nov 10 116Eh oui, tout arrive, après un si long silence, voici que je poste de nouveau sur ce blog;-)

C'est comme de retourner dans une maison un peu ancienne, à la campagne, que l'on n'a pas visitée depuis dix ans ; elle ne nous est plus aussi familière, il faut enlever les toiles d'araignées, on constate que quelques tuiles sont à changer … Puis on reprend peu à peu ses marques, on se sent davantage chez soi, on retrouve des souvenirs, on sourit.

Je vous ai quittés en pleine aventure «Dômesque» ; après notre intermède lyonnais, nous avions décidé de changer de lieu et de vie, en construisant notre maison, différente, autour de ma passion culinaire, au milieu des vignes et des collines, dans le Tarn. Mais ce n'était pas tout ; nous avons voulu adopter aussi : ce serait notre fils Vitali, notre petit Tzigane d'Ukraine, accompagné de  Marie, notre «bébé maison» surprise. Une année très rock'n roll, avec le séjour en Ukraine, de multiples déménagements, l'auto-construction du Dôme, la naissance de Marie … qui se terminait par notre premier coup dur, un accident de voiture assez sérieux pour moi. Une nouvelle activité professionnelle à lancer -un peu comme un autre bébé!- des difficultés, des joies… et un accident très grave pour Raymond. C'est difficile, mais la vie continue, le Dôme de Montmiral devient plus connu, apprécié, les enfants grandissent. Nous reprenons notre souffle après les bourrasques que nous avons connues, la vie est belle, nous commençons à en reprendre conscience.

Une très violente douleur à une jambe, nous consultons aux urgences ; rien de bien grave, nous dit-on, quelques antalgiques suffiront, nous pouvons rentrer.

Le lendemain matin, Raymond meurt brutalement devant nous trois, pompiers et Samu n'y pourront rien changer. Marie a 3 ans, Vitali 5, et nous savons immédiatement tous les trois -oui, même Marie- qu'il ne s'agit pas d'un cauchemar, que cette mort est irrémédiable, que plus rien ne sera jamais comme avant.

Comment renaître après une telle fracture ? Ce n'est pas simple, tout est très long, la blessure est toujours là bien sûr, mais on se

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dit que peut-être, on peut renouer avec la vie, entrer de nouveau dans la danse, même s'il faut faire semblant au début.

C'est le printemps, la vie renaît, mon blog aussi, avec de grands changements pour lui aussi, je vous en dirai bientôt davantage d'ailleurs, restez connectés, vous aurez des surprises ;-)

Ce premier billet est délicat à écrire, mais il s'est imposé à moi en fait ; je ne pouvais pas embrayer sur une recette en faisant comme si de rien n'était. La cuisine c'est la vie, les épreuves, aussi terribles soient-elles, en font partie.

Alors, sans transition aucune, pour ne pas rester sur une note désespérée : du soleil, de la chaleur, un grand terrain, un étang plein de têtards et de grenouilles, des amis, un buffet, un anniversaire … des amaretti que j'ai apportés … et qui disparaissent en un clin d’œil ! Afin que tous puissent en refaire, car ce serait trop dommage de s'en priver, la recette actualisée dès demain;-)