29 juin 2007
Cake chèvre courgettes basilic
Pour une fois, une recette avec des produits simples, quasi normaux ! Bon, non, pas tout à fait, je le reconnais, mais en tout cas facilement remplaçables par des produits plus traditionnels si vous le souhaitez ! Je fais ce préambule pour mes lecteurs trouvant mes produits par trop bizarres !
Et en plus, c’est une recette facile et rapide à faire, idéale pour un apéritif ou un pique-nique.
Ce cake est tout tout moelleux, il n’y a rien que je déteste tant qu’un cake tout sec ; mais, avec cette base, aucun risque, je vous assure ! Et il est tout parfumé ; la saveur du chèvre, de l’huile d’olive, du basilic bien sûr, y sont pour beaucoup !
J’ai pris la base de ce cake dans le livre très connu de Sophie Dudemaine, Les cakes de Sophie. La base qu’elle propose est très bonne, et après je customise un peu selon l’humeur du jour, en végétarianisant si nécessaire !
Pour celui-ci, j’ai réduit la
quantité d’huile, utilisé de l’huile d’olive au lieu de tournesol, remplacé le
cerfeuil par du basilic, changé la découpe, la cuisson et la quantité des
courgettes (j’en mets davantage). Bon, OK, je m’aperçois en écrivant qu’il y a
quand même pas mal de changements (!), mais la recette reste tout aussi
rapide, et gagne en moelleux, légèreté et parfums. Je trouve en effet ici
l’huile d’olive une évidence, et j’ai changé la cuisson des courgettes, qui
cuisaient ¼ d’heure dans une plus grande quantité d’huile, ce qui est à mon
avis trop long pour de pauvres petites courgettes toutes tendres. Quant au
basilic, son parfum est tellement magique ! En revanche, je garde la
base, que je trouve excellente.
Pour un moule à cake de 28 cm interne :

10 g de poudre levante
8 cl d’huile d’olive
13 cl de lait de riz, d’avoine ou
de soja (ou de vache si vous voulez)
100 g de Comté râpé
200 g de chèvre en bûche,
coupée en dés
300 g de courgettes en dés
1 bouquet de basilic
Sel de l'Himalaya, poivre
Dans un saladier, fouetter les
œufs, la farine préalablement mélangée au sel, au poivre et à la poudre
levante. Incorporer l’huile restante et le lait. Ajouter le gruyère râpé.
Incorporer alors les courgettes, le chèvre et les feuilles de basilic ciselées
(c’est-à-dire coupées dans un bol aux ciseaux). Mélanger.
Cuisson :
Préchauffer le four à 180° et faire cuire pendant 50 mn : 20 mn à 180° et 30 mn à 160°. Couvrir éventuellement en cours de cuisson.
Infrarouge :
2 cs d'eau sous la grille
haut et bas : 14 mn maxi, puis mini ; laisser ensuite 5 mn dans le four
éteint. 50 mn au total.
BreadBakingDay #1 : Pain au levain tout épeautre, aux orties
Dans la série "les orties, on continue !" et dans le cadre du BreadBakingDay organisé par Zorra, je vous propose un Pain aux orties. La règle est d'imaginer un pain aux herbes ; le choix est évidemment multiple mais j'ai choisi de proposer ce pain aux orties car, vu la proportion d'orties que j'utilise, les "herbes" y sont véritablement à l'honneur. Et, si vous lisez de temps en temps mon blog, vous devez connaître mon
amour pour ces plantes, un vrai petit miracle gustatif et nutritionnel,
un concentré de fer et de protéines, entre autre.
Un petit récapitulatif ?
Si vous voulez connaître les vertus absolument extraordinaires des orties, vous pouvez en lire le résumé que j'avais fait ICI, en vous proposant mon Pistou d'orties.
Sinon, vous pouvez vous régaler avec mon Rastegaï aux orties, une sorte de quiche , avec une pâte levée, beaucoup plus légère qu'une pâte brisée traditionnelle et absolument savoureuse.
Vous pouvez continuer la dégustation avec un Gratin dauphinois d'orties, tout végétal et succulent.
Lors d'un Dîner découverte d'orties (plus de détails ici), j'ai proposé ces recettes, et encore d'autres (notamment une petite Crème d'orties, ou une Terrine d'orties, mi-terrine mi-patina, que j'accompagne d'une sauce aux amandes), et j'ai vraiment été ravie car tous nos convives sont, eux aussi, tombés sous le charme !
Et si nous revenions à notre pain très très ortillé ?
Je n'ai pas osé , dès la première fois, mettre tant d'orties mais, au fil des essais, je suis monté en puissance,
jusqu'à arriver à ce pain, de couleur assez foncée, à la saveur dense, mais vraiment pas forte, j'insiste ; en fait, à l'aveugle, même en étant habitué au goût des orties, je ne suis pas sûre que l'on pourrait en deviner la composition. Sa saveur authentique est renforcée par le fait que j'utilise uniquement de la farine d'épeautre T 110, et qu'il s'agit d'un pain au levain. Surtout nul autre ajout, ni sucre, ni huile, ni lait ou je ne sais quoi !
On y va pour ce pain très très nature !
Pain au levain tout épeautre, aux orties :
600 g de farine d'épeautre T 110
45 cl d'eau
15 g de sel
26 g de levain de blé déshydraté, ou 30 g de levain d'épeautre
250 g d'orties fraîches hachées au robot
Installer les pales, puis mettre
la cuve dans la MAP ; veiller à ce que les pales soient bien l’une face à
l’autre.
Verser l’eau, puis la
farine, puis, dans un coin, le sel et dans l’autre le levain.
Pour ma MAP Beem, on choisit le Programme 5 (pain complet). Couleur de la
croûte, moyenne ; pain le plus gros.
On rajoutera les orties à la sonnerie (50 mn après le début du programme), ou même un peu après.
3h40 au total.
Sans MAP : c'est un peu plus long, mais tout à fait possible.
On garde les mêmes proportions, en forçant peut-être un peu sur le levain (30 g de levain de blé). On pétrit, en commençant par bien remuer la pâte liquide (eau + levain) et en ajoutant la farine peu à peu, c'est moins fatiguant. On laisse reposer 1h, 1h 30, on rompt, on laisse de nouveau pousser au tiède pendant 1 heure, et on fait cuire.
Four traditionnel :
Préchauffer à 220°.
Passer sur le pain un pinceau mouillé, et faire cuire en mettant dans
le four un bol d’eau bouillante.
20 mn à 200°, 30 mn à 180°.
2 cs d’eau sous la grille. 50
mn
Haut : maxi (couvrir quand besoin) 25 mn, puis
mini
Bas : maxi 20 mn, puis mini
Laisser 5 mn dans le four éteint.
27 juin 2007
Gâteau brioché à la semoule et à l'HE de bois de rose (sans gluten), compote rhubarbe fraises
C’est un gâteau que j’ai
découvert il y a un peu plus d’un an je crois, dans un livre de Valérie
Cupillard, Desserts et pains sans gluten … et j’en suis tombée raide
amoureuse !
Il est très peu sucré, un peu
comme une brioche, et a une texture envoûtante, très présente, à cause de la
proportion de semoule que comprend sa pâte. Comme il est sans gluten, il s’agit
de semoule de millet, que je remplace par de la semoule de riz lorsque je n’en ai
pas. Je ne peux pas vous dire si la consistance serait la même avec de la
semoule de blé, car je n’ai jamais essayé ; évidemment, dans ce cas, ce ne
serait plus sans gluten ! Les minuscules grains de semoule sont
imperceptibles, mais ce sont eux qui apportent cette texture particulière et cette incroyable présence en
bouche.
La matière grasse utilisée est de
l’huile d’olive, qui est très saine et apporte déjà son parfum particulier, et
personnellement je l’aromatise à l’huile essentielle de bois de rose. Je ne
sais pas si vous connaissez cette huile essentielle, mais si vous la goûtez,
vous êtes perdus ! Je l’ai personnellement découverte sur un salon bio, où
elle était intégrée dans de petits sablés succulents, sans gluten eux non plus,
d’une finesse et d’une délicatesse incroyables. J’étais tombée sous le charme,
et avais voulu en retrouver le parfum en l’intégrant dans ce gâteau brioché.
Pourquoi l’appeler ainsi ?
Par fidélité à sa dénomination originale, « brioche zeste de citron à la
fine semoule », mais sans la garder exactement, car vraiment, ce gâteau
est extraordinaire, mais son élaboration, et par conséquent sa texture et son
goût, n’ont rien à voir avec ceux d’une brioche.
Ce gâteau est déjà somptueux par
lui-même, mais je trouve qu’il est encore magnifié si on l’accompagne d’une
compote, par exemple fraises rhubarbe en ce moment. C’est une compote ultra
rapide à faire, et délicieuse : uniquement composée de fruits et de miel,
et d’une pointe de stévia en plus si vous voulez. La rhubarbe est coupé en
petits dés et, à la cuisson, elle fond, ses parfums se mêlent avec ceux du miel
et des fraises. Nul besoin de mixer, la compotée est magnifique ainsi.
Au tout début de mon blog, j’ai
déjà publié ce petit déjeuner (oui, petit déjeuner pour nous, goûter ou dessert
pour vous si vous le désirez !), mais je n’avais pas osé donner la recette
du gâteau, dans la mesure où il n’est pas de moi et provient d’un livre. Mais
j’ai quand même fait des petits changements perso, ai rectifié l’erreur
concernant la quantité de levure, et propose une autre cuisson ; alors je
me suis dit que j’avais moralement le droit de le publier ! Quant à la
compote, l’idée est de moi ! Pour la levure, il faut bien 10g de poudre à lever sans
gluten, c’est-à-dire une cuillère à soupe ; vous ne mettez

4 gouttes d’HE de bois de rose (5
si votre flacon est entamé depuis un moment !)
30 g de sucre blond (blond,
non roux, pour préserver le parfum de l’HE)
50 g de semoule de millet ou
de riz
3 œufs
80 g de farine de riz
1 pincée de sel
10 g de poudre à lever sans
gluten (1 cs), ou
Ajouter alors les œufs un à un,
puis la farine de riz, préalablement mélangée à la pincée de sel et à la poudre
levante.
Cuisson : Thermostat 6 pendant 35 mn ; cela me semble un peu long et fort, mais à vous de voir, je n’utilise pas ce mode de cuisson, et cela dépend de votre four.
Format individuel : 15 mn à 180° (selon les indications de Guillemette !)
Infrarouge : petite enceinte
3 cs d’eau sous la grille
Haut : 10 mn maxi, puis mini
Bas : 10 mn maxi, puis mini
30 mn environ.
Compote rhubarbe fraises (compote minute !):
600 g de mélange rhubarbe-fraises
100 g de miel
surtout pas d'eau !
Couper la rhubarbe en tout petits tronçons et la disposer dans la cocotte cuisson douce, ajouter les fraises passées sous l'eau courante,
essuyées et équeutées, puis le miel. Couvrir et faire cuire à feu tout
tout doux (jusqu'à 60 ou 70°).
Remuer sans démolir les fraises, ajuster en miel, sucre ou stévia selon le goût.
Régalez-vous en mangeant l'un accompagné de l'autre, l'un sans l'autre, ou l'autre sans l'un ! ;-) De toute façon, tout est délicieux, sain, nutritif et léger.
26 juin 2007
Thuriès, quelle déception !
Qui ne connaît pas le magazine Thuriès,
prestigieux s’il en est, avec des photos à couper le souffle ; évidemment
il est cher, mais c’est quasiment un magazine d’art ! Quel plaisir, même
si on ne l’achète pas, de le dévorer des yeux, en s’émerveillant de ces
réalisations somptueuses, admirablement mises en scène.
Il y
a quelques jours, je flânais chez un marchand de journaux, et suis donc allée
faire un tour au rayon cuisine (allez savoir pourquoi ! ;-)
Le
Thuriès me faisant de l’œil, je m’en suis emparée … et là, quelle
déception !
Tout
d’abord, j’ai été moins bluffée par les photos que dans d’autres numéros, que
j’ai trouvées plus passe-partout, moins originales et créatives ; mais
bon, ce n’est pas le plus grave, surtout qu’il y a forcément une part de
subjectivité.
Mais
alors, en lisant d’un peu plus près : comment appeler crème brûlée une
préparation contenant de la farine (au moins 100 g , je crois), même si
elle est de sarrasin ; je ne dis pas que ce flan caramélisé n’est pas bon,
mais c’est tout sauf une crème brûlée ! Quand on est un chef, on doit tout
de même connaître ses bases, il me semble !
Bon,
sur cela aussi, je veux bien passer ! Vous avez vu comme je suis
conciliante !!
Par contre, ce qui me désole absolument, c’est cela : glucose, trimoline,
gélatine, sorbitol, dextrose, arôme de noix de coco, oxyde de titane en
veux-tu-en-voilà, y compris dans une recette intitulée … « Spécial
santé » !!! Je me suis arrêtée
de noter les noms de toutes ces petites douceurs, donc vous avez sans doute
encore quantité de cochonneries qui ont dû m’échapper ! Mais c’est bon,
j’avais eu ma dose !
Qu’est-ce
que c’est ?
Pour le glucose : on prend un amidon, qui est un sucre lent, c’est-à-dire une chaîne de plusieurs maillons de glucose, on met un acide pour découper, et on obtient du glucose. Déjà du tout chimique, donc pas extra pour l’organisme.
Encore
un petit shoot d’acide ? Vous prenez votre glucose, dont un atome est
composé d’une molécule de glucose et d’une molécule de fructose, un petit
acide, et vous avez votre trimoline. Juste pour info : la trimoline est
censée avoir le goût du miel, alors vous savez quoi ? Prenez du
miel !!! Vous aurez toutes ses saveurs et toute sa richesse
nutritionnelle ! Je connais un artisan qui fait un nougat tout miel, un
pur bonheur !
Encore de la chimie ? Le dextrose, c’est du D-glucose.
Pour
la gélatine, vous voulez vous mettre en appétit ?
Elle
est fabriquée à partir de la peau, des os et des ligaments des bêtes
d’équarrissage ; ces éléments subissent une suite d’opérations chimiques
avant d’être transformés en gélatine « comestible » :
- Dégraissage à l’eau
bouillante et concassage
- Séchage à plus de 100° une demi-heure
- Décalcification dans une solution d’acide chlorhydrique pendant plusieurs jours
- Neutralisation et lavage pour éliminer ces poisons
- Traitement à la soude caustique
- Neutralisation et élimination de ces produits
- La solution est filtrée, concentrée à haute température et commercialisée en poudre, paillettes ou plaques
L’oxyde
de titane, E 171 pour les intimes, est lui aussi un produit chimique, un colorant blanc, dont l’innocuité
n’est pas établie.
Quant
aux arômes artificiels, là encore c’est un concentré de joyeusetés chimiques,
sans aucune trace, rassurez-vous, du fruit qui entre dans leur nom !
Satoriz, à l’occasion de la sortie du livre « Arômes dans notre assiette,
la grande manipulation », chez Terre Vivante, avait édité un petit livret
édifiant à ce sujet, je vous invite à lire leur article ici.
Bon
voilà, je pourrais continuer longtemps, je n'ai même pas parlé des colorants qu'ils utilisent à la pelle (sommes-nous tellement dénaturés qu'il nous faille forcément des couleurs flashy pour croire que c'est bon ?), mais je pense que c’est déjà parlant.
Ce qui me désole le plus, c’est de voir que des personnes qui prennent du temps
et du soin pour cuisiner, se servent de tous ces additifs, responsables de
bien des pathologies, diffuses, variées, pas immédiates bien sûr, mais la
courbe d’emploi de tout ce genre de produits suit la courbe de l’augmentation
des cancers, des allergies, de l’asthme, de l’obésité, de la maladie
d’Alzheimer … bref de toutes ces maladies en croissance exponentielle dans nos
sociétés occidentales.
J’ai
fait quelques recherches sur certains de ces produits sur Internet, histoire de
ne pas raconter n’importe quoi, et j’ai lu un message qui m’a navrée :
une brave dame, qui venait d’acheter le dernier Thuriès justement, demandait
plein d’explications pour savoir ce qu’étaient au juste, et où se procurer
toutes ces cochonneries …
Si vous voulez vous gaver de tous ces additifs, ne perdez pas de temps à cuisiner vous-mêmes, courez dans votre supermarché préféré, et continuez d’enrichir tous ces industriels, les mêmes qui fabriquent tout cela d’ailleurs … Vous pourrez ensuite enrichir tous les labos, et appauvrir la Sécurité Sociale, mais ceci est un autre débat …
Bon, désolée, ce n’est pas un billet politiquement correct, bloglitiquement correct non plus d'ailleurs, mais cela me tenait à cœur ! Bientôt une petite douceur, histoire d’oublier tout ça !
Je précise bien entendu que mes photos ne prétendent aucunement rivaliser avec celles de Thuriès, ce serait ridicule, mais au moins, vous y trouverez un concentré de saveurs authentiques, qui enchanteront vos papilles et votre corps! Et si vous cliquez sur les deux premières, et la quatrième, vous accédez aux recettes :
Velouté de pommes caramélisées, caramel au vin jaune et au sel de l'Himalaya
Soupe toute crue de tomates aux fraises, boule de crème d'avocat, éclats d'amandes
Pamplemousse en agar-agar à l'HE de petit grain bigarade, coulis de fraises au sirop d'érable
25 juin 2007
Flagoudasse de la gousse, ou ... clafoutis de cerises purée d'amandes et fève tonka !
Bon alors déjà, qu’est-ce que j’ai gagné ? Voyez que je l’ai sorti sur Blogappétit, ce titre prestigieux que vous m’avez imaginé ! Sont sympa, hein, les Pralines (merci, Kashyle et La Sieste !) !!
La deuxième partie du titre vous prouve que cette recette s'intègre parfaitement dans le jeu Croque-en-cerise proposé par Croque-en-bouche.
Reprenons depuis le début. Une certaine Garance a l’idée géniale, un
week-end de juin, d’inviter tout un
groupe chez elle en Provence, bloggeurs et
non bloggeurs, pour deux jours de fête et de détente complète. Ce rayon de soleil
arrive fort à point, au milieu de ce mois surchargé ! Comme tout bloggeur
qui se respecte, et encore plus comme toute Praline qui se respecte (c’est
qu’on a toute une tradition doggybaggesque à respecter, nous, Môssieu !),
je ne pouvais décemment arriver chez notre hôtesse les mains vides. Alors, au
milieu des dernières copies, bulletins à remplir, conseils de classe et cours,
on s’organise un petit peu, et on fait :
- une sauce tofu soyeux ananas
curry (maîtrisée de bout en bout, ça va ; mais je pense à une
amélioration, que je vais essayer sous peu !)
- un pain au levain tout
kamut (ici), tout doré, au délicieux goût de gâteau, apprécié lui aussi
- et une
crème de lentilles corail aux carottes, huile d’olive au basilic et huile
essentielle d’orange, très rapide à faire et excellente, j’en ai même mailé la
recette à plusieurs convives !
Mais dans tout cela, point de sucré !
Alors il me fallait un dessert qui soit bon (tant qu’à faire, c’est aussi
bien !), original, facile à transporter et rapide à faire : c’était
tout trouvé, j’allais préparer un clafoutis à la purée d’amandes, corsé à la
fève tonka. Je rentre du travail, très tard le vendredi soir, temps en plus
rallongé par des bouchons encore pire que d’habitude … bref, j’abrège ; en
milieu de soirée, toute fière, j’apporte à refroidir dans le salon le clafoutis
que je viens de sortir du four. Il est tout doré, l’appartement sent bon la
fève tonka, je me réjouis déjà à l’idée de revoir mes Pralines préférées, à
l’idée de concrétiser des liens qui
sont, avec certains, encore seulement
virtuels, à l’idée de faire de nouvelles rencontres … enfin je suis
heureuse ! Je pose mon clafoutis et je retourne en cuisine pour un peu
ranger.
DAMNED !!! Que vois-je, en
train de me narguer sur le plan de travail ??? Le petit bol de farine
soigneusement pesé avant de mélanger tous les ingrédients !!! Assez
content de lui, le bol de farine, éclatant d'orgueil, dirais-je même ! Vraiment
fier de son coup ! Imaginez ma tête ! Quelles que soient l’heure et la
fatigue, si j’avais eu encore quelques cerises et des œufs à la maison, je
recommençais ! Mais impossible, j’avais épuisé tous les stocks !! De
rage, j’ai bien pensé un instant à prendre ce satané petit bol et à le
saupoudrer ainsi, tout cru, sur … la désormais flagoudasse, histoire de lui
apprendre à vivre, mais bon… j’ai finalement ravalé mon désespoir, ai renoncé à
me défenestrer de honte (faut dire, habitant au rez-de-chaussée, j'ai craint que ce ne fût pas assez théâtral !), et j’ai quand même amené ce clafoutis ! Je me
doutais bien qu’il ne serait pas extra : si vous ne mettez pas de farine,
il faut faire cuire beaucoup moins vite, sous peine de voir le tout se
transformer … en flagoudasse justement ! Le terme est parlant !
Les parfums étaient là : purée d’amandes et fève tonka, alliées à la
cerise, se marient parfaitement, les
sucres, blond rehaussé d’une pointe de roux,
étaient parfaitement bien dosés … mais, la texture, elle n’était pas au
rendez-vous : habituellement, vous avez une onctuosité parfaite en bouche,
très pulpeuse, qui vous enveloppe et sublime tous les parfums.
Bon alors, je vous rassure, nous avons amplement eu notre part de desserts
succulents, car heureusement, tout le monde ne s’était pas loupé comme
moi ! Comme quoi fatigue et précipitation ne font en général pas bon
ménage avec un plat réussi, même si ce n’est pas la première fois qu’on le
fait !
Je précise que je l’ai refait sans accroc plusieurs fois depuis,
notamment en version mini pour clore le dîner découverte d’orties, dont je vous
parlais ici.
Cette base de clafoutis est en effet excellente, un concentré de velouté et de douceur, et je la décline avec
différents fruits et différents parfums, selon l’envie et la saison. Je vous en
avais proposé une version « flan-clafoutis » très chaleureuse,
l’automne dernier, avec des quetsches et de l’huile essentielle de cannelle.
En plus, vous avez de la chance, la recette est beaucoup plus courte que
le billet introducteur ! C’est en effet une recette minute, délicieuse,
très saine en plus, que vous pouvez faire en deux temps trois mouvements !
D’ailleurs, à l’heure où vous me lisez, j’en ai apporté deux au collège,
en cette journée de brevet, pour nous réconforter à la pause ! Cette fois
aux griottes, que nous avons cueillies ce week-end dans le Jura !
Clafoutis de cerises purée d'amandes et fève tonka :
Moule :
50 g de sucre roux moule de
2 œufs + 2 jaunes
80 g
de purée d'amandes blanches
70 g
de farine d'épeautre T 65
40 cl d'eau
550 g
de cerises non dénoyautées
sel
1 fève tonka râpée
Battre les œufs et
le sucre ; ajouter la purée d'amandes, mélanger, puis incorporer la farine,
le sel et la fève tonka, mélanger de nouveau, puis terminer avec l'eau. Dans l'idéal, laisser
reposer 1/2 heure (c'est mieux pour toutes les pâtes contenant du gluten).
Verser l'appareil.
Faire cuire 20 mn à 180° et 20 mn à 160°, voire 150°.
Infrarouge : (petite enceinte, recette /2, dans plat
gratin 15,5 X 20,5 interne)
Haut : maxi 24 mn environ, puis mini
Bas : mini 25 mn environ, puis arrêter
30 mn au total.
Et maintenant régalez-vous ! Vous pouvez servir la farine crue en accompagnement.
22 juin 2007
Pourquoi une certaine Turtle était pressée d'être à demain ... Dîner découverte d'orties
Juste un tout
petit aperçu de ce que l’on peut imaginer à partir d’orties. Il s’agissait en
effet de faire découvrir à des amies combien les orties étaient savoureuses,
combien variées et gourmandes pouvaient être les préparations. Il existe bien
sûr de multiples autres plats, mais il fallait bien que je fasse des choix, mon
temps comme nos estomacs n’étant malgré tout pas extensibles à l’infini !
J’avais prévu de faire du pain aux
orties bien sûr (comme sur la photo), mais je n’avais plus assez
de ces petites feuilles. Alors je l’ai remplacé par un pain au quinoa, à la
saveur si douce, limite gâteau, et un pain au cumin et à la bière, que j’avais
imaginé pour la première fois suite à notre yourt’anniversaire de mariage (ICI) avec la bière qui nous restait de la fête.
Les orties ont été cueillies le week-end
dernier dans le Jura, à six mains, avec mon chéri et ma petite sœur (qui doit
rager d’avoir participé à la cueillette, et pas à la
dégustation ! ;-))
Plusieurs recettes sont déjà sur mon blog,
j’ai mis les liens.
Pour ce qui est des desserts, je n’ai pas fait
du « tout orties », parce que je n’ai encore jamais testé. Ce qui est
sûr, c’est que sa saveur très dense appelle, en quelque sorte, celle du
chocolat noir : il faudra que je réfléchisse à adapter une recette de
cookies chocolat-orties ; et j’ai lu dans un livre une recette de sorbet
d’orties, que je projette de
tester, nappé d’une sauce chocolat, mais je dois dire
que je n’en imagine pas vraiment la saveur ! Alors à la place, j’ai fait un dessert
indien, à base de panir, et deux clafoutis de fruits rouges, c’est quand même
de rigueur en ce moment ; très différents l’un de l’autre, un classique, à
la crème fleurette, et un beaucoup moins, puisqu’il s’agit d’un clafoutis à la
purée (donc au lait) d’amandes et fève tonka. De toute façon, on en reparlera de
celui-là ! Il est lié à un certain week-end chez Garance et à une certaine
« flagoudasse de la gousse » !! Comprenne qui pourra ; l’explication
suit prochainement !
Alors, qu’en ont pensé nos invitées ? Si j’en juge par les mails adorables reçus hier matin, lus juste avant de partir travailler (cela m’a donné beaucoup de courage ! ;-) elles ont apprécié ! Bon, vous allez me dire que, si je fréquente des gens normalement bien élevés, ils ne vont pas m’envoyer un mail le lendemain pour me dire à quel point tout était dégueu … mais quand même, vu les yeux et mines gourmandes d’avant-hier soir, on ne pouvait pas s’y tromper ! Et puis, il faut que je dénonce !! Pour le Faux gratin dauphinois d’orties, j’en avais fait plusieurs mini, certains au Laguiole vieux, et d’autres au Parmesan végétal (tout est ICI) … eh bien … vous ne me croirez jamais, mais mes invitées ont préféré … le Parmesan végétal ! Même une certaine Sieste, fromagivore s’il en est !! Non mais où va-t-on ??!!
mini courgettes à l’huile
d’olive au basilic, pistou d'orties
au quinoa
au cumin et la bière
14 juin 2007
Shake glacé tomates avocat
Cela va être très court aujourd'hui, pour une recette très fraîche, très rapide à faire et très gourmande.
Il s’agit d’un velouté, très onctueux, comme une crème, mais tout est
cru, il n’y a aucun ajout de crème, d’épaississant, ni de quoique ce soit,
sinon légumes, en jus et shakés, et herbes. C’est d’une onctuosité totale en bouche à cause
de la chair de l’avocat. Manger tout cru préserve tous les nutriments, et donne donc une vitalité extraordinaire.
Mais
surtout ce velouté est un pur délice, un feu d'artifices de parfums, très onctueux, idéal en ces temps orageux pour
rafraîchir, et ne nécessite que quelques instants pour être réalisé.
Il vous faut simplement un extracteur de jus , et éventuellement un blender ou robot mixer .
Le jus lui-même est constitué de tomates, auxquelles le jus de carottes apporte sa douceur et le jus de céleri un peu de peps. A cette base, on ajoute en shake de l'ail et de l'avocat, qui transforme ce simple jus en velouté délicieusement onctueux et gourmand.
Le piment est bien sûr optionnel ; si vous voulez un résultat plus
doux, vous pouvez ne pas en mettre, ce sera malgré tout extrêmement
parfumé.
Pour 4 personnes :
1 kg de tomates
400 g de carottes brossées
400 g
de céleri branche
4 ou 5 gousses d'ail
4 ou 5 cuillères à soupe de citron
1 ou 2 piments frais (ou piment en poudre, en cas de pénurie !)
500 g de chair
d'avocats
une herbe ciselée : coriandre fraîche, basilic …
sel
Ajouter l'avocat, le jus de
citron, le piment et l'ail, passer au blender, ou de nouveau au Champion, mais cette fois avec le tamis.
Pour une présentation encore plus gourmande, vous pouvez parsemer les verres d'amandes grillées concassées ou, comme moi, de nuts au tamari.
Pour répondre à Véronica, j’ai
comme blender une pure cochonnerie que je ne conseille à personne !!! C’est
un blender de la marque Kenwood, acheté chez Darty (publicité gratuite !).
Il a été conçu par un mec (forcément !) qui n’a jamais dû entrer dans une
cuisine : vous mettez tous vos petits ingrédients dans le blender, vous
mettez le couvercle, vous blendez, et … tout naturellement, vous saisissez
la poignée pour reprendre le récipient !!! Sauf que c’est tellement bien
pensé, que vous dévissez ainsi la base en même temps, et que tout ce que vous
avez amoureusement préparé se déverse lamentablement sur le plan de travail !!!
La première fois que je l’ai
utilisé, je n’ai dû mon salut qu’à un Raymond observateur, passant par le plus
grand des hasards dans la cuisine, et me sautant dessus pour m’empêcher de saisir
la poignée !!!
Par conséquent, je suis obligée de reprendre le blender par la base, de manière très incommode, en forçant comme une malade, car les mains glissent et le bocal ne se dévisse ainsi que très difficilement.
Ajoutez à cela qu’il ne broie que très imparfaitement, et qu’il est tellement
bien fait que j’ai déchiqueté un des deux joints dès la première utilisation …
Donc retenez bien : Kenwood !!!
Ce n'est pas de ma faute, c'est Véro qui m'a poussée à dénoncer ! ;-))
Taguée par Minouchkah, elle fait son coming out ...
Minouchkah de Passion culinaire m’a taguée ! J’aime beaucoup son blog, et elle va sûrement se reconnaître dans quelques unes de mes réponses !
Tout d’abord, un petit rappel du règlement :
- Chaque personne devra dévoiler 7 choses la
concernant.
- Celles qui ont été taguées devront
également écrire 7 choses les concernant ainsi que le règlement sur leur blog.
- Elles devront à leur tour taguer 7 autres
personnes et les citer dans leur article.
- Pour finir, elles devront laisser un
message sur les blogs des 7 personnes choisies et les inviter à venir voir sur
leur blog.
1) Titre du blog
oblige, je vais commencer par les voyages ! Je ne peux imaginer de vivre sans voyager ;
ce peut être près,
ce peut être plus loin, mais aller voir ailleurs, d’autres lieux, d’autres
êtres, est pour moi essentiel ; c’est mon souffle, mon sang, ma vie. Je ne
l’ai encore jamais fait, mais je rêvais justement de voir écrite la liste des
pays où je me suis rendue ; alors je vais la dresser, peut-être plus pour
moi que pour vous ! Mais soyons clair, je ne voyage pas pour allonger une
liste, je me suis souvent rendue plusieurs fois dans les pays qui m’ont le plus
touchée. Je suis allée : au Maroc, en Espagne, en Suisse, en Allemagne, en Angleterre, en Ecosse, en
Irlande, en Italie, en Grèce, en Andorre ; si on va plus à l’Est : en
Estonie, en Lettonie, en Lituanie, en Ukraine ; si on quitte
l’Europe : au Pakistan, en Turquie, en Syrie, en Jordanie, en Chine, au
Tibet, au Népal, en Inde, au Sri Lanka, en Thaïlande, en Indonésie. J’ai adoré
certains pays où je ne serais sans doute jamais allée sans les hasards de la
vie, car je n’y étais pas, de prime abord, attirée : les Pays baltes et
l’Ukraine. Un seul pays, duquel j’espérais beaucoup, m’a déçue (son nom est
dans un autre questionnaire !) ; je me suis toujours sentie
merveilleusement vivante partout, et enrichie de toutes ces rencontres. Et il y
a tant de lieux merveilleux que je ne connais pas encore !
2) Sans doute lié
au numéro 1, je ne sais pas répondre
lorsque l’on me demande d’où je suis ! Lorsqu’une personne vous pose
cette question, elle ne s’attend pas forcément à ce que vous preniez une
demi-heure pour lui répondre et, en fait, cette question signifie souvent
« Où habitez-vous ? », tant ces deux phrases sont synonymes pour
beaucoup. Alors, si j’estime que le contexte exige une réponse brève, je
rectifie en disant : « En ce moment, j’habite Lyon, mais je ne suis
pas lyonnaise » !
3) J’abhorre répondre au téléphone ou
téléphoner moi-même. Ceci même concernant des personnes qui me sont très
chères, et que j’adore voir « en vrai » ; heureusement,
maintenant, le mail me sauve un peu, mais pas complètement malgré tout !
Ma vie est difficile, je vous assure ! Je ne réponds jamais au téléphone moi-même
si un être humain se trouve à moins de vingt mètres, et … vive le
répondeur ! Je ne fais exception à cette répulsion que pour deux
personnes.
4) J’ai une véritable passion pour les mots et
l’histoire des mots. Le Robert dictionnaire historique de la langue
française, dirigé par Alain Rey, est pour moi le plus fabuleux des romans. Les
mots ont une véritable vie : pour certains, elle est petite, étriquée,
sans grande ouverture, sans grand intérêt ; certains autres disparaissent
prématurément et tragiquement ; d’autres encore ont une vie riche en
rebondissements, passent par
différents pays, prennent des chemins de traverse,
resurgissent à un endroit où on ne les attend absolument pas ; d’autres
sont sans papiers, on ne sait d’où ils viennent, impossible de retrouver leur
trace ; comme dans la vraie vie, certains mot se bonifient en
vieillissant, d’autres s’encanaillent, d’autres deviennent carrément
infréquentables ; certains sont ultra spécialisés, ne savent faire qu’une
seule chose, mais la font très précisément, tandis que d’autres sont
d’incorrigibles touche-à-tout …
5) Le livre qui a été pour moi un catalyseur est Marriage of East and West (Mariage de l'Orient et de l'Occident), de Bede Griffiths. Je l’ai lu alors que je me trouvais à Londres, que je découvrais le yoga. C’était sans doute le bon livre arrivant au bon moment pour moi. Juste pour que vous puissiez vous faire une idée, Bede Griffiths était un moine bénédictin anglais, et a vécu en Inde, en s’immergeant dans cette culture religieuse. Le titre de son livre dit le reste.
6) Mes deux postures fétiches en yoga sont le
cobra royal et bharadvajasana
(une torsion). Alors là, je vois d’ici ma petite sœur faire les gros yeux,
parce que je fais honteusement peu de yoga en ce moment, alors que j’adore ça,
et que je me sentirais sûrement un peu mieux si j’étais plus assidue !
Bon, ce week-end dans le Jura, avec ma chtite sœur justement, cours de yoga au
programme ! Et encore mieux cet été, puisque je vous signale, pour ceux
qui veulent se régénérer, que
Céline
Miconnet, professeur de yoga Iyengar certifiée, organise un stage du 28
juillet au 3 août, dans l’Aude, près de Carcassonne, dans une belle
propriété en pleine nature. Il reste encore 5 places ! Pour plus de renseignements, je vous conseille
d’aller sur SON SITE, ici et de la contacter au 01 45 26 97 14.
Pour cette année, je ne peux vous promettre que je vous ferai la cuisine (je vous proposerai sans doute malgré tout quelques découvertes !), mais ce sera sans doute le cas l'année prochaine !
7) Et nous voilà justement au dernier numéro : je jette mes habits de professeur de lettres classiques pour aller dans le Tarn, à Castelnau de Montmiral, construire une maison ronde en bois, qui tourne, et ensuite proposer hébergement, cuisine végétarienne, stages de cuisine … et plus si affinités ! C'est pas du coming out, ça ? ! Si ça ne marche pas ? D’abord, ça marchera, et puis sinon, cela me donnera une excellente raison pour partir un temps indéterminé faire un petit bout de tour du monde !
Et, à mon tour, je tague : Khala, Cuisine Plurielle, Mamina, Garance, Mayacook des Nectars de Maya, Mitsuko de Tours et tartines, Fabienne d'Eggs and Mouillettes.
Surtout, qu'aucune de vous ne se sente gênée si elle n'a ni le temps ni l'envie de faire ce jeu ! ;-)
13 juin 2007
De la staritude de certaines tartes aux pralines ...
Je ne résiste pas à l’envie de vous montrer à quoi peut parfois ressembler une réunion de bloggeurs culinaires ; ces pauvres tartes aux pralines paparazzées en sont l’illustration ! A nu, voici ce que ces stars donnent :
Garance, le week-end dernier, avait aussi invité des non-bloggeurs,
et j’ai vu, dans les yeux de certains, de la surprise, de l’incrédulité, et même
de la peur, je vous jure !
Un invité normal se jette avec plus ou moins de
voracité ou de retenue sur ce qu’on lui propose, tandis qu’un invité-bloggeur
se reconnaît au fait qu’il commence tout d’abord par se précipiter sauvagement
sur son appareil avant de penser que ces délices, en plus d’être photographiés,
peuvent également se manger ; et il est prêt à foudroyer du regard l’inconscient
non-bloggeur qui avait déjà naïvement avancé une main, pour commencer à se
servir, détruisant ainsi, l’irresponsable, la fragile harmonie esthétique du
plat proposé !
J’avais le temps d’observer, puisque moi, j’avais
décidé de jeter l’appareil aux orties ce jour-là ; mon chéri a tout
d’abord commencé par assurer le relai puis quand il a vu que, décidément, je ne
faisais aucun effort, il a lui aussi jeté l’éponge ! Mais il a tout de
même pris quelques clichés surprenants, comme aussi ce couteau qui a commencé à
couper tout seul, devançant la main (sans doute occupée, juste avant, à
photographier !) qui le rejoint :
Merci aux deux cuisinières Cuisine Plurielle et Hélène ; en plus, on s'est régalé ! C'est quand même le but final, non ?
C'était juste un petit clin d'oeil avant mon taggage de demain !
Duo de melon et d'abricots au pollen et panch phoron
C’est à peine une recette, plutôt une idée, et en plus qui n’est même pas de moi au départ !
Nous avons dégusté ce week-end chez Garance un carpaccio de melon aux épices et pollen ; j’ai été séduite par ce mélange, très fin et original, et j’ai eu envie de le réinterpréter.
Photo piquée chez Bebop, ici (je vous ai dit, que j'avais fait la mauvaise élève, donc presque pas de photos perso ! Mais quand même, quand je pique, je le dis ! ;-))
Je ne saurais trop vous conseiller d’acheter du pollen frais et non sec ; le pollen sec perd en effet beaucoup de ses parfums, et prend même parfois un petit goût amer. De plus, ses propriétés sont quasiment réduites à néant. Le pollen, frais donc, a en effet une valeur nutritive absolument exceptionnelle : il améliore les défenses immunitaires, aide à éliminer les mauvaises graisses, à retrouver un équilibre pondéral, participe à la protection vasculaire, freine les pertes de calcium, préserve le vieillissement de l’œil, apporte une protection vasculaire, détoxifie l’organisme, aide à la cicatrisation, favorise l’ovulation, la lactation, diminue les réactions allergiques … je ne peux tout vous dire, mais vous pouvez trouver une information complète dans Ces pollens qui nous soignent, de P. Percie du Sert, chez Guy Trédaniel Editeur.
Que ceux qui sont allergiques aux
pollens anémophiles (« amis du vent ») se rassurent, les pollens
entomophiles
(« amis des insectes ») n’ont aucun rapport, ils aident même au
contraire à se débarrasser des allergies (l’augmentation extrêmement importante
des allergies dans les pays industrialisés est liée à une surconsommation de
produits laitiers, de céréales raffinées, de conservateurs, d’antibiotiques …).
Evidemment, tous les effets que j’ai précédemment cités, et encore d’autres, ne sont vraiment effectifs que si vous faites une cure de pollen ; mais même sans cure, c’est tellement bon ! Si vous n’avez pas de ruche devant votre fenêtre, et que vous désirez malgré tout profiter du goût et des propriétés du pollen frais, vous pouvez en acheter du surgelé en magasins bio.
Pour bénéficier au maximum des propriétés du pollen, il est préférable de le consommer avec des fruits crus, cette recette est donc absolument idéale (moins orthodoxe, mais délicieux également, je fais de petites madeleines au miel et au pollen).
Je vous propose donc une entrée
–ou un petit déjeuner, pour nous !- pleine de parfums, rafraîchissante et
légère : un mélange d’abricots et melons coupés en dés et parsemés de
pollen et d’épices. Le panch phoron est un mélange indien composé de carvi,
fenugrec, moutarde jaune et noire, et fenouil. Ce curry est donc très doux,
puisqu’il ne comporte ni poivre, ni piment. Garance avait choisi un mélange de
trois poivres (cubèbe, long et jamaïque), avec une pointe de sel et sucre, c’était
délicieux également.
Il vous suffit de couper vos fruits en dés, de mettre une pointe de sel, du panch phoron (pas mal, pour ce qui me concerne !), le pollen … et vous dégustez ! Personnellement, je préfère ne pas piler le pollen, c'est sans doute nécessaire s'il est sec, mais pas lorsqu'il est frais. Les pollens des différentes plantes ont différentes propriétés mais, au point de vue goût, mon préféré est le pollen de châtaignier : sucré, parfumé, un vrai bonheur.
Oui, c'était un de ces melons (rassurez-vous, tous n'étaient pas pour moi, nous avons ensuite réparti équitablement !) :

Ce qui a donné lieu à quelques trafics (lunettes noires de rigueur !) ...
Ces photos sont celles d'Hélène !
Et si je me refaisais une petite cure de pollen, moi ?































