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  Aujourd’hui, je vous propose un classique de la cuisine indienne, que je fais depuis des années et que tout le monde adore, nous, les enfants, les hôtes, les clients du restaurant … tous tombent sous le charme, impossible d’y résister !
Vitali est mon petit Madhumangala à moi ;-) Madhumangala était un ami pâtre de Krishna, qui adorait tellement les laddous qu’il en mangeait toujours plus que quiconque ; chez nous, c’est Vitali qui tient ce rôle, talonné de près par Marie !

Je ne peux pas faire de laddou sans me retrouver immédiatement dans l’ashram d’Amma, où nous en avions confectionné pourInde_078 le darshan du soir. Emotion intacte.
En Inde, on les roule souvent très légèrement dans de la semoule très fine, afin qu’ils ne collent et fondent pas trop ; je ne le fais personnellement pas, mais c’est une possibilité. En été, je les mets au frigo, afin qu’ils ne soient pas trop mous, mais il faut surtout les sortir un peu avant, afin que tous les parfums se développent pleinement.
La conservation au frigo n’est pas obligatoire, puisqu’ils sont faits au ghee et non au beurre. Il est très important d’utiliser du ghee, pour la conservation, mais aussi parce que la farine de pois chiche est rôtie dedans, il serait donc malsain d’utiliser du beurre.

Je poste la recette des laddous, qui est une recette très connue, car les bras m’en tombent régulièrement en lisant les inepties que l’on peut trouver sur internet. On ne peut pas prétendre cuisiner de manière authentique si l’on n’a jamais mis les pieds dans un pays à mon avis. Donc, notamment, on ne les fait pas au beurre, mais au ghee, c’est impératif, on ne divise pas par quatre la quantité de beurre, en se plaignant après que le mélange ne tient pas, on ne supprime pas le sucre, on ne fait pas « du laddou », mais « des » laddous, puisqu’un laddou est une petite boule de la taille d’une bouchée, on ne francise pas leur nom en « truffe » …
Tout comme le halva au caramel, ou le halva de carotte, les laddous sont souvent utilisés comme prasad –offrande partagée lors d’une cérémonie religieuse- donc dégustés en petite quantité, en étant totalement conscient de ce que l’on déguste. Donc, oui il y a du ghee, oui il y a du sucre, mais ce ne sont pas des poisons, et on n’est pas censé se goinfrer la totalité sans penser à ce que l’on mange ;-)

Inde_145Le principe est celui d’une béchamel, puisque l’on fait cuire la farine de pois chiches dans le ghee ; il n’y a pas de cuisson au four dans les pâtisseries indiennes. Ensuite, on confectionne de petites boules ; de manière moins traditionnelle, je les moule parfois dans des petites empreintes bouchées Demarle (cela va plus vite, on n’est pas obligé d’attendre que le mélange refroidisse !). Ce n’est ni  compliqué, ni très long, et c’est tellement bon !

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Laddous :sept_10_008___Copie

250 g de farine de pois chiches
225 g de ghee (beurre clarifié)
200 g de sucre glace (on peut passer du sucre blond au Champion)
25 g de noix de coco râpée
50 g d’amandes non salées et hachées, préalablement grillées au four à 160° pendant 8-10 mn
sel
½ cuillère à café de muscade (ou 1 cuillère à café de graines de cardamome pilées)

Faire fondre le ghee dans une casserole, puis ajouter la farine de pois chiches et faire cuire à petits frémissements pendant environ ¼ d’heure, jusqu’à ce que la pâte fonce légèrement, en remuant très souvent.
Ajouter alors les amandes grillées, la noix de coco et la muscade. Mélanger pendant quelques minutes, puis retirer du feu. Incorporer le sucre glace.
Après avoir un peu laissé refroidir (pour que la pâte soit moins liquide et pour éviter de se brûler !), on confectionne à la main de petites boules, de 2 ou 3 cm de diamètre.

Il est préférable de ne pas les déguster à la sortie du frigo, car ils seront trop durs et perdront en arôme. Et en cette saison, vous n’êtes pas obligé de les mettre au froid d’ailleurs. Régalez-vous !