jamais approché !!!!!!!!!!!!!!!!!!

  En dernier lieu, j'ajouterais que ces produits doivent évidemment être correctement cuisinés ! Parce que, dire que l'on n'aime pas le tofu si l'on croque directement dans le paquet, ou affirmer que l'on "n'aime pas les graines" si l'on se contente de faire misérablement bouillir des céréales dans de l'eau, c'est normal. Il faut accommoder les aliments ; de la farine pas bio mangée à la petite cuillère, c'est dégueu également !
Et c'est bien pourquoi tant de gens affirment ne pas aimer les légumes ; ils ne goûtent pas ou bien, quand ils goûtent, ce sont des légumes cuisinés de manière telle qu'on les a tués. Un véritable cuisinier se reconnaît d'ailleurs, à mon avis, à sa créativité concernant sa façon de préparer tout ce qui est végétal ; beaucoup de personnes se contentent de jeter un bout de viande dans un four ou une poêle, en s'imaginant cuisiner, et croient pouvoir faire pareil avec le règne végétal. Ce n'est pas possible.
Mais quelle merveille cela peut donner lorsque l'on se montre un peu imaginatif ! Venez tester, vous m'en direz des nouvelles !

Copie_de_CHINE_juillet_2006_451

Uniquement du végétal : graines de tournesol noires, tofu façon canard laqué, recouvert de yuba, tofu facon homard, boulettes de champignons, racines de lotus, petites sauces extraordinaires.
Un restaurant végétarien fabuleux à Kunming, dans le Yunnan, en face d'un monastère.

  Bon, je m'arrête, il fallait que ça sorte !

Posté par cuisinetvoyage à 08:00 - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 septembre 2006

Cancoillotte : gratin de fenouil et brocoli à la cancoillotte

Copie_de_blog_Val_rie_103

Copie_de_gratin_cancoillotte_117

  La cancoillotte, c'est un truc spécial ; si vous n'êtes pas franc-comtois, vous ne pouvez pas connaître : ce que l'on vend en supermarché sous ce nom peut n'être pas mauvais ( je vous conseille la marque Poitrey à l'ail ), mais ce n'est qu'un pâle reflet de la cancoillotte que l'on fait soi-même à partir du metton. On peut trouver du metton évidemment dans le Jura, aussi à Lyon chez certains fromagers des Halles, mais je n'en ai jamais vu à Paris. De toute façon, il faut déjà connaître pour oser en acheter, car l'odeur est pestilentielle ! Alors que le fromage une fois fondu est tout doux ! Il y a quelques années, alors que nous habitions à Paris, Raymond a travaillé quelques mois à Besançon, avec des aller-retour TGV hebdomadaires ; une semaine, je lui avais donné pour mission de me ramener ce fameux metton, introuvable dans la capitale : il l'a bien acheté, mais l'a oublié dans le frigo du bureau le vendredi soir ! Toute l'équipe a cru mourir en revenant le lundi matin, et je suis sûre que Jacky s'en souvient encore !
Comment la déguster ? Il y plein de façons : tout simplement un peu tiède avec du pain légèrement grillé ; avec des pommes de terre cuites au four puis juste ouvertes et nappées de cancoillotte ; ou bien gratinée sur des légumes quelque peu précuits, comme je vous le propose cette fois-ci.
Bien-sûr, si vous n'avez pas la possibilité d'acheter du metton, vous pouvez faire ces mêmes recettes avec de la cancoillotte achetée toute prête ; ce sera un peu moins savoureux, mais très bon quand même, et cela renouvellera votre façon de déguster ce fromage. En plus, vous pouvez le faire en toute bonne conscience, car le metton est fait à partir du lait écrémé, donc est entièrement maigre ; et la petite quantité de beurre que l'on ajoute est négligeable par rapport à l'ensemble.
Je vous livre la recette de ma maman, à peine retouchée ( un petit peu plus de vin, un petit peu plus d'ail, et la moitié du beurre à la fin ).

Pour un sachet de metton :

250 g de metton
3 gousses d'ail pressées
40 g de beurre
12 cl de vin blanc sec
18 cl d'eau
sel, poivre, muscade

Copie_de_blog_Val_rie_93

Metton encore cru.

Faire macérer le metton dans 10 cl de vin pendant une dizaine d'heures.
Mettre alors une bonne moitié de beurre à fondre dans une casserole, y faire blondir les gousses d'ail ; ajouter le metton, le sel, ainsi que le reste de liquide, mais progressivement. Donner un coup de mixer pour homogénéiser avant de verser toute l'eau.
Laisser frémir ( pas bouillir ) à feu tout tout doux en remuant constamment, jusqu'à l'obtention d'une crème bien onctueuse ; ajouter la muscade et le poivre un peu avant la fin ; une fois la cuisson arrêtée, incorporer le reste du beurre.

Tout ceci peut se faire avant. Au moment du repas, on fera tiédir pour napper des pommes de terre ou déguster sur du pain grillé.

Gratin de fenouil et brocoli à la cancoillotte :

gratin_cancoillotte_119

Faire fondre un oignon ciselé dans du ghee à couvert, ajouter alors un fenouil émincé et 1,5 tête de brocoli en toutes petites fleurettes. Couvrir, faire cuire jusqu'à 60° dans la "cocotte magique" ( ou alors à feu tout doux dans une casserole "normale", mais peut-être serez-vous obligés de rajouter un peu d'eau ).
Cette cuisson peut également s'effectuer à l'avance.
Répartir alors dans un ou des plats et faire gratiner ( 180°).

Si l'on utilise de la cancoillotte toute prête ( ou que l'on a fait la sienne avant ! ), ce gratin est un gratin minute !

Posté par cuisinetvoyage à 05:50 - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 septembre 2006

Crème de basilic

Copie_de_cr_me_de_basilic_115

  Je vous propose une recette toute ensoleillée pour quitter l'été ; il faut bien se décider à le faire ! Avec une autre sauce toute légère, pleine de protéines, délicieuse et super rapide à faire. J'adore le basilic, je serais quasiment capable d'en brouter, donc j'adore le pistou ; j'en fais souvent, mais cette sauce est plus rapide à confectionner et surtout beaucoup plus légère.  Je l'ai imaginée un jour où j'avais un pot de Sojami à utiliser, et plein de basilic dans le frigo ; le basilic a en effet un défaut, il ne se conserve pas, et je craque presque systématiquement chaque fois que j'en vois du beau au marché ! Donc après, il faut le consommer ! Evidemment, la saison du basilic touche à sa fin, mais cette crème est tout aussi excellente avec de la coriandre fraîche ; en face de chez Bahadourian, vous avez plein de petits marchands qui en vendent des cargaisons !
Elle accompagne bien toutes les crudités, et est tellement bonne que vous pouvez même la dévorer sur de petits toasts ou sur du Pain des fleurs ( ce sont des crackers excellents à la farine de sarrasin, donc sans gluten - en magasins bio ). Aujourd'hui, elle accompagnait une salade composée de haricots verts crus coupés en tout petit ( c'est délicieux, mais ils doivent être irréprochables et ultra-frais : supermarchés ou même primeurs bannis ! ), courgette jaune râpée grossièrement, tomates oranges ( ce sont d'anciennes variétés, hypra goûteuses, que j'ai trouvées ce week-end chez mon marchand bio du marché de Rodez ), graines germées de brocoli et salade.

Copie_de_blog_Val_rie_104

Mais non ! C'est le basilic qu'il faut regarder, pas le cactus !

Sauce :

1 pot de 235 g de Sojami
5 cl d'huile d'olive
3 belles gousses d'ail ou 4
110 g de basilic effeuillé ( i faut c'qui faut ! Cela correspond souvent à 3 bouquets )
sel, un peu de jus de citron

Mettre le basilic, le sel, l'ail, l'huile d'olive, le jus de citron dans le robot ; mixer jusqu'à obtenir une fine purée verte. Ajouter le Sojami et redonner quelques impulsions. Ajuster l'assaisonnement et réfrigérer quelques heures pour que les parfums se mélangent et que la sauce épaississe.

Posté par cuisinetvoyage à 04:40 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 septembre 2006

Flan-clafoutis de figues au lait d'amandes

  Copie_de_blog_Val_rie_112

Testé et approuvé par mes beaux-parents !

  Chaque fois que j'ai fait goûter cette recette à quelqu'un, cette personne est devenue accro ! Vous voilà prévenus ! Ce "flan-clafoutis" est né d'une erreur ; je divise très souvent les recettes par deux, voire trois, car pour l'instant ( comprenne qui pourra ! ), je n'ai la plupart du temps que mon chéri et moi à régaler, et on ne va pas se goinfrer constamment ou bien manger la même chose pendant huit jours. Donc je divise. Et un jour, soit fatigue, soit précipitation, j'ai divisé certains ingrédients et pas d'autres, enfin j'ai fait un petit salmigondis ! Je m'en suis bien aperçue, mais de toute façon je n'allais pas jeter ce que j'avais préparé, donc j'ai enfourné.
A la dégustation, Raymond m'a sommée, sous peine des pires représailles, de retrouver ce que j'avais bien pu mettre comme proportions ! C'est une recette traditionnelle que j'avais déjà retravaillée pour utiliser du lait d'amandes au lieu de lait de vache. Je me suis donc mise à réfléchir ( ! ), à essayer de reconstituer le scénario, et je suis arrivée à cette recette, avec davantage de farine, moins d'eau et moins de jaunes que dans un vrai clafoutis, c'est pourquoi je l'ai baptisée "flan-clafoutis" ! Je vous vois déjà tressauter : "elle met de l'eau dans un clafoutis ! ça doit être fameux !" Mais je peux me justifier : comme je vous ai dit, c'est un clafoutis au lait d'amandes, c'est à dire de la purée d'amandes allongée d'eau ( voir lexique ). Mais je ne peux tout de même pas dire que ce dessert est végétalien, car j'emploie des oeufs.
J'ai fait cette fois-ci un clafoutis de figues, car c'est la saison et Cléa m'en avait donné envie ; mais, selon le mois et mon humeur, je le décline en flan-clafoutis de cerises, poires, potimarron ( j'ai bien dit potimarron et non potiron, cette espéce de courge dégénérée aqueuse au possible ! ), etc...selon l'imagination et le goût de chacun ; seuls quelques détails changent.
Donc figues : c'est parti ! En plus, c'est un dessert extrêment rapide à faire :

Pour un moule de 27 cm de diamètre interne :

Moule :

20 g de beurre
40 g de sucre roux

Appareil :

3 oeufs + 1 jaune
150 g de sucre ( un mélange de blond et roux ) + 10 g de sucre roux
80 g de purée d'amandes blanche
100 g de farine d'épeautre blanche, une pincée de sel
30 cl d'eau
500 g de figues
2 gouttes d'huile essentielle de cannelle

Copie_de_blog_Val_rie_106

Juste avant de verser l'appareil.

Battre les oeufs et les 150 g de sucre ; ajouter la purée d'amandes et l'HE de cannelle ( ou la cannelle en poudre ), mélanger, puis incorporer la farine et le sel, re-mélanger, puis terminer avec l'eau. Dans l'idéal, laisser reposer 1/2 heure ( c'est mieux pour toutes les pâtes contenant du gluten ).
Beurrer et sucrer le moule.
Répartir les figues coupées en quatre, et les saupoudrer des 10 g de sucre roux restants. Verser l'appareil.

Faire cuire 20 mn à 180° et 20 mn à 160°.
Déguster à température ambiante.

Infrarouge : ( grande enceinte, recette divisée par 2, dans plat à gratin 15,5 X 20,5 cm interne )
1 cuillère à soupe d'eau, sans grille
Haut : maxi 30 mn environ, puis mini ( couvrir partiellement quand besoin )
Bas : mini 30 mn, puis arrêter
40 mn au total.

Copie_de_blog_Val_rie_110

  Je trouve que la cannelle va admirablement bien avec les figues ; c'est Valérie Cupillard qui m'a fait davantage utiliser les huiles essentielles en cuisine. Justement, je suis fooolllllllllllllllllllllleeeeeeeee de cannelle et, utilisée en poudre, je trouvais toujours que le parfum n'était pas assez présent. Avec l'huile essentielle, c'est un vrai bonheur ! Mais attention, il ne faut pas en abuser : si vous dépasser la dose, cela peut devenir immangeable ! La première fois que j'ai utilisé de l'HE de cannelle, c'était dans une compote de pommes : j'ai dû refaire cuire des pommes natures pour que l'on puisse l'avaler sans croire absorber un flacon de parfum !

Posté par cuisinetvoyage à 05:02 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 septembre 2006

Khitchri ( riz au dal, c'est à dire riz aux légumineuses et légumes à l'indienne ), accompagné de pickle d'aubergines

Copie_de_blog_Val_rie_011

  La première fois que j'ai mangé un khitchri, ce n'était pas en Inde, mais dans le Limousin ( eh, oui ! ), où je faisais un stage de yoga. C'est Yvon Lebbihi qui l'avait réalisé ; il est plus connu comme prof de yoga ( http://www.yoga-amrita.com/ ), mais c'est aussi un excellent cuisinier ! Le khitchri est une base de l'alimentation indienne, car c'est un plat complet : l'association céréales-légumineuses assure une assimilation optimum des protéines, et il contient en plus des légumes. Et surtout c'est trop bon !!! Les lentilles fondent et se mélangent au riz pour apporter en bouche une onctuosité incomparable. Il y a plein de versions possibles, puisque l'on peut faire varier à l'infini les légumes et le dal ( mung dal, lentilles corail, toor dal = pois cassés jaunes, soja, chana dal = pois chiches cassés et décortiqués... ).
Très voisin du khitchri, il y a le "dal bat" du Népal, qui me rappelle de fabuleux souvenirs, lorsque mon chéri et moi étions en trek dans l'Himalaya... Mais ce sera pour une autre fois !
En plus, avantage non négligeable si vous devez nourrir une foule d'affamés, en faire pour une grande quantité de personnes est très rapide ; c'est le cas d'un grand nombre de plats indiens, très pratiques à faire par conséquent si l'on a lancé une invitation de masse ou si l'on a tout un groupe à sustenter !

Pour 6 personnes :

250 g de riz Basmati
250 g de lentilles corail
800 g de dés d'aubergines
2 tomates coupées en morceaux
50 g de noix de cajou grillées, salées et concassées au couteau
2 cuillerées à soupe de gingembre frais haché
1 oignon ciselé, 3 gousses d'ail que l'on pressera
coriandre fraîche coupée aux ciseaux
épices : 2 piments ciselés ( facultatif ), 1 bâton de cannelle, 1 cuillerée à café de graines de moutarde, 2 cuillerées à café de graines de cumin, 1 cuillerée de curcuma
sel
1,5 l d'eau
2 cuillerées à soupe de ghee
40 g de beurre

Copie_de_blog_Val_rie_008

moutarde, cumin, cannelle, oignon, gingembre, ail

Faire chauffer le ghee dans une casserole pour y faire revenir les graines de moutarde ; lorsqu'elles commencent à sauter, ajouter rapidement le cumin, la cannelle ; laisser un peu baisser en température. Ajouter alors l'oignon ciselé, puis un peu après le piment, le gingembre... et enfin l'ail pressé. Incorporer alors l'aubergine, remuer un peu pour faire dorer, puis mettre le riz ( préalablement trempé 1/2 h  et égoutté ) et le laisser devenir translucide ( 2 mn ). Ajouter alors les lentilles corail, l'eau, le sel et le curcuma. Couvrir et faire cuire à feu doux jusqu'à ce que tout soit cuit à point et que l'eau soit absorbée ( environ 20 mn ). Remuer de temps à autre pour empêcher de coller.
Cinq minutes avant la fin de la cuisson, mélanger les tomates en dés et faire un peu mijoter.
Lorsque le khitchri est prêt à être servi, rajouter le beurre et le laisser fondre ( ce sera excellent même si vous n'en mettez pas ) ; ajouter également la coriandre ciselée.
Servir, garnir les assiettes de noix de cajou grillées et de pickle d'aubergines. Proposer de la coriandre à part.

Posté par cuisinetvoyage à 18:02 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 septembre 2006

 Je suis enseignante en lettres classiques, et la cuisine a toujours été ma passion : cela fait maintenant plusCopie__2__de_Anniversaire_C_line_2006_015 de dix ans que je cuisine végétarien, en approfondissant tous les jours un peu plus mes connaissances, mes techniques, en imaginant de nouvelles associations, en retravaillant façon végétarien ou végétalien des plats traditionnels français ou étrangers ; une autre de mes passions est en effet les voyages : j’ai vécu ou je me suis promenée dans de nombreux pays, et je cuisine fréquemment des plats originaires des pays que j’ai aimés, pour faire revivre ce souffle venu d’ailleurs.

Vous pouvez découvrir une partie de cet univers en consultant mon blog Valérie cuisine et voyage :

http://cuisinetvoyage.canalblog.com/

Afin de pleinement réaliser cette passion, nous avons entrepris, avec mon mari, de faire construire une maison bioclimatique, un dôme en bois, pouvant s’orienter par rapport au soleil, dans le Tarn au milieu des collines et des vignes, à Castelnau de Montmiral.
Nous y accueillerons des hôtes, des stages de développement personnel, en proposant une cuisine végétarienne gastronomique et créative.
Je continuerai d’enseigner, puisque j’y organiserai des ateliers culinaires végétariens ou végétaliens, de cuisine française et étrangère, destinés aux adultes ou aux enfants.

Posté par cuisinetvoyage à 07:16 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 septembre 2006

Crumble aux quetches

  Copie_de_blog_Val_rie_076

  Vraiment besoin de réconfort en ce moment ! La journée n'apparaît-elle pas sous un meilleur jour lorsque l'on commence avec un tel petit déjeuner ? En plus, ce qu'il y a de bien avec les crumbles, c'est qu'il sont très rapides à faire. On peut même faire le mélange à crumble la veille au soir, et alors là c'est quasiment instantanné le lendemain ! J'ai fait ce crumble aux quetches, reliquat de notre virée à l'Abergement, et j'ai choisi un mélange bien typé, qui met bien en valeur le goût de ces prunes.

Crumble : ( pour 6 moules individuels, ou 4 parts très très gourmandes ! )

150 g de farine ( un mélange de blanche et complète )
100 g de flocons d'avoine
cannelle, une pincée de sel
50 g de sucre roux

Mélanger tous les ingrédients secs. Maintenant il y a deux solutions : le mieux est de poser le beurre dessus et de l'oublier un bon moment à température ambiante ; si on n'y a pas pensé à l'avance, on peut légèrement le faire fondre. Ensuite, on mélange du bout des doigts en un sable grossier. On met alors un peu au frais, ou bien plusieurs heures si cela vous est plus pratique. A la sortie du frigo, on "recrumblise" un peu, toujours du bout des doigts.

Fruits :

700 g de quetches
80 g de sucre roux

Copie_de_blog_Val_rie_079

Couper les prunes en deux, les dénoyauter et les disposer dans un ou des moules beurrés. Saupoudrer de sucre roux.
Répartir le crumble.
Faire cuire dans un four préchauffé, 25-30 mn à 180°.

Infrarouge :
sans eau, sans grille
haut : maxi, mini éventuellement à la fin si cela est bien doré
bas : 10 mn maxi, puis mini, voire arrêter si petite enceinte
environ 20 mn au total

Copie_de_blog_Val_rie_078

Posté par cuisinetvoyage à 06:35 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 septembre 2006

Plein de petites sauces pour accompagner des crudités, lors d'un barbecue

Copie_de_sauces_2

Juste avant la mise en sac à dos !

  Bon anniversaire, Catherine et Claire !
Qu'apporter de rapide à faire, bon si possible, c'est aussi bien, et en plus facile à transporter ( week-end TGVo-parisien ), pour accompagner un barbecue ? Des p'tites sauces dans des p'tites boîtes ! Les crudités seront parisiennes, tant pis, je n'ai pas le temps d'aller au marché ! Je vous propose une déclinaison de 4 sauces, toutes délicieuses et très trompeuses, car malgré leurs noms et leur saveur, elles sont toutes très légères. En plus, elles contribuent à équilibrer le repas car elles sont très protéinées.

Mayonnaise de champignons :

1 oignon
1 cuillère à soupe d'huile d'olive
500 g de champignons ( les champignons de Paris surgelés conviennent très bien )
thym, sel, poivre
10 cl de lait de riz ( ou d'avoine )
5 cl d'huile d'olive
1 cuillère à café d'agar-agar
1 pointe d'ail

Ciseler l'oignon, le faire fondre dans l'huile d'olive à couvert, puis rajouter le thym et les champignons ; faire mijoter à couvert ( l'idéal est d'utiliser la "cocotte magique" !).
Mixer au robot en ajoutant l'assaisonnement, l'ail, une partie du lait et l'huile ; délayer l'agar-agar dans un peu de lait réservé, verser dans la casserole avec le reste du lait, porter à frémissement pendant 2-3 minutes et verser dans le robot en donnant une ou deux impulsions. Ajuster éventuellement l'assaisonnement et réfrigérer plusieurs heures pour que le mélange prenne.
Donner alors un coup de mixeur plongeant pour que la sance ait la consistance d'une mayonnaise épaisse.

Idéale avec brocolis, pommes de terre...

Sauce olives yaourt :

Copie_de_blog_Val_rie_082

400 g de Sojade ( ou du yaourt de lait de vache si vous préférez )
150 g de purée d'olives
3 gouttes d'huile essentielle de thym
poivre, tamari
une pointe d'ail pressé

Personnellement, je transforme moi-même les olives en purée grâce au Champion, mais vous pouvez acheter de la purée d'olives ( = de la pâte d'olives nature, pas de la tapenade ) toute prête.
Il suffit ensuite de mélanger tous les ingrédients.

L'huile essentielle de thym vous transforme une tapenade achetée toute faite de manière magistrale ; à conseiller !
Sauce idéale pour des tomates cerises.

Mayonnaise d'amandes :

125 g de purée d'amandes complète
50 g d'oignon
1 jus de citron
1 cuillerée à soupe de vinaigre
1 cuilllerée à soupe de tamari + un peu de sel
25 cl d'eau
1 cuillerée à café d'agar-agar

Copie_de_blog_Val_rie_084Un petit échantillon de mes purées.

Mesurer l'eau dans une petite casserole.
Mixer la purée d'amandes, l'oignon, le jus de citron ( ne pas tout mettre d'un coup, goûter ! ), le vinaigre, le tamari, le sel et un peu d'eau.
Délayer l'agar-agar dans quelques centilitres de l'eau qui reste, le mélanger dans la casserole, porter à frémissement pendant 2-3 minutes et verser dans le robot sur l'appareil à la purée d'amandes. Donner quelques impulsions. Ajuster éventuellement l'assaisonnement et réfrigérer plusieurs heures pour que le mélange prenne.
Donner alors un coup de mixeur plongeant pour que la sauce ait la consistance d'une mayonnaise épaisse.

Je l'adore avec des brocolis, des champignons, des pommes de terre... enfin avec tout !

Sauce harissa :

Copie_de_blog_Val_rie_004

200 g de Sojade
40 g de crème d'avoine
4 cuillères à café d'harissa
sel éventuellement

Mélanger tous les ingrédients ; j'utilise l'harissa que fait Bahadourian, elle est vraiment excellente ; évidemment, pour cela, il faut venir l'acheter à Lyon !
Très bonne avec des courgettes, carottes...

Posté par cuisinetvoyage à 09:42 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1  2  3   Page suivante »