Valérie cuisine et voyage

Partage de recettes de cuisine bio végétariennes, créatives et gastronomiques, et anecdotes liées aux voyages.

20 septembre 2009

Petit déjeuner pour la rentrée : gâteau poudre d'amandes et farine de riz (sans gluten), accompagné d’un kissel de framboises

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Porte-sur-Ciel ...

(merci, Sarah, pour le jeu de mots ;-) Si vous ne comprenez pas, allez à Cordes-sur-Ciel, à proximité de chez nous)

Oui, lorsque l'on fait tourner le Dôme, la porte peut se mettre à l'opposé, c'est-à-dire à 7 mètres au-dessus du vide ; très surprenant et très beau ...

Que de temps sans un nouveau billet ! Mais aussi tout s’est enchaîné si rapidement que j’ai la sensation d’avoir été prise dans un tourbillon !

 

Tout d’abord le stage de yoga ; un vrai plaisir : un groupe vraiment sympa pour débuter notre activité, je pense que tout le monde a apprécié et le stage, et la cuisine, et le Dôme, et la région ! J’ai promis de mettre plusieurs des recettes en ligne, je n’oublie pas, juré ;-)

 

L’atelier indien ayurvédique : là aussi, tout le monde est parti satisfait ; après le tchaï d’accueil et avant de sept_2009_069__Medium_concocter les différents mets, les participants ont eu droit à une visite en règle du Dôme, architecturale et même technique (dans les entrailles du Dôme !) par le responsable en chef des travaux, j’ai nommé Raymond ; après le repas, terminé par l’Angelou (un vin blanc effervescent méthode ancestrale, fermentation en bouteille exclusivement, sans ajout ni de sucre, ni de levure exogène) de Jacques Galaup -certes pas ayurvédique mais néanmoins délicieux ! – chacun est reparti avec un petit sachet de laddous … sauf un participant, qui l’a malencontreusement oublié sur la table … pour le plus grand bonheur de Vitali et Marie !!

 

Continuer les finitions du Dôme, ranger, classer, accessoirement ( !) s’occuper de deux enfants, accueillir des amis, un hôte, se détendre un petit peu tout de même … et dormir de temps en temps … d’où cette longue période sans billet ! Mais le Dôme de Montmiral est désormais fonctionnel : repas sur réservation, chambre d'hôtes, accueil de stages, ateliers culinaires  (calendrier des prochains thèmes imminent)... il reste encore les yourtes à installer !

 

J’ai quantité de nouvelles recettes à vous proposer ; voici pour aujourd’hui notre petit déjeuner : gâteau poudre d'amandes et farine de riz (sans gluten), accompagné d’un kissel de framboises.

 

En ce qui concerne le gâteau, c’est un classique chez nous depuis plusieurs années déjà, dont l’idée vient de Valérie Cupillard, dans son livre Desserts et pains sans gluten. J’ai fait quelques changements, mais pas tant que cela en fait (cela concerne surtout la cuisson et le format) ; j’adore ce gâteau, tout moelleux et « mousseux » avec sa poudre d’amandes et sa farine de riz ; il faut surtout garder la poudre d’amandes blanches et le sucre blond, qui confèrent à ce gâteau toute sa douceur. Et j’ajoute de la fleur d’oranger, car je suis fan de ce parfum, qui amplifie encore ici la saveur de ce cake. Utilisez une véritable eau de fleur d’oranger, on en trouve de l’excellente chez de petits producteurs ou en magasin bio, évitez les ersatz Vahiné et compagnie vendus en supermarché, vous verrez que le goût n’est absolument pas le même.

 

P1000455Quant au kissel, c’est ukrainien, et les enfants adorent ; Marie, avec un gros mal de gorge, s’est nourrie pendant quelques jours quasiment exclusivement de mon lait et de kissel ! (Elle nous a fait aussi une journée lait maternel-Tucs ... mais ça il ne faut pas le dire !).

Le kissel est un dessert ukrainien (également russe ou polonais), un coulis de baies cuites dans de l’eau, traditionnellement épaissi avec de la fécule de pommes de terre ; j’utilise de l’arrow-root ; il peut être plus ou moins épais, plus ou moins dilué (personnellement je le fais assez liquide et pas trop dilué) ; c’est un peu acidulé (le nom "kissel" vient d’un mot slave signifiant "acide"), on le sert avec du kéfir, de la crème ou de la confiture. Ou bien, comme ici, en coulis pour accompagner un gâteau.

Lorsque nous étions en Ukraine, j’en faisais avec des canneberges délicieusement acidulées fraîchement achetées au marché ; en ce moment, c’est moins poétique mais très bon tout de même, vous pouvez utiliser les groseilles, griottes ou framboises surgelées Picard.

 

Alors allons-y, un petit déjeuner plein de vitalité pour que mon prince affronte sa longue journée d’école !

Chacune des deux recettes est très rapide à réaliser !

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Gâteau à la poudre d'amandes et à la farine de riz (sans gluten) :

 

6 briochettes ou 8 saphirs (Demarle) :


80 g de beurre

100 g de sucre blond, dont 10 g de sucre vanillé (maison)

50 g de poudre d’amandes blanches

3 œufs

120 g de farine de riz

5 g de poudre levante avec gluten, ou 10 g sans gluten

1 cs d’eau de fleur d’oranger, ou une goutte d’HE de petit grain bigarade

Sel de l’Himalaya

 

Battre le beurre pommade (avec la goutte d’HE si l’on choisit cette option) avec le sucre, puis la poudre d’amandes ; ajouter ensuite les œufs un par un. Pour une texture bien "mousseuse", battre vivement et longuement.

Incorporer alors la farine mêlée à la poudre levante et à la pincée de sel. Ajouter l’eau de fleur d’oranger à ce moment.

 

Cuisson :

 

Four traditionnel :

20 mn à 180° ; couvrir les 5 dernières minutes

 

Omnicuiseur : 2 cs d’eau sous la grille ; 25 mn au total

Haut : maxi 10 mn, puis mini

Bas : maxi 10 mn, puis mini

Laisser ensuite 5 mn dans le four éteint.

Kissel :

 

600 g de canneberges, groseilles ou framboisesP1000425___Copie

100 g de sucre roux

50 cl d’eau + 10 cl

20 g d’arrow-root

 

Recouvrir les fruits choisis des 50 cl d’eau froide et porter à ébullition.

Passer et égrener au Champion grosse grille (ou au moulin à légumes grille fine).

Ajouter l’eau de cuisson, le sucre, porter de nouveau à frémissement ; pendant ce temps, délayer l’arrow-root dans un peu d’eau, et ajouter ces 10 cl à la préparation.

Maintenir à frémissement quelques minutes, le temps que le kissel épaississe, tout en remuant.

Transvaser dans un saladier et laisser refroidir ; mettre au réfrigérateur.

 

10 octobre 2008

Crème au lait de coco façon watalappam

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  Aujourd’hui, billet minute pour recette minute !

Tout d’abord, qu’est-ce que le watalappam ? C’est sri lankais, il s’agit tout simplement de la crème au lait et aux œufs du coin, mais avec les ingrédients locaux, qui changent tout : du lait de coco et non du lait de vache, du jaggery –ce sont ces pains de sucre de palme non raffinés que l’on voit sur tous les marchés là-bas- et des œufs, le tout cuit lentement au four.

C’est ce goût que j’ai eu envie de retrouver dans ces petites crèmes toutes rapides (et végétaliennes).

Le sucre se rapprochant le plus du jaggery est le sucre Rapadura. Je mets une proportion de lait végétal, qui allège la préparation, mais le goût de noix de coco est bel et bien présent, d’autant plus que j’incorpore dans la préparation un peu de poudre de noix de coco, et que j’en saupoudre les verrines au moment de la dégustation ; de plus, afin que la noix de coco exhale tout son parfum, je la grille légèrement en la poêlant très rapidement.

Je dois dire que cette recette m’a réconciliée avec le tapioca, car j’en gardais un mauvais souvenir ; je me rappelle certains soirs de mon enfance où je faisais la tête : lorsqu’il y avait au menu un potage épaissi avec une ou deux cuillères de tapioca ; j’en détestais la texture, car je n’arrivais pas à mâcher ces petites billes qui glissaient et roulaient sous mes dents. Je traînais sur mon assiette, c’était un calvaire ; ma mère a capitulé le jour où je lui ai expliqué le plus sérieusement du monde que j’avais l’impression de mâcher des œufs de grenouilles (notez bien, cela ne m’est en fait jamais arrivé, mais c’est l’idée que je m’en fais !) !

Les deux versions que je vous propose ont un parfum identique, mais pas la même consistance : avec la crème de riz, la texture est toute homogène et toute douce, tandis qu’avec le tapioca, vous aurez en bouche une crème un peu élastique, en relief grâce aux petites billes de tapioca, qui se mêlent en gelée grâce au lait de coco (donc pas de billes qui se sauvent sous la langue ;-))

A vous de choisir, selon votre humeur !

Je précise, pour celles que cela intéresse, que le tapioca est galactogène.

Pour 4 ou 5 verrines :sept_08_050__Medium_

25 cl de lait végétal (ma préférence va aux laits d’oléagineux, mais vous saurez tout en lisant ce billet)
25 cl de lait de coco
40 g de farine de riz, ou même poids de tapioca
20 g de poudre de noix de coco + un peu pour saupoudrer
60 g de sucre Rapadura
Sel de l’Himalaya

Peser les laits dans une casserole ; peser les ingrédients secs ensemble, sauf pour la farine de riz, que l’on met dans un récipient  à part.

1) Farine de riz :

Délayer la farine de riz dans quelques cl de lait, puis verser dans la totalité du lait.

Ajouter les autres ingrédients secs, et porter à frémissement à couvert en remuant. Laisser alors épaissir quelques minutes.

2) Tapioca :

Incorporer tous les ingrédients secs dans le lait ; porter à frémissement à couvert, en remuant souvent, puis maintenir à frémissement pendant environ 7 mn, toujours à couvert et en remuant.

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Parfait pour le goûter d’un petit chenapan !

Transvaser dans des verrines. Laisser un peu refroidir, puis placer au réfrigérateur ; servir froid.

Au moment de la dégustation, saupoudrer de noix de coco déshydratée légèrement grillée à la poêle ; attention, il faut juste lui faire prendre couleur, en remuant constamment ; c’est très rapide.

Bonne dégustation !

Posté par cuisinetvoyage à 15:20 - Commentaires [18] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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