Copie_de_DSC05116 Oui, la fête continue ! Mais on fête quoi au juste ? Plein de choses ! Ma petite soeur et Catherine qui font une pause chez nous, mon centième billet sur ce blog, la rentrée qui s'annonce, plusieurs de nos projets qui prennent tournure, bref ... la vie, quoi ! C'était le surlendemain du réveillon, j'ai donc improvisé un petit réveilon bis, en recyclant une partie de ce qui me restait ! Mais non, on n'a pas mangé les restes, c'était bôôôôcoup mieux que ça !!!

En apéritif, des croustilles d'oignons, des canapés de champignons au confit d'olives aux pommes et aux épices ; j'ai goûté une fois cette tapenade originale, et je l'ai reproduite à ma manière (recette une prochaine fois), avec des olives, des pommes, un peu de sucre roux, de la girofle,de la cannelle ... et encore plein de bonnes choses !

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Et des quenelles aux truffes :

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Ensuite, les petites verrines dont j'ai déjà parlé ici (pareil, recette une prochaine fois !) :

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Pour le plat, il me restait des crêpes vonassiennes (dont j'ai trouvé la recette ici), et nous avions été tellement bluffés par les morilles à la crème et au vin jaune, que j'ai décidé de refaire ce plat, en l'accompagnant cette fois de petites croquettes de riz Basmati, à la purée de noisettes pour que leur parfum s'harmonise avec le vin jaune.

Le vin jaune, c'est une de mes premières émotions oenologiques. Je me souviens, j'étais adolescente ; lors d'un repas, mon père m'avait servi un peu de ce vin dans mon verre, et il guettait du coin de l'oeil ma réaction ; j'ai goûté une gorgée, et, d'un air un peu incertain car j'avais peur de dire quelque chose de ridicule, je me suis exclamée sur son arôme de noix ; là, j'ai vu mon père prendre un air heureux, se disant que sa fille commençait bien sa carrière de gastronome ! Depuis, je voue un véritable culte au vin jaune ; je crois que, s'il fallait n'en choisir qu'un (ce serait dommage, mais bon !), ce serait celui-là !

Diverses_081 Vous voyez le "voile", caractéristique de ce vin ?
Il est dû au fait que, pendant la macération en fût d'au moins six ans, on ne rajoute pas de vin dans le tonneau, et se forme ce voile de levures, qui protège le vin d'une trop grande oxydation, tout en lui donnant cet arôme de noix reconnaissable entre tous.

A cause de cette adulation que je lui voue, donc, je m'étais toujours refusée à faire une sauce au vin jaune, préférant le voir dans mon verre que dans mon assiette ! Je faisais mes plats au savagnin (le cépage du vin jaune), me disant que c'était déjà pas mal ; certes, c'est excellent, mais cela n'a rien à voir ! Le vin jaune est un vin exceptionnel sur tous les plans (au lieu de se trasformer en vinaigre dans le fût au contact de l'air, il forme ce voile, et c'est un vin extraordinairement stable : une bouteille entamée se conserve extrêmement longtemps sans bouger), y compris en cuisine, puisqu'il faut l'ajouter au dernier moment, sans cuissson aucune, c'est impératif, sinon ce "goût de jaune", si caractéristique, disparaît.

Après ce plat d'anthologie (n'ayons pas peur des mots !), le kulfi -il en restait- passé au Champion pour une consistance de glace italienne- accompagné d'une farnadole de douceurs :

Copie_de_DSC05108 Mini-tartelettes : pralines, et noix-caramel au beurre salé.

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Myrtilles au chocolat blanc façon Khala,
pralinés recouverts de chocolat au lait, re-façon Khala !
Succès unanime !

Croquettes de riz Basmati à la purée de noisettes :Copie_de_croquettes_riz_pur_e_noisettes_2

250 g de riz Basmati complet déjà cuit
3 cs de purée de noisettes
3 cs de farine d'épeautre complète

Je fais personnellement tremper 2 ou 3 heures le riz avant de le faire cuire, cela racourcit le temps de cuisson et préserve donc mieux son goût et ses propriétés ; je le fais ensuite cuire dans deux fois son volume d'eau, avec du thym ou du romarin, et du laurier.
Vous mélangez ensuite le tout, et vous faites à la main de petites boules, que vous faites ensuite frire à 170° environ 5 mn, jusqu'à ce qu'elles soient bien dorées.

Vous pouvez tout à fait les faire cuire à l'avance ; vous les ferez ensuite réchauffer à découvert, au four, à 180° ou 200°, une dizaine de minutes.

J'ai déjà fait ces croquettes à la purée d'arachide, mais le résultat est beaucoup plus pâteux et moins parfumé.

 

Morilles à la crème et au vin jaune (pour 3-4 personnes) :

20 g de gheeCopie_de_DSC05085
1 échalote ciselée
50 g de morilles séchées
2,5 cl de Marc de Bourgogne
20 cl de bouillon de morilles
15 cl de crème fleurette
10 cl de vin jaune
sel, poivre blanc

Faites tout d'abord tremper les morilles 2 heures dans de l'eau tiède ; tiède-chaude, mais pas chaude-chaude !
Ensuite, égouttez-les,  lavez-les dans l'eau de trempage si besoin, coupez les plus grosses en deux ; filtrez l'eau de trempage et surtout réservez-la.

Faites chauffer le ghee, faire fondre l'échalote, doucement et à couvert.
Ajoutez les morilles ; faites les doucement étuver, toujours à couvert, pendant 5 mn.
Flambez alors avec le Marc.
Ajoutez le bouillon de morilles, salez et faites frémir 5 mn.
Incorporez alors la crème, faites cuire à petite ébullition 10 mn, à découvert pour que la sauce réduise, et poivrez.
Si vous préparez votre plat à l'avance, vous vous arrêtez là.
Au moment de servir, vous faites éventuellement réchauffer ; après l'arrêt de la cuisson, vous ajoutez le vin jaune, puis vous dressez les assiettes.

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Des morilles que vous nappez de sauce, deux ou trois crêpes vonassiennes, 3 croquettes de riz à la purée de noisettes.

Chut ... on déguste !