Valérie cuisine et voyage

Partage de recettes de cuisine bio végétariennes, créatives et gastronomiques, et anecdotes liées aux voyages.

23 août 2007

Potimarron, patate douce et petits pois en crème de coco

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 Je n’arrivais pas à me décider pour savoir ce que j’allais présenter au concours organisé par 750 g, à l’heure du goûter ; en effet, quel thème ouvert !
Il existe dix mille sortes de goûter, du bien enfantin et reconstituant, qui peut être succulent, en classique comme en pas classique, avec par exemple tous les desserts à base de légumes  ou légumineuses, ou un goûter plus adulte, avec tout ce que l’on peut imaginer en terme de mignardises, ou des shakes, ou du tout cru … bref, que l’embarras du choix ! Et puis tout à coup j’ai repensé à un « goûter » justement, qui nous avait été servi en collation dans l’après-midi, près de Bang Bao, un petit village de pêcheurs, sur l’île de Kho Chang, dans le Sud de la Thaïlande.

Il s’agissait de lait de coco chaud, au sucre de palme, dans lequel avaient mijoté des légumes tout sucrés, s’accordant admirablement avec la douceur du lait de coco : potimarron kabocha, patates douces et petits pois.
DSC00258_1Les Thaïlandais sont coutumiers de ces sortes de salades de légumes servis dans du lait de coco, avec aussi parfois des haricots rouges par exemple, des billes de tapioca … C’est souvent servi froid, ils les mangent en-dehors des repas, en collation ou « goûter », si vous voulez. Des marchands ambulants en vendent fréquemment dans la rue : ils ont une maestria incomparable pour vous disposer tout cela, légumes et lait de coco sucré, dans un petit sac plastique, qu'ils ferment avec  dextérité. Il ne vous reste plus qu'à être aussi brillants qu'eux pour le dévorer élégament !
Cette variante chaude est délicieuse également.
Nous l’avions dégustée sur la plage, sous un carbet, dans un cadre paradisiaque …

C'est une recette extrêmement simple et rapide à faire, succulente, et qui va vous faire voyager instantanément, alors laissez-vous tenter !


Pour 4 personnes :

200 g de potimarron, de Kabocha ou de butternut (poids épluché)soupe_tha__lait_coco_4__Medium_
200 g de patate douce (poids épluché)
150 g de petits pois (poids écossés)
75 cl de lait de coco
100 g de sucre complet (= Muscovado = Rapadura)
40 g de sucre roux
sel

Pelez le potimarron, Kabocha ou butternut, les patates douces ; coupez en dés d’environ 2 centimètres. Pour les petits pois, si ce n’est pas la saison, les surgelés conviennent très bien.

Versez le lait de coco dans une casserole, ajoutez la pincée de sel, les sucres et remuez jusqu’à ce que tout soit dissous. Ajoutez potimarron et patate douce, couvrez et faites cuire à couvert à tout petits frémissements, jusqu’à ce que tout soit très tendre. On ajoutera les petits pois environ 10 minutes avant la fin de la cuisson, lorsque les autres légumes sont encore très légèrement fermes. On peut finir la cuisson à découvert, si l’on veut que le lait de coco se concentre un peu.

Servez chaud.

Précisions :

Le mélange de sucres peut être remplacé par du sucre de palme (souvent importé de Thaïlande), que l’on trouve dans les magasins asiatiques.
Il est important, d’autre part, d’utiliser du potimarron et non du potiron, dont le goût de courge ne se mariera pas avec les autres ingrédients, et qui va tout délaver par son côté aqueux.
D'autre part, l'alliance de légumes a aussi son importance : ils sont tous sucrés, et la patate douce va apporter son fondant incomparable, le potimarron son moelleux accompagné de son petit goût de châtaigne, et les petits pois vont  contrebalanncer tout cela par leur légèreté croquante.


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Mayonnaise végétalienne au safran, carottes râpées aux quetsches

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  Quelle est donc l’origine de cette fameuse « mayo », si utilisée, si galvaudée, dirais-je même, de nos jours ? Eh bien figurez-vous qu’on n’en sait rien ! Ce nom pourrait venir de Mahon, capitale de Minorque aux Baléares, en souvenir de la prise de cette ville par le duc de Richelieu, en 1756 ; son cuisinier aurait inventé cette sauce avec ce qu’il avait sous la main, des œufs et de l’huile ; mais la première attestation de ce mot date de 1806, et aucune trace de la graphie « mahonnaise » n’a été répertoriée, ce qui rend cette hypothèse peu fiable. Alors on a cherché d’autres pistes : « mayonnaise » serait tiré de « bayonnaise », dans le sens « à la bayonnaise » ; ou alors, cela serait un dérivé de « moyeunnaise », de moyeu, qui est un ancien nom du jaune d’œuf (de « mediolum », en bas latin, car en latin classique, le jaune d’œuf se dit « luteum », comme la lutéine) ; ou alors on pourrait rattacher ce mot au verbe « manier » (comme le beurre manié) ; ou bien encore cela viendrait de « mailler », battre, comme avec un maillet … Bref, vous le voyez, on n’a aucune certitude quant à l’origine de ce mot si employé, et que même les anglo-saxons nous ont emprunté !

Alors quittons l’étymologie pour revenir à la gastronomie !

Tout d’abord, essayez, par pitié, d’oublier les « mayonnaises » vendues toutes faites en supermarché ! Elles n’en ont que le nom et surtout les calories et sont, je trouve, absolument immangeables, même celle d’une certaine marque commençant par un B, se présentant comme bio et diététique, qui m’en a envoyé une brique alors que j’avais dit que je n’en voulais pas (m'est avis qu'ils ne vont pas réitérer !) … j’ai regardé la composition, en lipides notamment … !!! J’ai quand même goûté … Oh my God !! No further comment! J'ai survécu, c'est déjà ça !

Non, faites-là vous-même, c’est tellement rapide et tellement meilleur ! Surtout avec ma version, délicieuse, très protéinée et toute légère légère, puisqu’elle est à base de tofu lactofermenté.

choubaJe vous en avais déjà proposé une version pour accompagner ma Salade composée au seitan,  parfums de Thaïlande; ou ma Chouba, ou encore une Mayonnaise parfumée au curry. J’ai eu envie cette fois de la parfumer au safran, uniquement au safran : cette épice est si fine qu’il ne s’agit surtout pas de la masquer en ajoutant d’autres parfums qui seraient trop forts. J’ai utilisé cette mayonnaise pour accompagner tout simplement des carottes râpées, mêlées à quelques huitièmes (voyez, je suis précise !) de quetsches. J’avais envie d’un léger sucré salé, et je trouvais dommage, en pleine saison des fruits, d’utiliser des fruits secs comme je le fais en hiver. Et il se trouve que j’ai une cargaison de quetsches à ma disposition : des quetsches sauvages cueillies au milieu des ronces, sur notre terrain :

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Cherchez-les bien, vous les trouverez !

Alors allons-y pour cette petite salade toute rapide, très rafraîchissante et légère, mais très nutritive et équilibrée, puisque vous avez des crudités accompagnées d’une sauce très protéinée.

 
Mayonnaise au safran :
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1 pot de Sojami de 235 g
3 cs d'huile d'olive
2.5 cc de moutarde
2 cs de jus de citron
Sel, safran (en poudre)

Vous mettez le tout dans un blender, vous ajustez en assaisonnement. Vous versez ensuite dans un bol filmé ou une boîte, et vous laissez au frigo plusieurs heures, afin que les parfums se mélangent et que la mayonnaise prenne de la consistance ; elle est assez fluide au départ, c’est pour cette raison que le temps de repos est indispensable pour un bon résultat.

C’est tout ! Vous mélangez aux carottes râpées mêlées aux petits morceaux de quetsches, pour faire comme nous, ou vous utilisez comme bon vous semble !

Posté par cuisinetvoyage à 06:56 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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