Valérie cuisine et voyage

Partage de recettes de cuisine bio végétariennes, créatives et gastronomiques, et anecdotes liées aux voyages.

19 mars 2009

Pain à la polenta

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  Je mets peu de recettes de pain sur mon blog, et pourtant j’en fais plusieurs fois par semaine, et très variés sinon cela m’ennuierait !

Alors je vous livre un de mes petits chouchous, à la polenta. J’adore le craquant apporté par la semoule, et c’est un pain très gourmand car je mets une grande proportion de lait végétal.

Exceptionnellement, la farine est de l’épeautre ou petit épeautre T65, car la farine plus complète met moins en valeur la saveur de la polenta. Vous pouvez vous fier à mes multiples essais ! Comme il n’y a pas de farine complète, on peut utiliser de la levure de boulanger (si on utilise de la levure de boulanger  pour faire du pain à la farine complète, le pain sera de milieu acide donc décalcifiant pour l'organisme) ou, comme je le fais, un mélange de levain et levure.

Mais que sont donc ces filaments orange sur la photo ? C’est que je vous offre deux pains pour le prix d’un : les carottes râpées s’allient merveilleusement à la saveur de la polenta ; vous aurez alors un pain à la fois craquant et moelleux, encore plus gourmand car un peu sucré grâce aux carottes. Évidemment il vous faut pour cela de vraies carottes, avec un vrai goût de carottes, pas les jouets oranges sous plastiques, bourrés de pesticides et sans goût, que l’on peut trouver en supermarché, le résultat ne sera alors pas du tout le même !


Remarque :

 

Ce pain à la polenta est presque un pain de polenta ; c’est un choix, nous adorons ce pain croustillant et forcément peu levé. Il s’agit d’un pain faisant partie intégrante du repas, nourrissant, apportant notamment beaucoup de protéines.

Je dis « forcément peu levé » car j’utilise une grande proportion de polenta : il est donc consistant et ne lèvera pas comme un pain composé uniquement de farine ; il est déconseillé d’y rajouter du gluten, il ne lèvera pas plus, le gluten n’a ici aucune utilité.

 

Alors, selon l’humeur, pain à la polenta avec ou sans carottes :

 

Pain à la polenta :

 

350 g de semoule de maïs 
250 g de farine d’épeautre T 65 
15 g de sel de l’Himalaya
22 g de mélange levain-levure déshydraté (ou 17 g de levure fraîche)
1,3 cs d’huile d’olive

30 cl de lait végétal, 10 cl d’eau

Pain à la polenta et aux carottes :

350 g de semoule de maïs 
250 g
de farine d’épeautre T 65
150 g
de carottes râpées 
15 g
de sel de l’Himalaya
22 g
de mélange levain-levure déshydraté (ou 17 g de levure fraîche)
1,3 cs d’huile d’olive
30 cl de lait végétal, 8 cl d’eau

 

Installer les pales, puis mettre la cuve dans la MAP ; veiller à ce que les pales soient bien l’une face à l’autre.

Verser l’eau et le lait, l’huile, la farine mêlée à la semoule ; puis, dans un coin, le sel et dans l’autre le levain.

Eventuellement, à la sonnerie, incorporer les carottes râpées.

Procédé sans MAP :oct_08_006__Medium_


Faire fondre le sel dans l’eau chaude, ajouter le lait froid.

Prendre un grand saladier, y mettre le mélange levure-levain, ou la levure fraîche émiettée, et ajouter progressivement l’eau mêlée au lait, en délayant.

 

Travailler à la cuillère et verser peu à peu la polenta et l’huile d’olive, en mélangeant longuement et énergiquement. On incorpore ensuite la farine. On commence ainsi à travailler la pâte à pain, et pour l’instant (!) ce n’est pas fatiguant. On travaille cette pâte à la cuillère le plus longtemps possible. Au bout d’un moment, puisqu’on ajoute de la farine régulièrement, la pâte est trop épaisse pour continuer de cette façon.

On la laisse alors reposer 5 à 10 mn, pas plus, le temps pour la farine de « boire » l’eau.

La pâte est maintenant assez ferme pour que l’on puisse continuer le pétrissage sur un plan de travail. On fait une boule, on la ramène vers nous en pliant, comme si l’on faisait un chausson aux pommes ; des paumes on écrase la pâte, en repoussant l’air emmagasiné au fond du pli. On recommence après avoir donné un quart de tour à la pâte, on l’étire, on tape la boule sur la table, et ainsi de suite.

Quand, au bout d’une dizaine de minutes, la pâte semble bien, ni trop sèche, ni trop collante, bien souple, bien lisse, on la dépose dans le grand saladier fariné, on recouvre d’un torchon dans un endroit chaud (25° environ) et à l’abri des courants d’air, et on laisse monter, 1h-1h30. La pâte doit doubler de volume.

Quand la pâte a monté, on la décolle des bords, on forme une nouvelle boule, on plie, on écrase. Mais on ne retravaille pas longuement. On dispose alors la pâte dans un moule à cake ou à soufflé chemisé et/ou huilé, on couvre d’un linge et on laisse de nouveau lever, cette fois 1 h (45 mn s’il fait vraiment chaud) ; le pain doit monter presque en haut du moule ; il ne lèvera pas davantage à la cuisson.

 

Cuisson :

Préchauffer le four à 190°, et faire cuire 45 mn à 180°. Tester suivant le four dont on dispose.

 

mars_09_051__Medium_Des nouvelles de Marie (4 dents depuis ses 8 mois !) : En plus du lait de sa maman, toujours diverses purées de légumes et compotes à base de pommes ou poires, enrichies de fruits secs et/ou de purées d’amandes blanches ou de noix de cajou ; mais mademoiselle adore également la banane crue mêlée à de la purée d’amandes. Et il y a quelques jours, gros gros appétit, je ne sais trop pourquoi, alors l’occasion était toute trouvée : on introduit les céréales, pour l’instant sans gluten : bouillie moitié riz moitié quinoa, avec du lait de noix de cajou, de la purée de noix de cajou et de la compote. Une prochaine fois, ce sera du millet !

Et elle est de nouveau portée en écharpe ;-) J’ai encore besoin d’un peu d’aide pour l’installer, car mon bras gauche est  encore douloureux, et manque de force et de souplesse, mais les promenades ont recommencé !

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08 mars 2009

En route pour l'Ukraine : Syrniki

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Syrniki, crème végétale, miel de châtaignier


Envie de cuisine ukrainienne en ce moment !

Est-ce parce que Vitali est avec nous depuis maintenant presque un an ? Je repense avec émotion à toute cette période pendant laquelle nous étions à Svalava en Transcarpatie, en train de nous débattre avec toutes les démarches, jugements, papiers nécessaires … Ce n’était pas une période idyllique : tout était long, difficile, incertain, nous nous trouvions dans un petit village au fin fond de l’Ukraine, où nous nous sentions terriblement impuissants et dépendants d’un peu tout le monde ! Egalement les inquiétudes suscitées par deux mois de grossesse sans aucun suivi ! Mais il y avait aussi plein de côtés enthousiasmants : Vitali d’abord –que nous avons reconnu comme notre fils dès la première seconde où nous l’avons vu- connaître un pays sous une autre facette que touristique, sortir des sentiers battus (vraiment, et à bien des points de vue !), faire de belles rencontres … et avoir un aperçu complet de l’éventail de la cuisine ukrainienne !

Pour aujourd’hui, je vous propose des syrniki. Ce sont des petites galettes à base de tvorog, que l’on fait dorer à la poêle, et que l’on déguste accompagnées de crème (la crème est incontournable dans la cuisine ukrainienne), ainsi que de miel ou de confiture.

Copie_de_DSC06334Ah, les marchés de Kiev, de Mukachevo ou d’Oujgorod, où les grands-mères vous attendent derrière des montagnes de tvorog, tous délicieux, tous différents ; alors il faut goûter avant de décider lequel nous conviendra pour la recette du jour. On sort parfois l’appareil photo, sous les sourires ou rires gentiment moqueurs ;-)

S’il y a un produit ukrainien qui me manque, c’est bien celui-là ; d’ailleurs j’ai connu Vitali petit mangeur de tvorog si bien que, en plus des recettes traditionnelles, je lui ai imaginé plusieurs recettes intégrant ce fromage.

Alors sans tvorog, on fait comment ?? On peut faire égoutter du fromage blanc (artisanal si possible, en tout cas non battu), mais ne lésinez pas sur l’égouttage, il doit être bien ferme ; on peut utiliser de la Brousse ou du Brocciu, pourquoi pas de la Ricotta. Evidemment, vous aurez toujours ce petit pincement au cœur en repensant au vrai tvorog … mais ce sera très bon !

J’avais réalisé des syrniki après notre premier voyage en Ukraine, à Copie_de_DSC06336partir d’un livre, mais le résultat est beaucoup plus authentique et meilleur depuis mon séjour à Svalava, car j’en ai fait là-bas avec Rouslana, chez qui nous habitions ; à mon grand désespoir, elle ne pesait rien ;-), mais j’ai bien observé et reconstitué, en ajoutant un peu mon grain de sel quand même !

 

Pour la crème, bien entendu il s’agit normalement de crème de lait de vache (les laitages sont extraordinaires sur les marchés ukrainiens), mais j’utilise personnellement en France la recette de crème végétale que j’ai mise au point, dont je parle dans ce billet.

DSC06338__Medium_D’ailleurs, en la faisant hier soir, je me suis aperçue que je n’avais plus d’huile de noisettes, ni d’huile de macadamia, et que mon huile de coco était au Dôme … alors, un peu dubitative, j’ai utilisé mon huile d’olive à la vanille … et le résultat est superbe ! Devant ses yeux grands ouverts et ses petites jambes qui gigotaient, j’en ai même fait goûter ce matin à Marie (sans syrniki !), elle a adoré ; j’ai dû lui présenter mon doigt plusieurs fois, et elle se régalait !

Syrniki :Copie_de_f_v_09_169

 

500 g de tvorog ou Brousse que l’on aura fait égoutter
1 œuf
50 g de semoule (semi-complète de blé dure, moyenne)   
125 à 150 g de farine d'épeautre T 65
Sel, si l’on ne dispose pas de tvorog

1 cc de bicarbonate de soude
15 g de sucre blond
Ghee (ou huile de tournesol)

Pour servir : crème, et miel ou confiture

 

Ecraser le tvorog à la fourchette.

Mélanger la farine, la semoule, le bicarbonate, le sel et le sucre. Ajouter ce mélange au tvorog et à l’œuf, en malaxant à la main.

Bien mélanger afin d’avoir une pâte homogène.

Laisser reposer afin que la farine gonfle (personnellement, j’aime bien faire ma pâte la veille au soir, et laisser au frigo pour la nuit).

syrni__Medium_Prendre une grosse cuillerée à soupe de préparation au tvorog, la façonner en boule puis en galette d’environ 1,5 cm d’épaisseur.
Faire dorer les syrniki dans une poêle à feu doux, dans un peu de ghee, pendant 3 ou 4 mn environ sur chaque face.

 

Les servir avec de la crème (c’est obligatoire !), et du miel ou de la confiture.

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Bébé syrniki un peu moins orthodoxe : servi avec de la compote pommes-pruneaux-purée d'amandes


Remarque concernant la quantité de farine :

Si l’on utilise du tvorog, 125 g suffisent ; mais, avec les fromages que l’on trouve en France, 150 g seront peut-être nécessaires. En fait, on met 125 g, on laisse gonfler, et on voit, au moment de faire dorer les galettes, s’il y a besoin d’en rajouter. La pâte doit avoir à peu près la consistance de la pâte à brioche.

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24 février 2009

Goûter pour un petit gourmand : banane Kokolo !

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  Je voudrais tout d’abord dire ma grande frustration de ne pouvoir baguenauder de blogs en blogs comme j’aimais le faire … jadis ! Avant l’Ukraine, le Dôme, la période SDF sans internet, les deux enfants … Faire la tournée des popotes, un petit coucou aux amis, certains uniquement virtuels, mais amis quand même, regarder les dernières trouvailles …
Vivement que je puisse de nouveau disposer d’internet à domicile !!

Parce_que_m_me_un_roi_chevalier___a_mange_Cette recette est née il y a quelque temps, un après-midi où Vitali s’apprêtait à goûter ; je lui propose des petites rondelles banane-Kokolo, qu’il pourra piquer à la fourchette (son grand plaisir en ce moment !) ; les yeux qui brillent, un « oh oui » super enthousiaste … et moi qui, avec effarement, réalise au même instant qu’il a fini ce fameux Kokolo la veille, et que je n’en ai pas racheté !!
Alors je sors la purée de noisettes, Vitali commence à crier noooon, car il a bien reconnu qu’il ne s’agissait pas du même bocal … Mais si, c’est encore mieux, on va d’abord faire ensemble le Kokolo ! Et en effet, je ne croyais pas si bien dire, ma version est nettement meilleure, du coup maintenant, tout le monde à la maison y est accro ;-)

En fait, le Kokolo (de la marque Hervé), est un mélange de purée de noisettes, de sucre complet, de graisse de palme, de beurre de cacao, avec un peu de noix de coco. J’ai personnellement supprimé l’ajout de matières grasses, car les noisettes et la noix de coco en sont suffisamment pourvues, ai remplacé le sucre par du miel, pour davantage d’onctuosité, et j’ai boosté un peu la noix de coco, car je pressentais que son alliance avec la noisette serait réussie. Résultat … une sublime gourmandise, protéinée et « nutrimentée » à souhait, et qui n’a pas le côté un tantinet écœurant et granuleux (à cause du sucre) du Kokolo Hervé. Curieusement, presque un petit goût de crème de marron.

Je précise que le sel n’est là que comme exhausteur de goût, il faut vraiment n’en mettre qu’une pincée, sinon ce n’est pas bon (j’en suis arrivée à cette conclusion après des dégustations comparées suivies de graves débats avec mon chéri, qui était pro-sel et moi non !)


Attention, gourmandise minute
(même s’il est préférable de la préparer un peu à l’avance) !


Pour un bocal de « Kokolo » maison :f_v_09_106__Medium_

 

150 g de purée de noisettes
150 g de miel
30 g de noix de coco en poudre
Une pincée de sel de l'Himalaya
Eau chaude

 Mélanger le tout, en ajoutant un peu d’eau, jusqu’à obtenir une consistance un petit peu plus liquide que celle désirée, car la préparation va un peu épaissir après le mélange.

Mettre dans un bocal, conserver à température ambiante.

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En pleine action !

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Concentrons nous, il n'y en n'a plus beaucoup !

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Bon, plus de banane, mais encore du Kokolo, ne nous relâchons pas !

A servir sur des rondelles de banane, pour un petit déjeuner ou un goûter aussi gourmand que diététique et protéiné ! Délicieux également sur des pancakes, avec du pain de mie, etc…

f_v_09_101__Medium_Des nouvelles de Marie : les premières bêtises commencent … et mademoiselle a déjà ses préférences alimentaires : arrivent grandes gagnantes les compotes à la purée d’amande, le top one étant la compote pommes-pruneaux à la purée d’amandes ; en ce qui concerne les purées de légumes, grande favorite la purée de marron au lait d’amandes et à l’huile de chanvre, en deuxième position la purée de patate douce à l’huile de sésame, et médaille de bronze pour le potimarron à la purée d’amande. Pour l’instant, aversion insurmontable pour les pommes de terre, seules ou en mélange, brocoli et avocat poliment mais fermement remerciés !


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05 février 2009

Une petite excursion en Inde ... Palak panir

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  Une façon délicieuse de se régaler d’épinards, que l’on soit petit ou grand ! Si les épinards ont mauvaise presse chez les personnes n’approchant que de fort loin les légumes, c’est qu’ils ne connaissent en général que leur version en boîte de conserve ; sous cette forme, je confirme, c’est immangeable ;-) Je le sais, j’ai testé pour vous (bon, pas toute l’assiette, mon professionnalisme a tout de même ses limites !) lors de mon épisode à l’hôpital.

A ce propos, il y a une page d’un livre de Vitali (par ailleurs très bien) sur les onomatopées qui me rend hystérique : une boîte de conserve d’épinards, et inscrit en-dessous : «  les légumes, c’est beurk ! ». Inutile de vous dire que j’ajoute toujours « les légumes en conserve » ! Fin de l’aparté ;-)

Sans panir, pas de palak panir ; vous allez me dire que c’est une lapalissade, mais en fait pas du tout. En effet, le panir est un fromage qui ne fond pas à la cuisson, il n’est donc remplaçable par aucun fromage français que vous pourriez acheter tout prêt ; vous pouvez mettre du tofu ferme à la place, mais le goût ne sera pas du tout le même. Et ce n’est ni difficile, ni très long de faire du panir ; j’explique tout en détail dans ce billet.

Mes convives, y compris Vitali, ont tout terminé jusqu’à la dernière bouchée ! Vous allez voir que ce grand classique de la cuisine indienne est absolument délicieux, et assez rapide à réaliser.

Désolée pour le côté un peu brut des photos, mais je ne dispose en ce moment que d’une vaisselle archi-basique, et seulement d’un bras valide ! En plus, je n’avais pas de graines germées prêtes le jour de la photo ! Votre assiette peut donc être bôôôcoup plus belle que la mienne ici ;-)

Pour 4 personnes :Copie_de_janv_09_012

1 kg d’épinards lavés
4 cs de ghee
1 oignon ciselé
2 cc d’ail pressé
2 cc de gingembre haché fin
150 g de tomates pelées et hachées
3 cc de graines de cumin
2 cc de coriandre moulue
Un peu de piment
2-3 cc de garam masala
sel de l'Himalaya
4 cs de crème (de vache ou végétale)
350 ou 400 g de panir
Graines germées de fenugrec

Riz Basmati pour servir

Faire étuver les épinards à sec, à feu doux et à couvert, dans une grande cocotte à fond épais ; il faut le faire en plusieurs fois, car les épinards crus prennent beaucoup de volume. Il s’agit juste de les faire faner, ce qui est très rapide. Les enlever aussitôt et les réserver dans un saladier. Jeter le jus de végétation à chaque fois.

Ensuite, les égoutter de nouveau et les hacher au couteau (pas de robot !) sur une planche.

Faire chauffer le ghee et ajouter les graines de cumin ; lorsqu’elles commencent à crépiter, baisser le feu et faire fondre et dorer l’oignon à couvert ; un peu plus tard, ajouter l’ail et le gingembre, faire revenir à découvert en remuant sans cesse.

Ajouter alors la coriandre, le garam masala, le piment, le sel, puis les tomates ; faire cuire une vingtaine de minutes (un peu moins si, hors saison, vous utilisez des tomates en boîte), jusqu’à ce que vous ayez une sauce bien aromatique et homogène.

Ajouter les épinards, faire mijoter une dizaine de minutes à couvert, en remuant de temps à autre.

Incorporer la crème, le panir, mélanger délicatement pour ne pas défaire les dés de panir ; ajuster en assaisonnement (en cuisine, à plus forte raison lorsqu'il y a des épices, il faut goûter, c'est obligatoire ;-)).

Servir avec du riz Basmati (cuit selon cette méthode), et parsemer chaque assiette de pousses de fenugrec.

Dégustez et régalez-vous !

Remarque concernant la crème :

J’ai mis au point une crème végétale extra (différente de la crème épaisse à utiliser crue, que je vous proposais dans ce billet), type crème fleurette (laitages et fromages végétaux dans un prochain atelier ;-), parfaite dans ce plat par exemple, mais vous pouvez utiliser de la crème d’avoine, très bonne également. Ou alors, en cas de pénurie  dans vos placard, vous pouvez utiliser de  la purée d'amandes blanche préalablement diluée avec un peu d'eau.

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15 janvier 2009

Parce que l’on a parfois besoin de réconfort ... « Gâteau tendresse »

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  Plus que cinq minutes avant d’arriver au Dôme, quelques derniers virages … et le choc,  définitif.

Fumée du moteur, de l’air bag qui vient d’exploser, odeur de brûlé, verre brisé, mon bras qui pend, impossible de bouger. Marie qui pleure derrière.

En fait, une chance énorme ; la voiture n’existe plus, mais Marie n'a rien et Vitali, que j’avais failli prendre avec moi, était finalement resté avec son père ; se refuser à imaginer ce qui serait arrivé …

Reste moi, une fracture ouverte, os sorti - « elle a l’humérus dans le gilet ! », comme s’est exclamé le chirurgien !- bras malheureusement brisé et non cassé, de multiples hématomes, un épisode fièvre à l’hôpital, et maintenant un énorme clou avec cinq vis qui m’ont semblé gigantesques sur la radio. Contente d’être en France, ce qui m’a permis d’éviter une septicémie, et de pouvoir garder l’usage de mon bras, ce qui n’était pas garanti !

Il ne me reste plus qu’à apprendre à m’occuper de moi-même, d’un enfant et d’un bébé avec un seul bras, car j’ai l’interdiction absolue de faire un quelconque effort ! Autant vous le dire tout de suite, ce n’est pas gagné !

Je porte Marie, lorsque c’est vraiment nécessaire, comme un petit sac à patates ; je vous assure que j’ai l’impression qu’elle comprend et qu’elle coopère ! Quant à Vitali, il est ravi de pouvoir m’aider à remettre mon gilet orthopédique et -quand il y pense ;-))- il est plein de sollicitude pour mon bras !

Alors, au milieu de tout ça, une petite pause pleine de tendresse s’impose : je la dois à Stéphane Glacier, via Guillemette. Un gâteau tout savoureux, tout tendre, dont j’ai encore renforcé la rondeur en remplaçant le chocolat noir par de la Pralinoise, et du coup en enlevant un tout petit peu de sucre. Sinon, j’ai fait fort peu de changements, j’ai surtout remplacé certains ingrédients par les produits que j’utilise habituellement.

La recette en est très simple ; afin d’obtenir un gâteau irrésistible, j’insiste juste sur deux points : il faut battre longuement les œufs et le sucre, c’est ce qui va conférer au gâteau sa texture mousseuse et légère, car il n’y a ni blancs en neige, ni poudre levante ; et il faut choisir un moule qui donne un gâteau suffisamment épais. Il est alors tellement moelleux qu'on a presque l'impression de déguster une frangipane, en plus c'est la saison !

Recette minute si vous disposez de vos deux bras ;-)


Gâteau tendresse pour un moule de 15,5 X 23 cm :Copie_de_d_c_08_053

 
190 g de poudre d'amandes blanche
180 g de sucre blond
4 œufs
100 g de ghee ou de beurre (si vous ne voulez pas de beurre, vous pouvez mettre le même poids d’huile d’amandes ou de noisettes)
20 g de farine d’épeautre T 65
sel de l’Himalaya
1 pincée de bicarbonate de soude
70 g de Pralinoise

Dans un saladier, mélanger au batteur la poudre d'amande, le sucre et les œufs. Battre 2 ou 3 minutes pour rendre le mélange bien mousseux.
Ajouter le ghee fondu tiède, puis la farine. Mélanger à l'aide d'une spatule en bois.
Incorporer ensuite le chocolat râpé (que l’on aura préalablement placé au frigo, afin que cela soit plus facile).

Verser la pâte obtenue dans un moule chemisé de papier cuisson (les côtés peuvent être beurrés).

Four infrarouge :

3 cuillerées à soupe d’eau, grille.
35 mn de cuisson

Haut : 15 mn maxi, puis mini Retourner à 8 mn
Bas : 15 mn maxi, puis mini

Laisser 5 mn dans le four éteint.
Sortir du four et laisser refroidir.

Au four traditionnel, Guillemette conseille 180°C (th6) pendant 35 minutes.

Précision :

La Pralinoise (Poulain) est un mélange de chocolat au lait et de Pralin ; on peut réaliser le mélange maison, par exemple en mettant moitié chocolat et moitié Pralin (j'utilise la recette que Guillemette donne ici), ce sera d'ailleurs encore meilleur, ou bien n'utiliser que du chocolat au lait, ou encore du Toblerone (encore une marque !)

Aucun rapport avec ce qui précède, juste parce que j’ai envie de terminer sur une note joyeuse : ma petite princesse a commencé la diversification alimentaire … et elle adoooore ! Au menu de la première semaine, purée de potimarron Kabocha, avec un peu d’huile de sésame, le tout bio bien sûr. Qu’imaginer de meilleur, et elle en connaissait forcément déjà le goût, tant pendant ma grossesse qu’à travers le lait ;-)
Puis de la patate douce, la traditionnelle carotte, et maintenant de la compote de pommes, avec même un peu de purée d’amandes …

Je vous souhaite une très belle année à tous !

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12 novembre 2008

Bûchette de fromage d'amandes

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  Tout d’abord un grand merci aux différents mails et commentaires laissés sur mon blog, cela m’a vraiment donné beaucoup de courage lorsque je les ai lus !

C’est difficile pour moi d’aller sur internet régulièrement en ce moment : pas d’internet dans le bungalow au camping, normal, nous sommes en France (ça c’est mon côté mauvaise langue !), et nous n’avons toujours pas de chauffage dans le Dôme, alors, malgré l’habitation passive et le climat du Tarn, c’est un peu juste tout de même.
Se dire que l’on va tout bêtement surfer sur internet prend un peu des allures d’expédition : il faut tout d’abord un total look pour Marie, façon petit bibendum, pour rester plusieurs heures à 13 degrés ; total look pour Vitali également, un peu différent : il faut une tenue capable de résister aux rampements dans la sciure, à la poussière des découpes de carrelage, aux joints, aux essais de perceuse sur sa cuisse (nous songeons à le munir d’une combinaison en kevlar !) ou de scie sauteuse (non, rien de gore car nous sommes intervenus à temps !) … et j’en passe : la dernière fois qu’il est allé au Dôme, à force de rôder autour de son père en train de carreler la cuisine, il a fini par tomber … dans la bassine de colle !!

Comment voulez-vous que pendant ce temps, je réponde sereinement à mes mails, surfe tranquillement sur internet, et m’extasie sur le dernier fondant quadruple chocolat de l’une, ou sur la glace au chou et parmesan, nappé d’un nuage de macaron au vinaigre balsamique de l’autre ??
Donc je fais ce que je peux, vraiment je suis désolée de parfois répondre si tardivement lorsque l’on me pose des questions !

Copie_de_oct_08_056Mais je voudrais aujourd’hui vous faire partager une découverte assez récente, qui nous a tous emballés instantanément, et dont je vous avais déjà parlé : le fromage d’amandes.

Il s’agit bel et bien de fromage, car il y a une fermentation, on en retrouve le goût caractéristique, mais végétalien, et d’un tout autre principe que ceux que je vous avais proposés ICI.

C’est une recette simple et assez rapide, mais on procède en plusieurs étapes : il vous faut tout d’abord faire du réjuvélac, à base de blé germé, qui est l’agent caillant. Il faut également faire tremper les amandes, et ensuite laisser maturer le fromage, à température ambiante. Un certain délai est donc nécessaire, mais toutes ces étapes sont simples et rapides, et ne nécessitent aucun matériel sophistiqué.

J’ai pris l’idée de base dans un livre qui est la Bible de la culture des graines germées : Graines germées, livre de culture, de Marcel Monnier, aux éditions Ambre.

De la même manière, mais avec une quantité de rejuvélac et un temps de maturation différents, on peut faireCopie_de_oct_08_088 des yaourts d’amandes, plus solides ou à boire (en remplacement du kéfir, délicieux mixé avec des fruits par exemple). En faisant maturer plus longtemps, on obtient un fromage un peu de la texture du fromage faisselle, mais avec beaucoup plus de goût, avec lequel vous pouvez réaliser une quiche au fromage d’amandes et petits légumes succulente, comme ci-dessous.

Ce ne sont que quelques exemples, et cela marche aussi avec certains autres oléagineux ; une vraie mine d’or, des ateliers à venir sur ce thème, c’est sûr ;-)

En plus d’être délicieux, c’est également précieux pour la santé : je vous invite à aller lire dans ce billet les magnifiques propriétés de l’amande, et là vous ne pourrez plus résister ;-))

Alors, si vous voulez vous régaler d’une bûchette de fromage d’amandes :

Faire germer le blé :

DSC08460__Medium_Mettre de l’eau dans un bocal muni d’un couvercle grillagé (dans le type de germoir que vous pouvez voir à gauche), y verser le blé, brasser et changer l’eau 2 fois ; faire tremper 6 à 8 heures ; retourner le bocal et laisser germer à température ambiante, en rinçant 2 fois par jour.

Réjuvélac :

Environ 60 g de blé germé d’un ou deux jours de germination
1 l d’eau minérale ou filtrée

Broyer grossièrement le blé dans un blender, avec environ 1/3 de la quantité d’eau, mixer ; ajouter un peu d’eau, mixer de nouveau. Rajouter le reste de l’eau, brasser une fois, et transvaser dans une bouteille en verre.

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Avant fermentation et filtration

Boucher avec un linge et laisser fermenter 1 à 2 jours au chaud (entre 20 et 25°)

Après fermentation, filtrer dans une passoire très fine (sans brasser), prélever le liquide et jeter le broyat.

Le réjuvélac est le principal agent de fermentation pour les fromages et yaourts végétaux ; dans une bouteille en verre fermée, il se conserve très bien deux semaines au frigo.
On ne boit pas le dépôt blanc au fond de la bouteille.

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Fromage d’amandes :

275 g d’amandes (non mondées) à faire tremper 18 heures (plus de 12 heures, afin de faciliter l'épluchage)).
20 cl de rejuvélac

Eplucher les amandes et les broyer au blender avec le rejuvélac.

Transférer ensuite dans un récipient en verre, recouvrir d’un linge et placer un à deux jours au chaud (20-25°) pour l’étape de la fermentation.
Après fermentation, fermer le récipient et le placer au frigo.

Mélanger à ce caillé 2 échalotes ciselées, 2 gousses d’ail, du sel, du poivre (du poivre blanc, c’est encore meilleur), et des herbes au choix : persil, basilic, graines germées, algues …

Remarques :

- Le fromage nature se conserve plusieurs jours au frigo, encore plus longtemps si vous le placez dans une boîte sous vide, mais doit être mangé plus rapidement lorsqu’il est assaisonné ; aussi, je vous conseille, lorsque vous le mélangez avec la préparation aromatique, de préalablement le diviser en deux.

- Si, lorsque vous mixez, vous constater que l’opération ne se fait pas bien, parce qu’il faut plus de liquide, vous pouvez rajouter un peu de rejuvélac, et ensuite placer le broyat dans une étamine et une passoire, et le laisser égoutter quelques minutes (le liquide que vous allez recueillir est un vrai nectar, du lait d’amandes concentré !!).

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quiche au fromage d'amandes et petits légumes

Alors, bonne dégustation !! Ne prenez pas peur en voyant les différentes étapes, c’est en fait rapide, et surtout, absolument étonnant et délicieux ! Vous allez retrouver un vrai goût de fromage, avec en plus toutes les vertus de l’amande !

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10 octobre 2008

Crème au lait de coco façon watalappam

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  Aujourd’hui, billet minute pour recette minute !

Tout d’abord, qu’est-ce que le watalappam ? C’est sri lankais, il s’agit tout simplement de la crème au lait et aux œufs du coin, mais avec les ingrédients locaux, qui changent tout : du lait de coco et non du lait de vache, du jaggery –ce sont ces pains de sucre de palme non raffinés que l’on voit sur tous les marchés là-bas- et des œufs, le tout cuit lentement au four.

C’est ce goût que j’ai eu envie de retrouver dans ces petites crèmes toutes rapides (et végétaliennes).

Le sucre se rapprochant le plus du jaggery est le sucre Rapadura. Je mets une proportion de lait végétal, qui allège la préparation, mais le goût de noix de coco est bel et bien présent, d’autant plus que j’incorpore dans la préparation un peu de poudre de noix de coco, et que j’en saupoudre les verrines au moment de la dégustation ; de plus, afin que la noix de coco exhale tout son parfum, je la grille légèrement en la poêlant très rapidement.

Je dois dire que cette recette m’a réconciliée avec le tapioca, car j’en gardais un mauvais souvenir ; je me rappelle certains soirs de mon enfance où je faisais la tête : lorsqu’il y avait au menu un potage épaissi avec une ou deux cuillères de tapioca ; j’en détestais la texture, car je n’arrivais pas à mâcher ces petites billes qui glissaient et roulaient sous mes dents. Je traînais sur mon assiette, c’était un calvaire ; ma mère a capitulé le jour où je lui ai expliqué le plus sérieusement du monde que j’avais l’impression de mâcher des œufs de grenouilles (notez bien, cela ne m’est en fait jamais arrivé, mais c’est l’idée que je m’en fais !) !

Les deux versions que je vous propose ont un parfum identique, mais pas la même consistance : avec la crème de riz, la texture est toute homogène et toute douce, tandis qu’avec le tapioca, vous aurez en bouche une crème un peu élastique, en relief grâce aux petites billes de tapioca, qui se mêlent en gelée grâce au lait de coco (donc pas de billes qui se sauvent sous la langue ;-))

A vous de choisir, selon votre humeur !

Je précise, pour celles que cela intéresse, que le tapioca est galactogène.

Pour 4 ou 5 verrines :sept_08_050__Medium_

25 cl de lait végétal (ma préférence va aux laits d’oléagineux, mais vous saurez tout en lisant ce billet)
25 cl de lait de coco
40 g de farine de riz, ou même poids de tapioca
20 g de poudre de noix de coco + un peu pour saupoudrer
60 g de sucre Rapadura
Sel de l’Himalaya

Peser les laits dans une casserole ; peser les ingrédients secs ensemble, sauf pour la farine de riz, que l’on met dans un récipient  à part.

1) Farine de riz :

Délayer la farine de riz dans quelques cl de lait, puis verser dans la totalité du lait.

Ajouter les autres ingrédients secs, et porter à frémissement à couvert en remuant. Laisser alors épaissir quelques minutes.

2) Tapioca :

Incorporer tous les ingrédients secs dans le lait ; porter à frémissement à couvert, en remuant souvent, puis maintenir à frémissement pendant environ 7 mn, toujours à couvert et en remuant.

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Parfait pour le goûter d’un petit chenapan !

Transvaser dans des verrines. Laisser un peu refroidir, puis placer au réfrigérateur ; servir froid.

Au moment de la dégustation, saupoudrer de noix de coco déshydratée légèrement grillée à la poêle ; attention, il faut juste lui faire prendre couleur, en remuant constamment ; c’est très rapide.

Bonne dégustation !

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29 septembre 2008

Tout parfumé, tout rapide : Tahin and tofu dip

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Pain au levain millet, graines de lin, de courge et pavot ; tahin et tofu dip

Alors, que ceux qui disent ne pas aimer le tofu goûtent ce dip ! ;-) Je n’ai encore jamais rencontré personne qui ne soit séduit, y compris des personnes ne mangeant habituellement pas ces « produits bizarres » !

C’est une recette délicieuse, extrêmement rapide à faire et très pratique à transporter, par exemple pour unCopie_de_DSC05830 pique-nique, et par exemple pour le pique-nique des Violettes. Alors tu vois, Nolwenn, j’ai un peu tardé, mais ça-y-est, ma recette est sur mon blog  (et du coup, la Nolwenn du Nord peut aussi en profiter ;-) !

Pourquoi ce nom anglais ? Non point par snobisme, mais parce que j’ai fait pour la première fois cette préparation alors que j’étais à Londres, il y a déjà quelques années. Je découvrais le yoga, au centre Sivananda, j’avais du temps libre, et ils cherchaient des aides pour la cuisine. Vous allez être étonnés, je me suis proposée ;-)

Le tahin, le citron, l’ail, le cumin que j’ajoute souvent, vous font plonger dans les parfums envoûtants du Moyen-Orient ; c’est pourquoi j’adore y mettre de la coriandre, mais une autre herbe aromatique, des graines germées ou même des algues sont excellentes également.
ao_t_08_081__Medium_Et, en plus d’être très gourmande, cette recette est extrêmement facile et rapide à faire ; d’ailleurs, je l’ai faite un soir à 4 mains avec mon petit prince ; il a participé avec attention à toutes les étapes, a voulu goûter tous les ingrédients (même l’ail, même le poivre !), a lui-même mixé, et aurait bien appuyé sur le bouton pendant une demi-heure ;-) Seul moment de désappointement : lorsqu’il a compris qu’on n’allait pas tout dévorer le soir même !

Une dernière précision : je multiplie en principe les proportions par deux, voire trois si je prévois beaucoup de gourmands. Ce dip est excellent tout simplement avec du bon pain complet au levain (voici par exemple un des nombreux pains que je fais), ou bien avec des bâtonnets de carottes ; le sucré de ce légume se marie parfaitement avec la très légère amertume du tahin, et le croquant juteux de la carotte est enrobé par la texture toute crémeuse du dip.

Avantage supplémentaire, ce tahin et tofu dip est très riche en protéines et calcium notamment, mais tout léger, puisqu’il ne compte que 165 kcal au 100 g.

Allez, en cuisine !

225 g de tofu fermetahin_et_tofu_dip_006__Medium_
80 g de tahin blanc
1 cuillère à soupe d'huile de sésame grillé
0.75 jus de citron
2 gousses d'ail pressées
Coriandre, persil, basilic, algues ou graines germées
Un peu de petit lait résultant de la fabrication du tofu, ou un peu de lait végétal (amandes, noisettes, avoine, riz …)
Sel de l'Himalaya, poivre, cumin

Couper le tofu en gros carrés, le recouvrir d’eau froide, porter à ébullition et laisser frémir pendant 5 mn. Egoutter et laisser un peu refroidir (cette opération rend la texture du tofu plus ronde, plus ferme et plus élastique mais, si vous êtes pressé, vous pouvez omettre cette étape).

Mixer le tofu, le tahin, l'ail pressé, un peu de jus de citron, l'huile, le lait, le sel.

Ajouter le poivre et les herbes coupées aux ciseaux, ajuster l'assaisonnement (sel, poivre, citron) et rallonger éventuellement un peu de lait végétal selon la consistance désirée ; la crème ne doit pas être trop compacte ; pour être savoureuse, il est important qu’elle soit onctueuse. Le dip épaissira forcément en se reposant ; je vous conseille donc de le faire un tout petit peu plus détendu que ce que vous désirez..

Faire la préparation un peu à l'avance pour que les parfums se mélangent et réserver au frigo.

Remarques :

- J’insiste, ce dip est bien meilleur avec de la purée de sésame blanche, plutôt que complète ; ce sera également plus digeste d’ailleurs.

- D’autre part, les purées d’oléagineux gonflent naturellement, donc, si vous faites le mélange la veille par exemple (ce qui est préférable), prévoyez de l’allonger un peu, avec un lait végétal, le lendemain. Et n’incorporez l’herbe choisie que peu avant la dégustation.

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19 septembre 2008

Laits, laits, laits ... (d'amandes, de noisettes, de noix de cajou, de riz, de soja)

 

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  Les Français consomment beaucoup trop de produits laitiers et de lait (la puissance économique des lobby laitiers n'y est bien sûr pas étrangère), et cela génère nombre de pathologies. Je vous conseille à ce propos la lecture de quelques livres : Le lait, une sacrée vacherie, de N. Le Berre , ou Soyons moins lait, de N. Le Berre et H Queinnec, chez Terre vivante (je précise que Nicolas Le Berre est médecin), ou bien encore Lait, mensonges et propagande, de T. Souccar, avec une préface du cancérologue H. Joyeux.

Afin d'éviter les abus, je vous propose plusieurs laits végétaux, qui remplacent avantageusement le lait de vache dans toutes ses utilisations.

Je vous avais déjà parlé du lait de soja (nécessaire pour la fabrication du tofu, ferme ou soyeux), du lait de riz et du lait d’amandes.

On me demande souvent des conseils concernant l’appareil que j’utilise pour faire ces laits. Je précise que je ne suis sponsorisée par aucune marque, je vous donne donc mon avis en toute franchise !

J’ai personnellement un Soyquick, appareil qui fait des laits de bonne qualité, mais qui a pour défaut d’avoir une résistance apparente, ce qui complique le nettoyage lorsque l’on fabrique des laits nécessitant une chauffe (le soja). C’est pourquoi je conseille plutôt le Soyabella, très similaire au Soyquick, sauf en ce qui concerne justement cette résistance, qui est cachée. Ces deux appareils peuvent s’acheter sur les salons bio, ou bien notamment sur les sites de Davidson ou du Vitaliseur de Marion.
Il existe d’autres appareils, mais très similaires, comme par exemple la Vegan star VR 1 (quel avantage de pouvoir l’utiliser sans filtre ?? Je ne vois pas, autant utiliser un blender ; si quelqu’un sait … D’autre part, la capacité de son filtre n’est pas plus importante, c’est simplement qu’ils parlent du poids du soja une fois trempé, et non sec).
Je déconseille le Soywonder, qui est de conception plus ancienne,
beaucoup moins efficace dans sa mouture (donc les laits sont moins bons) car l'hélice est double et non quadruple, et très peu pratique à nettoyer.  En plus, il me semble qu'il n'y a qu'une fonction : on ne peut faire de laits crus, ce qui est indispensable pour les laits d'oléagineux, excellents au goût comme pour la santé.

Mis à part le Soywonder, les appareils actuels peuvent aussi bien faire des laits à chaud ou à froid (avec ou sans cuisson), selon les céréales ou oléagineux choisis. Attention à l’argument de vente consistant à dire « avec mon appareil, nul besoin de trempage préalable » : il signifie seulement que le vendeur ne sait pas de quoi il parle, car le trempage ne sert pas à pallier un éventuel manque de puissance du broyeur, mais à réveiller toute la force enzymatique des oléagineux, ou à éliminer les facteurs antinutritionnels du soja.

Les laits crus peuvent également se réaliser grâce à un bon blender (par exemple Cuisinart, aussi efficace et moins cher que Kitchenaid) et un tamis.

- Lait de soja et fabrication du tofu ferme ou soyeux :Copie_de_DSC05823

 Je vous conseille ce billet, où je pense avoir été complète.

- Lait de céréales :

Je parle ICI du lait de riz. Mais je dois reconnaître que je fais moins bien que le lait de riz Thaï (Celnat), car le lait de riz maison n’est pas malté. Il existe un ferment japonais, le koji, qui est utilisé avec le riz pour produire le saké ou le mirin, avec le soja pour produire le miso et le tamari, et avec un mélange de blé et soja pour produire le shoyu.
Il faudrait donc faire sur-cuire du riz complet, ajouter ce ferment, attendre une dizaine d'heures, et filtrer ; ce procédé serait valable pour tous les laits de céréales, c'est ce qui donnerait ce petit goût sucré caractéristique, ainsi que la consistance de lait. Je l'ai lu, mais n'ai jamais essayé, car le koji est difficile à trouver en France ; je ne sais donc si ce procédé est le bon.

Le lait de riz que l'on obtient avec les appareils cités ci-dessus est donc parfait en préparation (cakes, quiches, gâteaux …) mais pas extra à boire tel quel, et il épaissit à la cuisson en casserole.

C’est la même chose pour le lait d’avoine, la marque Oatly est meilleure que ce que l’on peut faire chez soi, sans doute pour la même raison.

Concernant les laits de céréales, si vous désirez malgré tout en faire chez vous sans koji, il faut les faire à cru ; ne croyez pas les recettes vous proposant des laits faisant cuire la céréale : vous avez déjà goûté l’eau de cuisson du riz ? Ben voilà … si vous trouvez ça bon … Tout aussi mauvais : les formules vous proposant d’en faire super rapidement, à partir de la farine (ou de flocons) ; cela vous fait une très mauvaise béchamel, c’est tout.

Donc pour résumer, je préfère faire d’autres laits que ceux à base de céréales, sauf si je suis vraiment pressée, car le riz ne nécessite que deux heures de trempage.

- Lait d’oléagineux :

Copie_de_DSC08455Mes chouchous absolus ! En plus, ils sont bourrés de calcium (assimilable par l’organisme sans l’encrasser, contrairement à celui du lait de vache) et galactogènes, alors c’est bon pour ce que j’ai ;-)

Je pratique couramment le lait d’amandes - le seul lait végétal, avec le lait de soja, avec lequel on peut faire yaourts ou fromages végétaux ; peut-être dans un prochain billet – le lait de noisettes ou le lait de noix de cajou, tous aussi délicieux les uns que les autres.

Le lait d’amandes est un peu plus long à réaliser, car il faut émonder les amandes (mais faire tremper des amandes non émondées afin d’avoir un produit vivant) ; ceci est inutile pour les noisettes (et de toute façon quasi impossible). Quant aux noix de cajou, elles deviennent toutes moelleuses après trempage, et une grande partie se dissout dans l’eau, si bien que l’on a un rendement supérieur aux amandes ou noisettes. Je mets un peu moins de noisettes ou de noix de cajou que d’amandes. J’utilise plus de fruits que dans d’autres recettes, car je n’aime pas les laits fadasses au goût de flotte ! Avec les proportions que je donne, le goût d’amandes, de noisettes ou de cajou est vraiment présent !

Une dernière précision, il n’est pas intéressant, ni gustativement, ni nutritionnellement, d’utiliser le broyat d’oléagineux, car il a perdu la majorité de son goût et de ses propriétés (qui se sont transmis au lait).

Lait d’amandes, et toutes ses merveilleuses propriétés.

Lait de noisettes :

125 g de noisettes
Eau filtrée ou minérale

Faire tremper les noisettes 8 à 12 heures, dans de l’eau filtrée (n’utilisez pas d’eau chlorée, cela empêcherait tout processus de prégermination) ; bien rincer.

Avec un Soyquick :

Disposer les noisettes dans le filtre, le mettre en place. Verser 1,3 l d’eau (niveau minimum) et utiliser la fonction mixer seul, sans la fonction chauffe : pour cela, on appuie 4 fois sur le bouton moteur et une fois sur le bouton démarrage.

Faire un deuxième cycle ; les noisettes étant dures, cela est préférable pour qu’elles soient toutes moulues, et ainsi avoir un lait bien onctueux.

Petites astuces :

Pour verrouiller le filtre une fois les noisettes dedans, je vous conseille, lorsqu’il est presque fermé, de le renverser, afin que ces coquines de noisettes n’empêchent pas la lame d’aller au fond, gênant ainsi la fermeture.

Vous pouvez filtrer une deuxième fois le lait obtenu, à l’aide d’une passoire étamine ; ceci est surtout utile pour le lait de noisettes, et je le déconseille pour le lait de noix de cajou.

Avec un blender qui tient la route :

Mettre les noisettes trempées dans le blender, avec la quantité d’eau indiquée ; mixer, en procédant à 8 moutures de 15 secondes, avec une pause de 20-30 secondes entre chacune d’elles. C’est important, car cela permet de ne pas surchauffer les noisettes, et donc de ne pas dénaturer leurs propriétés. Ensuite, filtrer avec un tamis très fin.

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Non non, je ne vous donnerai pas la recette de ce lait là ;-) pourtant ma petite princesse le trouve très à son goût !


Lait de noix de cajou :

125 g de noix de cajou
Eau filtrée ou minérale

Faire tremper 8 à 12 heures, dans de l’eau filtrée (n’utilisez pas d’eau chlorée, cela empêcherait tout processus de prégermination).
Bien rincer.

Avec un Soyquick :

Disposer les noix de cajou dans le filtre, le mettre en place. Verser 1,3 l d'eau (niveau minimum) et utiliser la fonction mixer seul, sans la fonction chauffe : pour cela, on appuie 4 fois sur le bouton moteur et une fois sur le bouton démarrage.

Avec un blender qui tient la route :

Mettre les noix de cajou trempées dans le blender, avec la quantité d’eau indiquée ; mixer, en procédant à 4 moutures de 15 secondes, avec une pause de 20-30 secondes entre chacune d’elles. C’est important, car cela permet de ne pas surchauffer les noix, et donc de ne pas dénaturer leurs propriétés. Ensuite, filtrer avec un tamis très fin.

25 août 2008

Un pur moment de gourmandise : Crème végétale épaisse

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  Non non, je ne suis pas morte, et n’ai pas non plus abandonné mon blog (malgré les apparences !), et encore moins la cuisine !

Mais bon, j’ai toujours une vie un peu « sportive » en ce moment : nous nous trouvons « SDF » au sens premier du thème, car notre Domespace n’est toujours pas terminée, nous migrons donc de bungalows en gîtes, avec je ne sais plus combien de déménagements à notre actif ! En attendant le vrai et définitif ! Et bien sûr, nous ne disposons pas toujours d’internet. Tout ceci pour expliquer la raison pour laquelle je ne réponds pas aux mails ou demandes de conseils en ce moment, je suis désolée.

D’autant plus que je n’ai pas perdu mon temps : Vitali a désormais une petite sœur, Marie, de 7 semaines maintenant :

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quiche_tofu_seitan_094__Medium_Une petite coquine déjà bien tonique : elle et son frère vont s’en donner à cœur joie dans pas longtemps !

Je viens de faire un tour sur mon blog, et vraiment merci pour les commentaires que vous avez laissés ! C’est très agréable, et je suis ravie de continuer à être lue, malgré mon absence en ce moment ;-)

En ce qui concerne les questions, un thème récurrent concerne les laits végétaux : je vais faire un prochain billet sur les différents laits (je suis accro, en ce moment, aux laits d’amandes, de noisettes et de noix de cajou, qui se font un peu différemment du premier), où je parlerai également des appareils que je connais.

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Pour aujourd’hui, on va rester dans ce thème : j’ai envie de vous faire partager une recette de crème épaisse végétale que j’ai mise au point et que j’adore.
En plus d’être beaucoup plus saine pour la santé, elle est également moins calorique que la crème de lait, puisqu’elle ne fait que 220 kcal au 100g (au lieu de 400 environ pour la crème traditionnelle).

J’ai fait plusieurs essais, je vous livre le meilleur, j’en suis vraiment satisfaite ! Absolument délicieuse : comme dans mes fromages végétaux (vous en avez un échantillon ICI) ou fondue végétalienne, aussi incroyable que cela puisse paraître, on retrouve la saveur gourmande de la crème. A déguster sans modération, avec tous les fruits rouges que vous pouvez imaginer, avec crumbles, cobblers … que sais-je encore : dans tous les emplois de crème crue.

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Dégustée ici avec une pointe de sirop d'érable.

 

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Recette dans mes ateliers ;-)

 

Pique-nique des Violettes :

Eh oui, vous avez bien lu, des Violettes, pas des Pralines, déménagement oblige ! Une très jolie entrée en matière, pour moi qui arrive dans la région ; une occasion de découvrir la Prairie des Filtres, en bord de Garonne, et de rencontrer plein de bloggeuses, dont Nolwenn, qui a initié le projet. Bonne humeur, très jolies rencontres, et partage gastronomique !  Vous pouvez voir photos et compte-rendus ici : 

Posté par cuisinetvoyage à 00:15 - Commentaires [29] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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