24 février 2009
Goûter pour un petit gourmand : banane Kokolo !
Je voudrais tout d’abord dire ma grande frustration de ne pouvoir
baguenauder de blogs en blogs comme j’aimais le faire … jadis ! Avant
l’Ukraine, le Dôme, la période SDF sans internet, les deux enfants … Faire la
tournée des popotes, un petit coucou aux amis, certains uniquement virtuels,
mais amis quand même, regarder les dernières trouvailles …
Vivement que je puisse de nouveau
disposer d’internet à domicile !!
Cette recette est née il y a
quelque temps, un après-midi où Vitali s’apprêtait à goûter ; je lui
propose des petites rondelles banane-Kokolo, qu’il pourra piquer à la
fourchette (son grand plaisir en ce moment !) ; les yeux qui
brillent, un « oh oui » super
enthousiaste … et moi qui, avec effarement, réalise au même instant qu’il a
fini ce fameux Kokolo la veille, et que je n’en ai pas racheté !!
Alors je sors la purée de
noisettes, Vitali commence à crier noooon,
car il a bien reconnu qu’il ne s’agissait pas du même bocal … Mais si, c’est encore mieux, on va d’abord
faire ensemble le Kokolo ! Et en effet, je ne croyais pas si bien
dire, ma version est nettement meilleure, du coup maintenant, tout le monde à
la maison y est accro ;-)
En fait, le Kokolo (de la marque Hervé), est un mélange de purée de noisettes, de sucre complet, de graisse de palme, de beurre de cacao, avec un peu de noix de coco. J’ai personnellement supprimé l’ajout de matières grasses, car les noisettes et la noix de coco en sont suffisamment pourvues, ai remplacé le sucre par du miel, pour davantage d’onctuosité, et j’ai boosté un peu la noix de coco, car je pressentais que son alliance avec la noisette serait réussie. Résultat … une sublime gourmandise, protéinée et « nutrimentée » à souhait, et qui n’a pas le côté un tantinet écœurant et granuleux (à cause du sucre) du Kokolo Hervé. Curieusement, presque un petit goût de crème de marron.
Je précise que le sel n’est là que comme exhausteur de goût, il faut vraiment n’en mettre qu’une pincée, sinon ce n’est pas bon (j’en suis arrivée à cette conclusion après des dégustations comparées suivies de graves débats avec mon chéri, qui était pro-sel et moi non !)
Attention, gourmandise minute
(même s’il est préférable de la préparer un peu à l’avance) !
Pour un bocal de « Kokolo »
maison :
150 g de purée de noisettes
150 g de miel
30 g de noix de coco en poudre
Une pincée de sel de l'Himalaya
Eau chaude
Mettre dans un bocal, conserver à température ambiante.
En pleine action !
Concentrons nous, il n'y en n'a plus beaucoup !
Bon, plus de banane, mais encore du Kokolo, ne nous relâchons pas !
A servir sur des rondelles de banane, pour un petit déjeuner ou un goûter aussi gourmand que diététique et protéiné ! Délicieux également sur des pancakes, avec du pain de mie, etc…
Des nouvelles de Marie : les
premières bêtises commencent … et mademoiselle a déjà ses préférences alimentaires :
arrivent grandes gagnantes les compotes à la purée d’amande, le top one étant la
compote pommes-pruneaux à la purée d’amandes ; en ce qui concerne les
purées de légumes, grande favorite la purée de marron au lait d’amandes et à
l’huile de chanvre, en deuxième position la purée de patate douce à l’huile de
sésame, et médaille de bronze pour le potimarron à la purée d’amande. Pour
l’instant, aversion insurmontable pour les pommes de terre, seules ou en
mélange, brocoli et avocat poliment mais fermement remerciés !
05 février 2009
Une petite excursion en Inde ... Palak panir
Une façon délicieuse de se régaler d’épinards, que l’on soit petit ou grand ! Si les épinards ont mauvaise presse chez les personnes n’approchant que de fort loin les légumes, c’est qu’ils ne connaissent en général que leur version en boîte de conserve ; sous cette forme, je confirme, c’est immangeable ;-) Je le sais, j’ai testé pour vous (bon, pas toute l’assiette, mon professionnalisme a tout de même ses limites !) lors de mon épisode à l’hôpital.
A ce propos, il y a une page d’un livre de Vitali (par ailleurs très bien) sur les onomatopées qui me rend hystérique : une boîte de conserve d’épinards, et inscrit en-dessous : « les légumes, c’est beurk ! ». Inutile de vous dire que j’ajoute toujours « les légumes en conserve » ! Fin de l’aparté ;-)
Sans panir, pas de palak panir ; vous allez me dire que c’est une lapalissade, mais en fait pas du tout. En effet, le panir est un fromage qui ne fond pas à la cuisson, il n’est donc remplaçable par aucun fromage français que vous pourriez acheter tout prêt ; vous pouvez mettre du tofu ferme à la place, mais le goût ne sera pas du tout le même. Et ce n’est ni difficile, ni très long de faire du panir ; j’explique tout en détail dans ce billet.
Mes convives, y compris Vitali, ont tout terminé jusqu’à la dernière bouchée ! Vous allez voir que ce grand classique de la cuisine indienne est absolument délicieux, et assez rapide à réaliser.
Désolée pour le côté un peu brut des photos, mais je ne dispose en ce
moment que d’une vaisselle archi-basique, et seulement d’un bras valide !
En plus, je n’avais pas de graines germées prêtes le jour de la photo !
Votre assiette peut donc être bôôôcoup plus belle que la mienne ici ;-)
1 kg d’épinards lavés
4 cs de ghee
1 oignon ciselé
2 cc d’ail pressé
2 cc de gingembre haché fin
150 g de tomates pelées et
hachées
3 cc de graines de cumin
2 cc de coriandre moulue
Un peu de piment
2-3 cc de garam masala
sel de l'Himalaya
4 cs de crème (de vache ou
végétale)
350 ou
Graines germées de fenugrec
Riz Basmati pour servir
Faire étuver les épinards à sec, à feu doux et à couvert, dans une grande cocotte à fond épais ; il faut le faire en plusieurs fois, car les épinards crus prennent beaucoup de volume. Il s’agit juste de les faire faner, ce qui est très rapide. Les enlever aussitôt et les réserver dans un saladier. Jeter le jus de végétation à chaque fois.
Ensuite, les égoutter de nouveau et les hacher au couteau (pas de robot !) sur une planche.
Faire chauffer le ghee et ajouter les graines de cumin ; lorsqu’elles commencent à crépiter, baisser le feu et faire fondre et dorer l’oignon à couvert ; un peu plus tard, ajouter l’ail et le gingembre, faire revenir à découvert en remuant sans cesse.
Ajouter alors la coriandre, le garam masala, le piment, le sel, puis les tomates ; faire cuire une vingtaine de minutes (un peu moins si, hors saison, vous utilisez des tomates en boîte), jusqu’à ce que vous ayez une sauce bien aromatique et homogène.
Ajouter les épinards, faire mijoter une dizaine de minutes à couvert, en remuant de temps à autre.
Incorporer la crème, le panir, mélanger délicatement pour ne pas défaire les dés de panir ; ajuster en assaisonnement (en cuisine, à plus forte raison lorsqu'il y a des épices, il faut goûter, c'est obligatoire ;-)).
Servir avec du riz Basmati (cuit selon cette méthode), et parsemer chaque assiette de pousses de fenugrec.
Dégustez et régalez-vous !
Remarque concernant la crème :
J’ai mis au point une crème végétale extra (différente de la crème
épaisse à utiliser crue, que je vous proposais dans ce billet), type crème
fleurette (laitages et fromages végétaux dans un prochain atelier ;-),
parfaite dans ce plat par exemple, mais vous pouvez utiliser de la crème
d’avoine, très bonne également. Ou alors, en cas de pénurie dans vos placard, vous pouvez utiliser de la purée d'amandes blanche préalablement diluée avec un peu d'eau.







