28 mai 2009
A réaliser de toute urgence : purée d’ail nouveau !
Etant dans le Tarn, je ne pouvais décidément pas laisser passer la saison de l’ail nouveau sans faire cette purée que j’adore, mais qui est forcément très saisonnière.
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Si vous n’avez jamais goûté, ne vous imaginez surtout pas quelque chose de fort, comparable au parfum de l’ail sec ; préparée de cette manière, ce n’est absolument pas un condiment, mais quasiment un légume. Montée avec une excellente huile d’olive, ce sera divin. J’utilise mon huile d’olive au basilic (de l’huile d’olive bio, dans laquelle je fais macérer du basilic, puis que je filtre ; aucun arôme artificiel, contrairement à beaucoup d’huiles que l’on trouve dans le commerce).
C'est très différent de l'ail confit (recette ici), que j'adore également d'ailleurs.
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J'ai servi cette purée aujourd’hui avec du pain maison au maïs et graines de tournesol, et du riz noir Vénéré (le riz Venere est un riz complet, il dérive d'un antique riz chinois, qui a été croisé avec l'espèce italienne Padani pour s'adapter au climat de la péninsule ; il cuit en une trentaine de minutes) ; l’accord était parfait. Et le coquelicot n’est pas seulement là parce que c'est beau, mais parce que c’est bon !
Voici donc notre régal en ce moment, en plus rapide à préparer ; et encore une fois, je vous assure, c’est très parfumé mais tout doux. Vitali (3 ans maintenant) adore !
5-6 têtes d’ail nouveau
Huile d’olive au basilic
Sel de l’Himalaya, gros et fin
Séparer les gousses d’ail des têtes, en enlevant la première peau, mais sans les éplucher, ce n’est pas la peine.
Les plonger dans de l’eau bouillante salée, et laisser cuire à couvert jusqu’à ce qu’elles soient très tendres.
Egoutter, et les passer au Champion grosse grille, ou au moulin à légumes.
Ajouter 5 cl d’huile au basilic (=
Servir avec du pain grillé, comme dip pour des bâtonnets de légumes, ou en accompagnement de céréales.
Cette purée se conserve plusieurs jours au réfrigérateur, encore plus longtemps si vous la mettez dans une boîte sous vide. Il suffira de la faire un peu tiédir (au bain-marie ou à la vapeur) au moment de servir.
31 décembre 2007
Patates douces rôties à la vanille, brouillade de tofu vanille et garam masala, éclats de noix
Attention, plat aux saveurs d’exception !! Et sans gluten, pour ceux que cela intéresse !
Les ingrédients cités ne vous disent peut-être rien, mais je vous en prie essayez, vous serez conquis, j’en réponds d’avance !
C’est une association magnifique, qui fonctionne divinement.
L’idée de départ vient de Valérie Cupillard, mais j’ai changé pas mal de choses, pour rendre le résultat final beaucoup plus gourmand.
J’ai tout d’abord mis
moins de patates douces que ce qu’elle préconise ; la proportion patates
douces-tofu est ici idéale, ni l’un ni l’autre ne domine ; dans l’assiette
qu’elle propose, ce sont les patates douces cuites vapeur qui dominent
largement. De plus justement, j’en ai changé la cuisson, car une cuisson vapeur
ne sublime pas cette patate douce orange tellement savoureuse. Je préfère les
faire rôtir, en tranches épaisses, au four, peintes d’huile d’olive à la
vanille : elles sont ainsi délicieusement dorées et boursouflées, toutes
imprégnées du parfum des gousses de vanille, que les fins cristaux de sel de
l’Himalaya font encore ressortir. Quant à la peau, il faut surtout la
laisser : elle va devenir toute croustillante au four, autour des patates
à la fois dorées et fondantes, ce sera délicieux.
En ce qui concerne le tofu, j’ai changé les épices, en utilisant, non pas du quatre épices, mais « mon » -en fait selon la méthode de Kiran Vyas - garam masala (recette ici) ; il est extrêmement riche et subtil (pas moins de quatorze saveurs différentes !), très parfumé, mais pas « fort » ; méfiez-vous si vous utilisez du garam masala tout fait, car très souvent, la richesse des parfums des multiples épices est remplacé par la brutalité du piment, ce qui n’a vraiment rien à voir.
Au final ? Une assiette toute en finesse, aux saveurs envoûtantes ! Et, si vous ne faites pas le tofu au dernier moment (ou si vous ne le faites pas vous-mêmes !), c’est une recette de fête, et pourtant minute !
Il vous faut simplement avoir déjà les préparations de base : le garam masala et l’huile d’olive à la vanille, l’une et l’autre très simples à réaliser ; et il est vrai qu'avec du tofu maison, ce sera encore plus divin !
Du côté de la diététique, il s’agit d’un plat tout à fait équilibré, très riche en protéines, fibres, vitamines, minéraux et oligo-éléments de toutes sortes.
De deux à quatre personnes (plat principal ou entrée) :
500 g de patates douces (bio
et à chair orange, ce sont les meilleures)
150 g de tofu ferme (pour du
tofu maison, vraiment meilleur, c’est ici)
1 cc de garam masala
Noix hachées au couteau
Huile d’olive à la vanille
sel de l’Himalaya
Les disposer sur une Silpat (ou
une feuille de papier cuisson).
Les peindre d’huile d’olive à la
vanille et les saupoudrer de sel de l’Himalaya.
Faire cuire à 200° pendant 15 minutes environ ; vérifier le degré de cuisson avec la pointe d’un couteau, elles doivent être tendres et légèrement boursouflées.
Faire chauffer un wok sur feu
moyen, avec une cuillère à soupe d’huile d’olive à la vanille ; y faire
revenir deux minutes le tofu, en remuant constamment.
Disposer la brouillade de tofu au milieu, et répartir les patates douces en rosace autour. Ajouter les noix concassées, et une touche d’huile d’olive à la vanille sur le tout.
Et bientôt en exclusivité (!), mon menu du réveillon ! Assez peu orthodoxe, vous l'aurez deviné !!




