DSC00061_1

Elle est pas belle, la Terre ?

  Je connaissais ce problème depuis déjà quelque temps, grâce à un article dans le magazine Biocontact, mais cette fois c'est bien passé ; et c'est Véronica qui m'a signalé la possibilité de se mobiliser contre.

En fait, la bio est devenue une affaire économiquement beaucoup trop sérieuse pour la laisser aux mains des bio.

Elle est née hors de toute institution : l’initiative est venue de paysans, de scientifiques, de médecins et deDSC01301 consommateurs, inquiets des dégâts provoqués par l’agriculture industrielle chimique, sur la santé et la fertilité des hommes, des animaux, des plantes et de la terre.

Elle n’est évidemment pas assimilable à cette dernière, mais pas non plus à l’agriculture dite « raisonnée », car elle en diffère totalement par le principe : l’une est respectueuse des rythmes de la terre, du vivant, pour résumer rapidement, tandis que l’autre essaie de jongler avec ce qu’il est possible de faire au point de vue rendements, traitements chimiques, insertion d’OGM, sans « tuer la bête », c’est-à-dire sans détruire immédiatement l’outil de production ; les tenants de l’agriculture « raisonnée » sont les mêmes qui étaient partisans de l’agriculture intensive, qui ne peut manifestement plus tenir aujourd’hui.

L’agriculture bio est l’agriculture la plus contrôlée, contrairement à l’agriculture dite raisonnée, qui n’a pas de contrainte réelle de cahier des charges ; ses adeptes peuvent agir comme bon leur semble, avec sérieux ou non, juste pour profiter de l’image positive qu’elle donne.

DSC01313L’agriculture bio permet de transmettre des terres en bon état, et nous livre des produits sains et d’une qualité inégalée, tandis que l’agriculture intensive ou « raisonnée » nous empoisonne progressivement avec ses nitrates, pesticides, antibiotiques, rayons ionisants, additifs chimiques, et détruit la Terre par la même occasion.

Evidemment, l’agri bio est plus chère, mais c'est aussi parce qu'elle est moins subventionnée, et en plus on ne tient pas compte des dommages collatéraux de l’autre agri concernant la santé des hommes ou de la Terre, ce qui constitue un surcoût non négligeable.

Vouloir assimiler les deux, comme le texte de Bruxelles le prévoit, revient en fait à dissoudre l’agriculture bio dans la chimique ; c’est ce que veulent tous les lobbies agro-industriels, qui sont sur le point de gagner ; ils ont même obtenu que les agriculteurs bio souhaitant indiquer sur l’étiquetage qu’ils n’utilisent ni pesticides, ni OGM, par exemple, en soient empêchés !! Grandiose ! Tout s’est fait en catimini, sans tenir compte de l’avis des principaux intéressés.

DSC01186

Alors, si les lobbies industriels n’ont pas encore complètement le pouvoir, signer la pétition ICI peut avoir un effet ; au moins pour montrer que le bon peuple n’est pas totalement dupe ! En espérant que nous sommes encore un peu en démocratie ! 

Si vous désirez vous informer dévantage, vous pouvez par exemple regarder ICI ou LA.