Valérie cuisine et voyage

Partage de recettes de cuisine bio végétariennes, créatives et gastronomiques, et anecdotes liées aux voyages.

30 octobre 2007

Buffet de Noël salé et sucré, d'ici et d'ailleurs

L'atelier de cuisine indienne ayurvédique approche, mais les fêtes également !
Aussi, je vous propose un atelier culinaire pour vous y préparer : deux lieux, deux dates.

Copie_de_DSC07361

Comment réaliser en un clin d’œil un buffet délicieux, nutritif mais léger.

Plein d’idées et d’astuces pour composer des recettes raffinées, mais rapides et simples, qui impressionneront  !

 

« Champagne » yogi

 
Velouté aux lentilles corail et aux épices en verrine, tuile de brick à la nori

Clafoutis de cèpes au lait d’amandes et farine d’épeautre

Verrines de pommes et céleri aux baies roses

 
Smoothie de mangues et noix de cajou, comme un lassi

Mini financiers au matcha (thé vert en poudre japonais)

«  Bûche » chocolat-marron en agar-agar, crème anglaise tradition

Samedi 1er décembre 2007, de 17 heures à 19h30 environ, puis dégustation.
LIEU
: rue la Bruyère, PARIS 9ème, près de Montmartre.

Samedi 15 décembre 2007, de 17 heures à 19h30 environ, puis dégustation.
LIEU
: allée du Parc, LYON 3ème, près du métro Garibaldi.

TARIF : 50 € par personne, payables à l’inscription.

Copie_de_mini_financiers_au_matcha


Vous repartirez avec les recettes précises, des informations sur les produits, et avec plein d'idées pour d'autres déclinaisons possibles. N'hésitez pas à me contacter si vous désirez des renseignements supplémentaires !

Posté par cuisinetvoyage à 12:59 - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 octobre 2007

Fleur de butternut

  Copie_de_P1000976

  Attention recette minute ! C’est un dessert tout léger et tout moelleux que je vous propose aujourd’hui ; une douceur quasiment sans un gramme de matière grasse (seulement celle du fromage blanc, ce qui ne va pas chercher bien loin !), d’une simplicité enfantine, et un délice absolu si vous prenez des ingrédients de qualité. Cette recette vient quasi sans changement d’un petit livre truffé de bonnes idées, Cucurbitacées rapide et facile, de Garance Leureux, aux éditions La Plage.

DSC08575__Medium_      Pour une part toute toute fondante ...

Mais attention, vu sa simplicité, la réussite de ce dessert dépend vraiment de la saveur des ingrédients : choisissez un bon fromage blanc, au lait cru, c’est encore mieux, en tout cas pas 0%, et ne prenez pas une grosse courge aqueuse, qui délaverait tout. Les sucres, blond et vanillé, vont eux aussi donner leur parfum inimitable. Une dernière recommandation : il faut faire cuire ce fondant à chaleur très douce.

Et là, vous aurez une pure petite part de bonheur !

Pour un moule de 1,2 l :DSC08574__Medium_

600 g de potimarron ou butternut râpé
250 g de fromage blanc
2 œufs
60 g de farine d’épeautre T 65
150 g de sucre blond (dont 15-
20 g de sucre vanillé maison)
sel

Battre les œufs et le sucre ; ajouter la farine et le formage blanc. Incorporer alors le potimarron ou la butternut râpés.

Faire cuire 1 heure dans un four préchauffé à 160°.

Laisser refroidir avant de démouler et de servir, à température ambiante.

Posté par cuisinetvoyage à 06:24 - Commentaires [27] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 octobre 2007

Céleri et noix de coco râpés, graines germées et raisins en sauce curry

DSC08539__Medium_

Une recette toute toute rapide pour Lavande ! Pour une fois que je suis synchro avec le légume choisi, profitons-en !

J’ai eu cette idée en voyant la recette de Mayacook, qui proposait une salade automnale de céleri au lait de coco.
Au lieu de lait de coco, aussitôt, j’ai visualisé la noix de coco fraîche et le céleri qui m’attendaient au frigo, et je suis passée à l’acte, pour cette salade toute saine aux saveurs d’ailleurs ! Le céleri et le curry s’allient admirablement avec la noix de coco, les raisins apportent leur discrète touche de douceur, renforçant ainsi celle de la noix de coco. On renouvelle ainsi complètement les saveurs habituellement associées au céleri. Vous pouvez éventuellement utiliser de la noix de coco déshydratée, mais ce sera beaucoup moins savoureux.
La sauce s'est faite selon l'inspiration du moment !

Pour 3-4 personnes :

150 g de céleri râpéDSC08527__Medium_
75 g de noix de coco fraîche râpée
1 grosse poignée de graines germées (alfafa, lentilles, cressonnette)
1 poignée de raisins secs

Sauce :

1,5 cs de gomasio
1,5 cs de levure de bière maltée
1,5 cs de yaourt (de soja)
1,5 cs de crème de riz (ou d’avoine, de soja)
3 cc de moutarde à l’ancienne
Sel
Curry : coriandre, fenugrec, curcuma, cumin, poivre noir, cannelle, graines de moutarde, gingembre, girofle, piment
un peu d’eau de trempage des raisins

 
Faire tremper les raisins dans de l’eau environ 2 heures (ou plus).
Préparer la sauce, en ajoutant un peu d’eau de trempage des raisins pour détendre.
Mélanger le céleri, la noix de coco, les graines germées, les raisins.
Ajouter la sauce, et déguster !

Alors, n'est-ce pas délicieux ?!

Posté par cuisinetvoyage à 01:48 - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 octobre 2007

Moi aussi, je propose ma photo pour Edith !

halva_5C

  Entendu ce matin à la radio, sur un ton tragique : « Une journée triste et difficile qui commence ce matin… » ; je m’attendais bien sûr à ce que le « journaliste » (j’hésite franchement à lui donner ce titre !) développe l’attentat abominable à Karachi hier … non non, pas du tout, ce fait divers sans importance n’arrivait pas en titre, ce qui était horriblement dur et abominable était la grève … Un nombrilisme franco-français qui me rend folle !
Bon, ce n’est pas le sujet de ce billet, qui va être extrêmement plus léger, mais, oui, j’ai le cœur blessé par cette dernière ignominie des islamistes intégristes, dans ce Pakistan que j’ai tellement aimé, et qui ne cesse de partir à la dérive …

Difficile d’enchaîner bien sûr !

En fait, cela fait un petit moment que, de blogs en blogs, j’entends parler du concours proposé par Edith, de Mes tables de fête, mais franchement, je ne pensais pas un instant y participer ! C’est que, en ce qui concerne la qualité des photos, je ne me sens vraiment pas à la hauteur de certains, je ne parle même pas des professionnels, mais de certains bloggeurs, qui nous régalent régulièrement par la qualité de leurs photos !
Déjà, je n’ai pas un appareil des plus sophistiqués (euh … pour Noël ? Non ?), mais aussi, je donne toujours la priorité au plat, non à la photo : par exemple, tant pis pour la lumière naturelle, je ne vais pas préparer mon plat pour 15 heures, afin d’avoir une belle lumière, et le manger réchauffé le soir. Mais quand même, j'ai un truc : lorsque ne ne peux pas prendre mes photos en lumière naturelle, je me mets sous une des lampes plein spectre (en vente dans les salons bio, elles sont excellentes pour la vue notamment, et sont en plus à économie d'énergie) que nous avons chez nous, cela me dispense d'utiliser le flash, ce qui est beaucoup mieux bien sûr.
Ou alors, s’il faut manger quand même un peu chaud, je ne passe pas non plus une demi-heure à choisir le meilleur angle. Et je ne compte pas toutes les fois où je réalise une quelque chose, sans prendre la peine de prendre de photo, parce que je n’ai pas le temps, ou parce que l’ambiance ne s’y prête pas. Mais cela n’empêche que je prends un réel plaisir à réussir une photo, ou à admirer celles des autres, professionnels ou non !

Alors mon choix ? J’ai tout d’abord pensé à celle-ci :

DSC08001__Medium_

Il s’agit d’un pistou de basilic végétalien, encore meilleur que lorsque je le fais au Parmesan !

Ou bien à ceci :

Copie_de_DSC05611

Un velouté de pommes caramélisé, caramel au vin jaune et au sel de l'Himalaya ; c’était pour la Saint Valentin, j’étais très fière de ma réalisation et la photo est assez jolie pourtant, je n’avais pas vraiment de temps à y consacrer ; je préfère celle du dessous, malheureusement, elle est un peu floue. Mais je vous conseille d’aller jeter un coup d’œil sur ma recette, le résultat gustatif, lui, est parfait !

Copie_de_DSC05610

Alors je me suis finalement décidée pour le halva au caramel ! C’est une recette éprouvée, que tout le monde, petit et grand, adore ; et, ce que j’aime dans cette photo, est que l’on a irrésistiblement envie de croquer dedans ! Vous le voyez, le caramel, légèrement tiède et prêt à couler, enveloppé par cette semoule toute moelleuse ? C'est un dessert, ou prasad, qu'il est mieux de faire un peu à l'avance, donc pas de problème pour la lumière naturelle. Et je voulais, en montrant la texture, que la photo donne une idée de la gourmandise de ce halva !
La photo a été prise avec un appareil compact. Mais encore une fois, plus que la photo, c’est encore la recette que je vous conseille !

halva_5C

Posté par cuisinetvoyage à 10:49 - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 octobre 2007

Terrines végétales aux épinards, flocons d'avoine et touche de roquette

Copie_de_DSC08421

  La semaine dernière était parisienne : alors, c’est désormais une habitude, yoga intensif chez Amala, et j’en profite pour proposer aux élèves yogi diverses douceurs, salées comme sucrées. En sucré par exemple, mon pain d’épices épeautre châtaigne, tout miel et tout moelleux, parti en un clin d’œil, un gros gâteau goûter, végétalien car c’est une recette venant du centre de yoga Sivananda, qui a fait un malheur (non, non, pas de chocolat dedans, contrairement à ce que chacun, y compris moi, pourrait imaginer d’après le goût !) ; et en salé, je propose diverses terrines végétales, qui sont apparemment très appréciées : des terrines yogi toute végétales, comme ici, mais en petit format, des mini terrine lentilles corail, boulgour de kamut, tomates séchées, sésame et menthe et, ce que je vous propose aujourd’hui, de petites terrines végétales aux épinards et flocons d’avoine, avec une touche de roquette.

Ne commencez pas à faire la grimace en voyant les épinards ! Goûtez d’abord, et vous verrez ! ;-) Les mauvais souvenirs d’épinards viennent du fait qu’ils sont souvent accommodés de manière extrêmement triste et, surtout, qu’il ne s’agit pas d’épinards frais, mais de machins en conserve verts-noir, flasques et vaguement gluants, sans goût, surcuits, qui bien sûr sont totalement vides ; moi non plus, vous ne m’en feriez pas manger, des comme ça ! Je sais bien que parfois, on est pressé ; alors, si vous n’avez pas le temps, utilisez plutôt des épinards surgelés en branches, c’est mieux.

Sinon, une fois les épinards lavés et « fanés », la terrine est quasiment faite !

DSC08429__Medium_Une dernière précision concernant les terrines végétales : elles sont radicalement différentes des cakes, tant en ce qui concerne leur texture que, surtout, leurs qualités nutritionnelles : elles sont beaucoup plus protéinées, contiennent fort peu de matière grasse, en principe pas d'œufs, et associent souvent céréales et légumineuses. Ce sont des piliers de l'alimentation végétarienne, pas des apéritifs ou repas sur le pouce trop gras, très pauvres proportionnellement en légumes, et peu protéinés en fait. J'aime beaucoup les cakes salés, lorsqu'ils sont bien faits, mais c'est une gourmandise, pas autre-chose, en rien un plat équilibré !

Et l'origine des terrines végétales vient plutôt des plats végétariens (à chaque fois que j'en imagine une, c'est en imitation d'un plat : couscous, chili ...), accommodés dans un autre format, que de l'imitation d'un cake. Ces deux mets peuvent avoir la même forme et peuvent se manger tous deux sur le pouce, mais sont antinomiques en fait !

Comme promis, je dédicace ce billet à Laetitia, qui a eu le temps de goûter un petit bout de cette terrine, de voir qu’elle adorait, mais n’a pu en avoir une entière car la dernière venait de disparaître ! « Au moins, elle est sur ton blog !!??, » Non, pas encore, mais voilà, c’est chose faite, tu peux passer à l’acte ! ;-)

 

Pour 14 minicakes ou un moule à cake de 25 cm de longueur :

 

250 g de flocons d’avoineCopie_de_DSC08413
40 cl de lait (de soja, d’avoine, de riz, d’amandes …)
700 g d’épinards lavés et égouttés (ou bien : retrancher une trentaine de grammes d’épinards, et remplacer par le même poids de roquette, que l’on mettra ciselée mais crue dans la préparation)
2 oignons ciselés
2 cs de levure de bière
Noix de muscade
sel
2 cs d’huile d’olive

Faire gonfler une dizaine d’heures les flocons dans le lait végétal ; j'avais choisi cette fois mon lait d'amandes maison, mais libre à vous de prendre un autre lait.

Faire fondre les épinards dans une cocotte à fond épais, à feu très doux et à couvert, très brièvement. Procéder en plusieurs fois. Réserver, hacher grossièrement au couteau sur une planche. Si l’on utilise un mixeur, on ne pourra avoir qu’une purée, c’est moins bien.

Faire fondre les oignons à couvert dans l’huile d’olive avec un peu de sel.

Incorporer, dans les flocons d’avoine, les épinards, les oignons, la levure, la muscade, et ajuster en sel.

Disposer dans un ou, de préférence, des petits moules individuels, que l’on chemisera s’il ne s’agit pas de moules en silicone. Si l’on choisit d’utiliser un moule à cake (de 25 cm de longueur), il faut impérativement le chemiser de papier sulfurisé également.

Faire cuire dans un four préchauffé à 180° pendant 30 mn.

Laisser refroidir le ou les moules avant de la démouler.

Version sans gluten :

Pour cette recette, je vous suggère de remplacer les flocons d'avoine par des flocons de sarrasin ; je pense que les parfums se marieraient bien.

Régalez-vous ! Mais ne perdez pas de temps, ces terrines disparaissent vite !

Posté par cuisinetvoyage à 15:19 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 octobre 2007

Lait d'amandes maison, un coup de coeur absolu !

Copie_de_DSC08453

Une superbe découverte, toute récente (pour moi !) et extra !

Tout est venu d’un mail de VGpower : un peu déroutée, elle tentait de faire du lait de riz cru, mais sans y parvenir. En effet, contrairement au lait de soja, le lait de riz est meilleur cru que cuit.
Il faut dire que les indications sur la notice du Soyquick sont soit floues soit inexactes (sauf pour le lait de soja) , et apparemment je n’avais pas été tout à fait assez claire sur mon billet (j’ai fait un petit ajout depuis). Dans son mail, elle avait attisé ma curiosité en me parlant de lait d’amandes, superbe d’après elle ! Or, je n'en avais personnellement jamais fait, car je me contentais de diluer de la purée d'amandes, blanche ou complète, avec de l'eau , pour faire une sorte de lait ; très bon, d'ailleurs, mais le vrai lait d'amandes n'a rien à voir !

Elle avait l’air si enthousiaste que c’était un plaisir, alors j’ai voulu tester (je n’ai pu résister, j’ai mis mes amandes à tremper le soir même !), et bien m’en a pris ! J’ai choisi les proportions en me laissant guider par mon instinct (elle me disait que 2 cups, c'était trop), et c’est parfaitement tombé du premier coup, ce qui n’est pas toujours le cas ! Quant à la durée de trempage, pour les amandes, c’est dix-douze heures, afin que les graines se réveillent bien ; de toute façon, si on laisse tremper moins longtemps, on aura du mal à les monder, c’est un signe que le trempage n’a pas été suffisant. Il est primordial d’employer des amandes non mondées, afin d’utiliser un aliment vivant.

DSC08449__Medium_Avant de les broyer, il est important de bien les rincer et de les éplucher, pour enlever tous les principes antinutritionnels (ce que permet justement la prégermination). Vous aurez ainsi un lait absolument divin : un lait tout doux, un arôme d’amandes intensément présent qui vous envoûte … et un pur nectar d’un point de vue nutritionnel également !

L’amande est une excellent source de calcium, de phosphore, de potassium, de fer, de zinc, de cuivre … Elle contient 20 % de protéines (à titre de comparaison, la viande en contient de 14 à 22 %). Elle contient aussi 55 % de graisse et 20 % de sucres, et les huit acides aminés essentiels, en proportion équilibrée en plus !
Alors certes, c'est l'"aliment des dieux", dit-on, l'amande est excellente pour la santé, mais cela la transforme tout de même en petite bombe à calories ! Oui, mais c’est compter sans la germination ! Les amandes ayant trempé dans l’eau sont beaucoup plus digestes, et triplent de volume : c’est trois fois moins concentré et on en mange trois fois moins ; cela nous fait du 200 calories au 100 g environ, au lieu de 600.
A la suite du trempage, si vous ne désirez pas faire de lait, vous pouvez les laisser germer (de un à trois jours) ; à ce compte là, vous ne les émonder qu'une fois la germination accomplie. En fait, elles ne vont pas vraiment germer comme d’autres graines, mais elles vont encore gonfler, et se transformer en petites bombes à vitamines, enzymes, etc. Si vous voulez en savoir plus sur les graines germées, c'est ici. Et, trempées dans de l’eau additionnée de tamari ou sauce soja, quel bonheur, additionnées dans une salade, qui devient ainsi hyper protéinée !

En plus, l’amande est le seul oléagineux qui soit alcalinisant ; or, de nombreuses personnes souffrent de divers maux liés à un terrain trop acide, car l’alimentation occidentale actuelle est très acidifiante.

Alors n’hésitez pas ! D’autant plus que, si le travail est grandement facilité lorsque vous disposez d’un Soyquick ou équivalent, ce n’est pas impossible avec un bon blender. Mais attention, j’ai dit un bon, pas une espèce de truc qui va vous obliger à passer un temps fou à le laisser tourner, et ainsi déstructurer un grand nombre des propriétés des amandes, sans pour autant broyer correctement (je dispose moi-même de ce genre de blender !). Il est important de ne jamais surchauffer et traumatiser un aliment.

Je sors un peu du sujet, mais c’est pour cette raison que je suis un peu effarée lorsque je vois, ici ou là, des méthodes pour faire des purées d’oléagineux maison, qui conseillent de passer un après-midi à mixer pour obtenir une purée à peu près fine. Déjà, je ne suis pas du tout sûre de l’économie (si l’on achète des oléagineux bio), mais surtout, on ne peut qu’obtenir un produit très dénaturé, bien inférieur à ce que l’on peut acheter en « tout fait » ; ce genre de purée n’est possible, en gardant les propriétés nutritionnelles, qu’avec un Champion ou équivalent.

Mais pour ce lait, si votre blender est puissant, je pense que c’est jouable ! En plus, c’est très rapide.

Vite, vite, essayez, ne vous en privez pas plus longtemps !

Pour 1,2 l de lait : Copie_de_DSC08455

150 g d’amandes non émondées
Eau filtrée ou minérale

 
Faire tremper 8 à 12 heures, dans de l’eau filtrée (n’utilisez pas d’eau chlorée, cela empêcherait tout processus de prégermination), les amandes non émondées, c’est important.

Bien rincer les amandes, enlever la peau ; après trempage, elle part toute seule.

 

Avec un Soyquick :

Disposer les amandes dans le filtre, le mettre en place. Verser 1,3 l d’eau (niveau minimum) et utiliser la fonction mixeur seul, sans la fonction chauffe : pour cela, on appuie 4 fois sur le bouton moteur et une fois sur le bouton démarrage (oui, ils n’ont rien trouvé de plus simple ! ;-).

 
Avec un blender qui tient la route :

Mettre les amandes trempées et émondées dans le blender, avec la quantité d’eau indiquée ; mixer, en procédant à 4 moutures de 15 secondes, avec une pause de 20-30 secondes entre chacune d’elles. C’est important, car cela permet de ne pas surchauffer les amandes, et donc de ne pas dénaturer leurs propriétés. Ensuite, filtrer avec un tamis très fin.

Ensuite ? Eh bien, vous utilisez comme vous voulez, comme n'importe quel lait ! Et il est tellement bon que vous pouvez même le boire nature.

Ma première utilisation a été pour ceci :

DSC08421__Medium_

Suite au prochain numéro !

Posté par cuisinetvoyage à 07:34 - Commentaires [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 octobre 2007

Atelier de cuisine indienne ayurvédique

Pour faire suite à l'atelier du 13 octobre (le compte-rendu est ici !).

Inde_138__Medium_

La cuisine indienne est basée sur les principes thérapeutiques de la tradition ayurvédique : il y a 5000 ans, les Rishis (voyants, sages) connaissaient déjà cette science subtile des plantes, des herbes et des minéraux qui nous permettent de garder un juste équilibre.

L’Ayurveda, la « Science de la Vie », nous enseigne comment préparer une nourriture sattvique (pure, saine) ; il s’agit de cuisine végétarienne, réalisée à partir d’ingrédients frais, cuits de manière douce, ni trop épicée, ni trop grasse.

La cuisine indienne ayurvédique, avec sa richesse d’épices, d’ingrédients, de techniques de cuisson, nous offre un choix incroyablement varié, apporte toutes les protéines, minéraux, vitamines, énergie nécessaire, et est aussi saine que gourmande.

 Lors de cet atelier, vous pourrez en avoir un aperçu :

 
Mélange de légumes et petits pois aux épices, mi-curry, mi-purée

 Aubergines en curry de yaourt et farine de pois chiches,

 Le tout accompagné de parathas
(des galettes feuilletées au ghee)

 Laddous
(
la friandise présente lors de tous les repas de fête)

 La date retenue est celle du samedi 17 novembre 2007, à 17 heures ; la réalisation du repas prendra deux heures, deux heures et demie, suivie de la dégustation.

L’atelier se déroulera en plein cœur de Paris, dans le 9ème, près de Montmartre.

Le tarif est de 50 € par personne, payables à l’inscription.

 

Inde_208

 Vous serez accueillis avec un chaï, mélange d’épices maison, lait d’amandes maison, sucré au miel.

Les plats préparés seront accompagnés de deux chutneys, maison bien-sûr : un chutney aux quetsches (des quetsches sauvages, cueillies sur notre terrain à Castelnau de Montmiral), et un  pickles d'aubergines.

Tous les ingrédients sont bio, la farine pour les parathas sera de la farine d’épeautre, nous cuisinerons au ghee (fait maison !), les épices sont bio, d’excellente qualité, nous n’utilisons aucun mélange déjà tout préparé.

 

Chacun repartira avec des fiches recettes précises, et avec un document sur l’Ayurveda, le tout écrit par mes soins.
 

Il reste encore quelques places, n’hésitez pas !

 

Ajout : L'atelier est maintenant complet ; d'autres dates seront retenues pour Paris, et seront  fixées incessamment.
J'aurais également une question : y aurait-il des personnes intéressées par des ateliers sur Lyon ?

Posté par cuisinetvoyage à 16:02 - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Un atelier culinaire se termine ...

 Un atelier de cuisine se termine … Un grand merci à toutes les participantes (eh oui, c’était finalement exclusivement féminin !) et bien sûr à notre hôtesse Virginie, qui nous a superbement accueillies, un thé à la menthe divinement dosé déjà dès notre arrivée …

graines_germ_es_3CJ’avais fait mes préparatifs en amont : fait germer un mélange d’alfafa, lentilles, cressonnette, moulu juste avant de partir de Lyon mes farines de riz complet et quinoa, afin qu’elles soient toutes parfumées et vivantes, emporté dans mes bagages l’huile d’olive grecque, où j’avais fait macérer cet été des brassées de basilic ; choisi un pot de nougabricot préparé cet été également –une confiture d’abricots aux ingrédients de nougat, comme des pistaches, des amandes, du miel de châtaignier …toute gorgée de soleil- pour ma Sachertochte très très spéciale … des reinettes bio au sublime parfum, des herbes aromatiques toutes aussi envoûtantes les unes que les autres, pour la petite salade d’herbes folles …

Et nous nous sommes mises au travail !

Tout en parlant graines germées, agar-agar, pourquoi, comment, avantages, équilibre acido-basique, parfumCopie_de_DSC05737 sublime du quinoa, gluten, sans gluten, « petit paquet rose chimique » contre poudre levante issue du dépôt se trouvant au fond des fûts de vin, du coup nous avons parlé vin, filtration … goûté le superbe cru Araguani de chez Valrhona, humé le tofu fumé « on dirait de la charcuterie », mixé, râpé, surveillé du coin de l’œil le fondant chocolat en profitant de son parfum, enfourné les petits pains …ciselé toutes les herbes, sniffé l’huile d’olive au basilic, parlé sel de l’Himalaya …

Une petite pause dégustation avec, pour rester dans la même tonalité, deux vins bio que Virginie avait prévus : un Cheverny 2006, Domaine du Moulin, de Hervé Villemade ; et, encore meilleur, selon l’avis général, un Patus 2005, Beauthorey, de Christophe Beau, vigneron éleveur à Corcone, un vin biodynamique, du coup nous avons parlé rythmes naturels, planètes, crus divers …

Copie_de_DSC08430Puis nous avons dressé la table, chacune apportant sa touche sur chaque assiette, mini pause photo … les parfums qui nous envahissent, l’avocat, le poivre blanc Penja du Cameroun, si envoûtant, l’analyse des saveurs, la salade d’herbes qui apporte son grain de folie, le pain au quinoa, que l’on finit, petit bout par petit bout … Cette Sachertochte qui n’en est pas une, toute fondante, à l’intense parfum de chocolat, sublimée par la touche d’abricot, miel, pistaches, pointe d’huile essentielle de mandarine … (le menu complet est ici)

DSC08349__Medium_

Une soirée appréciée de toutes, si j’en juge à l’heure à laquelle tout ceci s’est fini !

Les recettes détaillées, deux fiches techniques complètes sur mode d’emploi et propriétés de l’agar-agar et des graines germées … des échanges plein la tête et le cœur …

DSC08436__Medium_   Quoi, c'est déjà fini ?

 
Alors, et le prochain atelier ?

 

Atelier culinaire du 17 novembre 2007 :

Cuisine indienne ayurvédique

 

Pour en savoir plus, c’est ici !

Posté par cuisinetvoyage à 15:49 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 octobre 2007

Parce qu’un petit tour au Kérala ne se refuse jamais : Avial !

  cocotier

  J'ai la tête et le coeur en vacances ... La faute à 750 g, qui m'oblige à me replonger dans mes souvenirs de vacances ! Alors je suis repartie en Inde, au Kérala ; pour moi, c'était il y a déjà deux étés, mais ma petite soeur en revient juste, avec une sublime huile de coco artisanale ...

  S’il est un produit qui symbolise le Kérala, c’est bien la noix de coco : elle est partout, dans les paysages, avec tous ces cocotiers, dans la vie quotidienne, avec la paille de coco notamment, pour les soins du corps,plage dans la cuisine bien sûr, tant en salé qu’en sucré, sous forme de fruit frais, de pulpe fraîche ou râpée, de lait, d’huile ...

Et s’il est un plat qui symbolise le Kérala, c’est l’Avial.

En tamoul, « aviyal » signifie « bouilli », qui est la base de cuisson de ce plat.

L’Avial fait partie des mets toujours servis lors d’un repas de fête, et il est tellement typique du Kérala qu’il est même passé dans la langue : en malayalam (la langue parlée dans le Kérala ; juste une petite parenthèse : les langues parlées en Inde sont très nombreuses, et la seule langue unissant les Indiens est l’anglais, absolument pas l’hindi), parce que l’avial combine de nombreux légumes, qui cuisent et doivent se mêler ensemble, ce mot signifie mélanger ou mettre en bazarre !

La première fois que nous avons mangé un avial, nous sommes immédiatement tombés sous le charme : la douceur et l’onctuosité absolues de la noix de coco, contrebalancée par la pointe acidulée apportée par le tamarin ou la mangue verte, afin que les papilles ne soient pas empâtées, et, nous sommes en Inde, tout de même, le souffle du piment, pour finir de nous emporter  

C’est un plat emblématique du Kérala et je me souviens, à chaque fois que, sur un menu, nous choisissions cette préparation, la personne qui nous le cuisinait était toujours ravie, et fière d’expliquer qu’il s’agissait, plus que d’un plat indien, d’un plat absolument régional.

backwaters_maisonsIl s’agit donc d’un mélange de légumes en curry de pâte de coco ; c’est très différent des curries au lait de coco, beaucoup plus connus, et délicieux aussi d’ailleurs ; mais dans l’avial, comme vous utilisez la chair de la noix de coco, que vous réduisez en pâte, vous avez beaucoup plus de présence en bouche, c’est beaucoup plus charnel...

Je ne vais pas vous mentir, réaliser ce curry demande un peu de temps, justement à cause de la pâte de coco qu’il vous faut préparer. Acheter une noix de coco (contenant encore du lait, signe de sa fraîcheur), la casser (en récupérant le lait), l’éplucher … bon, jusque là, ça va, car j’ai mon casseur-éplucheur de noix de coco personnel ! Et après, c’est également très facile, grâce à mon fameux Champion, qui vous réduit tout cela en pâte onctueuse en un rien de temps ! Cela étant dit, si vous n’êtes pas aussi bien équipés, ne vous découragez pas immédiatement : on vend, au rayon frais des supermarchés asiatiques, de la pâte de noix de coco toute préparée, de la marque Renuka. Evidemment, ce ne sera pas tout à fait pareil (cette pâte n’est pas crue), mais je pense que ce devrait être bon, vu qu’elle n’est constituée que de pulpe de coco.

Reste maintenant à choisir les légumes : ils doivent être très variés, c’est la règle de base. Après, vous faites_l_phant comme vous pouvez si vous n’êtes pas dans le Kérala : des drumsticks, des gombos (également appelés bindis, ou lady fingers), des string beans, du concombre (mais attention, pas aqueux comme le nôtre), de l’elephant foot yam (là, vous allez avoir plus de mal !), du tamarin ou de la mangue verte, de la banane plantain, de l’aubergine … bref : varié !!

Vous pouvez mettre des petits pois, du chou-fleur, de la courge butternut (ce que j’ai fait cette fois), de la courgette plutôt que du concombre (cela correspond mieux aux concombres indiens), la banane plantain verte a un peu la consistance farineuse de la pomme de terre … bref, faites au mieux, de toute façon, ce sera bon ! Mais si vous pouvez, je vous conseille une virée dans un magasin indien ou chinois pour vous ravitailler au préalable.

Ne prenez pas peur non plus en voyant la quantité d’échalotes et de piments, la douceur de la noix de coco, encore plus grande que celle du lait, vient contrebalancer tout ça !

Et n’oubliez pas la touche finale, en ajoutant au dernier moment l’huile de coco : crue, elle garde ainsi tous ses arômes. Comme je le disais, ma petite sœur, en revenant du Kérala, m’a ramené une huile de coco artisanale … un pur bonheur tous les matins dans ma salle de bain ! Et quelle onctuosité sur la peau … Cette même huile fait merveille en cuisine, le parfum et le goût en sont incomparables ; c’est ça les produits purs et artisanaux : aucun additif, et donc multi usages !

Alors, vous me suivez ?

Dès la première bouchée, vous serez à Varkala, au bord de la falaise, vue sur la mer et les cocotiers, sous un toit de palmes, quelques chiens et chats se baladant, la douceur de l’air du soir, au soleil couchant, un lassi en attendant que tout soit prêt …

avial_photo_1

 

Pâte de noix de coco :

300 g de pâte de noix de coco
100 g d’échalotes
3 rondelles de curcuma (sinon, utilisez 2/3 de cc de poudre de curcuma)
6-8 piments verts (j’avais des rouges, cette fois-ci !)
2 feuilles de curry
Cumin

Casser la noix de coco en réservant le jus ; éplucher.
Passer tous les ingrédients au Champion.

Attention, les feuilles de curry sont des feuilles aromatiques, il ne s’agit pas d’un mélange d’épices en poudre (oui, cela prête à confusion, mais cela vient du fait que « curry » dans le sens de mélange d’épices est un terme occidental, pas indien).

 

Avial :

 

750 g de légumes : un mélange de drumsticks, haricots verts, gombos, 1 banane plantain verte, de laavial_d_tail courgette, de la courge butternut ou de potimarron, du chou-fleur, ou autres …
300 g de mangue verte (2 environ)
Sel

Une pincée de poudre de curcuma

3-4 feuilles de curry

36 cl de liquide : bouillon de légumes, jus de la noix de coco, eau éventuellement

1,5 cs d’huile de coco

Coriandre ciselée

Eplucher, peler les légumes selon leur variété, en gros cubes ou rondelles.

Porter 36 cl de bouillon de légumes, d’eau, ou un mélange des deux, à ébullition, avec une pincée de curcuma et du sel.

Ajouter les feuilles de curry, les légumes, en mettant en premier ceux qui nécessitent la cuisson la plus longue ,(on mettra la banane plantain en premier, ensuite la butternut … la mangue verte en tout dernier, en la faisant très peu cuire), et faire mijoter à couvert jusqu’à ce que tout soit tendre.

Ajouter alors la pâte de coco, et faire cuire 2 minutes ; ajouter l’huile de coco, remuer.

Hors du feu, mettre un peu de coriandre ciselée, et disposer le reste sur les assiettes.

Accompagner de riz Basmati, cuit comme j’indique ici, et de parathas …

c_te

 

Dégustez… Alors, ce n’est pas magnifique, le Kérala ?

Posté par cuisinetvoyage à 12:57 - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 octobre 2007

Som tam malago : Salade de papaye verte

Copie_de_DSC08373

750 g souvenirs de vacances ; il faut qu’ils fassent attention, avec ce genre de thème ! C’est que je pourrais leur proposer la quasi totalité de mon blog ! Je ne me suis jamais amusée à calculer le pourcentage de recettes étrangères que je faisais chez moi, mais en tout cas, ce serait très important, et elles sont toutes (ou disons, pour 99% d’entre elles) des souvenirs de vacances ! Alors je n’ai que l’embarras du choix !

J’avais prévu de faire, demain, une recette pour les souvenirs de vacances de 750 g, puis j’ai réalisé que celle d’aujourd’hui aussi convenait ! En fait, revivre les vacances par les plats que je cuisine est notre quotidien ! Au menu de ce soir, Som tam malago, salade de papaye verte !

J’ai mangé cette salade dans toute la Thaïlande, du Sud au Nord mais, chaque fois que j’en refais, je reparsDSC00238_1 instantanément sur l’île de Kho Chang. C’était en pleine mousson, nous dormions dans un petit bugalow quasiment sur la plage, et je me souviendrai toujours du premier matin où, atterrés dans le lit, nous entendions les seaux d’eau tomber du ciel, en nous demandant ce que nous pouvions bien faire là !

Nous avons fini par nous lever et, toujours sous la pluie battante, par louer une petite moto, histoire de faire un tour sur l’île. Je vous passe les détails (sans assurance bien sûr, ils ont beaucoup ri lorsqu’ils ont finalement compris la signification de ce mot … rouler avec des casques sans visière sous une pluie torrentielle, je vous le conseille … également une roue arrière imprévue en pleine côte …) : la première pause était dans un petit village de pêcheurs, Bang Bao, absolument adorable. En plus, la pluie venait juste de cesser !

Ce village était construit sur des pontons de bois, quelques bateaux de pêcheurs étaient amarrés … alors que nous nous promenions, en nous laissant envahir par cette atmosphère, nous sommes passés devant une maison, où une femme proposait justement cette Salade de papaye verte

Nous nous sommes consultés du regard, avons aussitôt accepté, avons enlevé nos chaussures pour entrer chez elle, et elle s’est mise à la préparer.

DSC00247_1C’était extra de la voir faire ; vous vous doutez que je n’en perdais pas une miette ! Des gestes sûrs, rapides, efficaces, précis ; au moment de doser les piments, elle m’a demandé (par signes bien entendu, dans ce genre d’endroit, on ne parle pas anglais !), si nous en voulions ; j’ai bien entendu dit oui, alors elle a commencé par en prendre un, tout petit, puis j’ai montré que j’en voulais encore, puis encore (elle n’osait pas mettre la dose normale), comme pour les vrais Thaï ! Elle a tout préparé, nous a servi dans deux bols, avec des baguettes… c’était magique ! Ces parfums, la mer, les pontons de bois, cette Thaï qui nous regardait mine de rien, l’air un peu narquois, en se disant que nous n’allions rien manger à cause des piments (elle devait déjà avoir un peu pratiqué les Occidentaux !) … puis son plaisir de voir que nous nous régalions … et même encore mieux que ça ! Elle riait franchement en nous voyant nettoyer consciencieusement nos bols ! Dans la vraie recette, on utilise, en plus des ingrédients que je cite, de minuscules crevettes séchées, extrêmement parfumées, qui servent d’aromates, en fait. Personnellement, je trouve incontournable d’en manger lorsque je suis sur place, mais je n’ai pas envie d’en acheter en France ; mais on en trouve dans les magasins chinois.

On peut faire cette même salade exactement avec de la mangue verte râpée ; attention, mangue ou papaye doivent être absolument vertes, pas à peine mûres, ce n’est pas du tout la même chose !

Salade de papaye verte :

125 g de haricots verts (des longs, des strings beans, normalement !)
3 gousses d’ail
4 petits piments (verts ou rouges), moins si vous préférez
2,5 cs de sauce soja (ou nuoc mam, traditionnellement)
25 g de sucre de palme ou de sucre Rapadura
1 tomate en dés
50 g de cacahuètes grillées et concassées, et un peu plus que l'on pourra saupoudrer dans les assiettes
Jus de 3 citrons verts
1 cc de sel
250 g de papaye verte épluchée et râpée
Coriandre ciselée

 
Une remarque préalable concernant la quantité des piments : ce n’est qu’approximatif, car cela dépendDSC00061_1 complètement de la variété et de la taille des piments, et aussi de vos propres papilles bien sûr ! Personnellement, j’aime que cette salade soit un peu sauvage … mais à vous de voir !

Couper en petits morceaux les haricots verts (crus, je précise ! il ne faut surtout pas les faire cuire !).

Dans un mortier, mettre environ un quart des haricots, les piments égrenés et coupés en deux, l’ail, et piler jusqu’à avoir une pâte. Ajouter la sauce soja ou Nuoc mam, le sucre, les tomates, le jus de citron et le sel. Bien mélanger.

Ajouter alors la papaye râpée et le reste des haricots ; mélanger de nouveau.

Au moment de servir, ajouter les cacahuètes grillées et concassées, mélanger un peu, et en parsemer une petite quantité dans chaque assiette. Il est important de ne les incorporer qu’au dernier moment, afin qu’elles restent bien croquantes.

Bon voyage !

Posté par cuisinetvoyage à 07:59 - Commentaires [18] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1  2   Page suivante »