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Cette fois c’est le dernier ! Le dernier quoi ? Mais le dernier billet avant notre grande pause ukrainienne !

Evidemment, j’aurais pu vous donner un avant-goût de toutes les merveilles ukrainiennes que l’on va déguster là-bas, je n’avais que l’embarras du choix, entre les bortsch, tschi, les vatrouchka, diverses salades, rouleaux de légumes au tvorog, pirojki, rastegaï (aux orties ou aux carottes et curry), syrniki, chouba, conserves de cornichons au sel, Pashka, les mille et une manières d’accommoder le kasha… et encore tant d’autres plats …

Mais non ! Ce sera pour le retour ! Pour l’instant, on va rester indien : dans la tonalité du dernier repas offert aux Pralines, avec un snack : les bhaji d’oignons.

Typiquement une nourriture de rue, que l’on peut déguster à toute heure ! Un vrai bonheur, que de picorer dans ces cornets de bhaji, enveloppés dans du journal, brûlants et tellement parfumés … Oui évidemment c’est un peu gras ! Mais c’est tellement bon ! Et puis on n’en mange pas tous les jours !

A ce propos, j’attire d’ailleurs votre attention sur le choix de la matière grasse pour la friture ; ce n’est pas parce qu’il s’agit d’une friture, qu’il faut prendre n’importe quoi comme matière grasse ; les huiles bas de gamme en supermarché sont de véritables poisons pour l’organisme : elles ont extraites de manière très agressives, à très haute température et avec divers solvants, très toxiques, et qui ensuite passeront dans votre organisme ; d’ailleurs, lorsque vous utilisez ce genre d’huiles, avez-vous remarqué l’espèce de colle que cela forme sur votre friteuse, impossible ensuite à nettoyer ? Eh bien, c’est exactement la même chose dans votre corps : elles s’amalgament avec vos cellules graisseuses, pour former des amas compacts indissolubles ! Sympa non ?

La matière grasse que je préconise pour les fritures est l’huile de palme bio ; j’ai bien dit bio, pas les huiles de palme hydrogénées vendue en grandes surfaces, qui, elles, sont bourrées de gras trans et compagnie, et en plus participent activement à la déforestation et au déséquilibre socio-écologique de la planète. Certes, l’huile de palme contient une grande proportion de graisses saturées, ce qui n’est pas l’idéal pour l’organisme, mais de toute façon les fritures ne sont pas un mode de cuisson à répéter régulièrement tous les jours ; mais de temps en temps, lorsque l’on veut se faire plaisir, why not !

Inde_131__Medium_Ce qui donne leurs caractéristiques et leur saveur à ces beignets est tout d’abord la farine de pois chiches, et puis bien sûr les épices que l’on y mêle. Ces ingrédients sont indispensables ; une fois de plus, j’insisterai sur la qualité des épices, qui ne doivent pas « emporter la bouche », mais parfumer. N’hésitez pas à bien épicer ; nous allons ensuite rajouter à cette pâte une grande quantité d’oignons.
J’ai testé en incorporant une proportion de farine de riz, mêlée à la farine de pois chiches ; c’est moins bien ; ce n’est pas plus croustillant, et l’on y perd en parfum et longueur en bouche.

Les bhaji ou pakora peuvent se réaliser avec toutes sortes de légumes : aubergines, choux-fleurs, poivrons, brocoli…

L’idéal est de les servir avec un chutney, par exemple mon chutney à la tomate, dont le parfum sucré-salé-épicé s’allie magnifiquement avec la saveur des oignons.

Allez, en route pour un petit bhaji sur le pouce ! Vous croquez, c’est tout croustillant, tout parfumé, cette petite saveurs de noisette de la farine de pois chiches, les épices qui sont là, le croustillant des oignons … un petit tour dans le chutney … Irrésistible !!

Pour une vingtaine de pakora :

250 g de farine de pois chichesP1000387__Medium_
1 cc débordante de : coriandre, cumin préalablement grillé à sec (les deux en poudre, et juste moulues, sinon elles n'auront presque plus de parfum)
1 cc de curcuma
½ cc de piment
½ cc de poudre levante, ½ cc de bicarbonate de soude
1,5 cc de sel de l'Himalaya
25 cl d’eau
500 g d’oignons grossièrement ciselés (mandoline Börner : grosse grille, position 2)

Mélanger tous les ingrédients secs ; ajouter l’eau, puis les oignons.

Laisser impérativement reposer la pâte une demi-heure (la texture sera plus homogène et se tiendra mieux).

Faire frire des cuillerées de pâte dans un bain de friture à 180° ; ne pas mettre une température inférieure, sinon les pakora ne seront pas assez dorés.

Accompagner de chutney de tomates.

On peut très bien les faire frire un peu à l’avance, puis les faire réchauffer au four à 200 ° (four préchauffé) pendant 10 mn.

Je vous rappelle qu’il s’agit là de mon dernier billet avant notre voyage en Ukraine, où je ne pourrai pas contacter régulièrement internet, et pas mon blog, je ne pourrai donc, pendant un certain temps, répondre aux questions ! Il vous faudra patienter quelque peu !

A très bientôt, avec encore plein de changements pour nous !!