15 janvier 2009
Parce que l’on a parfois besoin de réconfort ... « Gâteau tendresse »
Plus que cinq minutes avant d’arriver au Dôme, quelques derniers virages … et le choc, définitif.
Fumée du moteur, de l’air bag qui vient d’exploser, odeur de brûlé, verre brisé, mon bras qui pend, impossible de bouger. Marie qui pleure derrière.
En fait, une chance énorme ; la voiture n’existe plus, mais Marie n'a rien et Vitali, que j’avais failli prendre avec moi, était finalement resté avec son père ; se refuser à imaginer ce qui serait arrivé …
Reste moi, une fracture ouverte, os sorti - « elle a l’humérus dans le gilet ! », comme s’est exclamé le chirurgien !- bras malheureusement brisé et non cassé, de multiples hématomes, un épisode fièvre à l’hôpital, et maintenant un énorme clou avec cinq vis qui m’ont semblé gigantesques sur la radio. Contente d’être en France, ce qui m’a permis d’éviter une septicémie, et de pouvoir garder l’usage de mon bras, ce qui n’était pas garanti !
Il ne me reste plus qu’à apprendre à m’occuper de moi-même, d’un enfant et d’un bébé avec un seul bras, car j’ai l’interdiction absolue de faire un quelconque effort ! Autant vous le dire tout de suite, ce n’est pas gagné !
Je porte Marie, lorsque c’est vraiment nécessaire, comme un petit sac à patates ; je vous assure que j’ai l’impression qu’elle comprend et qu’elle coopère ! Quant à Vitali, il est ravi de pouvoir m’aider à remettre mon gilet orthopédique et -quand il y pense ;-))- il est plein de sollicitude pour mon bras !
Alors, au milieu de tout ça, une petite pause pleine de tendresse s’impose : je la dois à Stéphane Glacier, via Guillemette. Un gâteau tout savoureux, tout tendre, dont j’ai encore renforcé la rondeur en remplaçant le chocolat noir par de la Pralinoise, et du coup en enlevant un tout petit peu de sucre. Sinon, j’ai fait fort peu de changements, j’ai surtout remplacé certains ingrédients par les produits que j’utilise habituellement.
La recette en est très simple ; afin d’obtenir un gâteau irrésistible, j’insiste juste sur deux points : il faut battre longuement les œufs et le sucre, c’est ce qui va conférer au gâteau sa texture mousseuse et légère, car il n’y a ni blancs en neige, ni poudre levante ; et il faut choisir un moule qui donne un gâteau suffisamment épais. Il est alors tellement moelleux qu'on a presque l'impression de déguster une frangipane, en plus c'est la saison !
Recette minute si vous disposez de vos deux bras ;-)
Gâteau tendresse pour un moule de 15,5 X 23 cm :
190 g de
poudre d'amandes blanche
180 g de sucre blond
4 œufs
100 g de ghee ou de beurre (si vous ne voulez pas de beurre, vous pouvez mettre
le même poids d’huile d’amandes ou de noisettes)
20 g de farine d’épeautre T 65
sel de l’Himalaya
1 pincée de bicarbonate de soude
70 g de Pralinoise
Dans un saladier, mélanger au
batteur la poudre d'amande, le sucre et les œufs. Battre 2 ou 3 minutes pour
rendre le mélange bien mousseux.
Ajouter le ghee fondu tiède, puis
la farine. Mélanger à l'aide d'une spatule en bois.
Incorporer ensuite le chocolat
râpé (que l’on aura préalablement placé au frigo, afin que cela soit plus
facile).
Verser la pâte obtenue dans un moule chemisé de papier cuisson (les côtés peuvent être beurrés).
3 cuillerées à soupe d’eau,
grille.
35
mn de cuisson
Haut : 15 mn maxi, puis mini Retourner
à 8 mn
Bas : 15 mn maxi, puis mini
Laisser 5 mn dans le four éteint.
Sortir du four et laisser
refroidir.
Au four traditionnel, Guillemette
conseille
Précision :
La Pralinoise (Poulain) est un mélange de chocolat au lait et de Pralin ; on peut réaliser le mélange maison, par exemple en mettant moitié chocolat et moitié Pralin (j'utilise la recette que Guillemette donne ici), ce sera d'ailleurs encore meilleur, ou bien n'utiliser que du chocolat au lait, ou encore du Toblerone (encore une marque !)
Aucun rapport avec ce qui précède, juste parce que j’ai envie de
terminer sur une note joyeuse : ma petite princesse a commencé la
diversification alimentaire … et elle adoooore ! Au menu de la première semaine, purée de potimarron
Kabocha, avec un peu d’huile de sésame, le tout bio bien sûr. Qu’imaginer de
meilleur, et elle en connaissait forcément déjà le goût, tant pendant ma
grossesse qu’à travers le lait ;-)
Puis de la patate douce, la traditionnelle carotte, et maintenant de la
compote de pommes, avec même un peu de purée d’amandes …
Je vous souhaite une très belle année à tous !


